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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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| Échelle de pondération des éléments de la vie (d’après Holmes et Rahe, 1967) | |
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Maladie d’un proche 44
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Grossesse 40
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Naissance 39
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Arrivée d’un nouveau membre dans la famille 39
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Modification de la situation financière 38
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Mort d’un ami intime 37
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Changement de travail 36
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Modification du nombre de disputes avec le conjoint 35
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Modification de responsabilités professionnelles 29
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Départ de la maison d’un enfant 29
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Difficultés avec la belle famille 29
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Début ou arrêt de travail du conjoint 26
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Début ou fin de scolarité 26
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Changement dans les conditions de vie 25
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Changement des habitudes personnelles 24
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Conflits avec employeur 23
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Déménagements 20
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Changement des loisirs 19
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Changement des activités sociales 18
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Changement dans les habitudes de sommeil ou repos 15
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Changement du nombre de personnes vivant dans la famille 15
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Petites infractions de la loi 11
La majorité de ces événements de vie, surtout ceux situés en haut de l’échelle, les plus puissants, correspond à des situations nouvelles auxquelles l’homme doit s’adapter. Or, cette nécessité d’adaptation aux modifications de l’environnement est corrélée à la notion de stress.
L’inconvénient majeur du concept de stress est sa non spécificité, car le type de l’agent stressant n’a encore jamais pu être relié à un type particulier de maladie, ni même à son déclenchement qui reste très variable d’un individu à un autre. D’autres facteurs doivent être pris en considération avec, d’un côté les qualités psychologiques et biologiques de résistance au stress de l’individu et, de l’autre les caractéristiques de la situation stressante : intensité, dimension, durée, soudaineté, imprévisibilité, nouveauté… Il est évident que la mort anticipée d’un proche, alité depuis plusieurs mois à cause d’une grave maladie, n’engendre pas le même stress qu’une mort subite sans signes annonciateurs. Il est aussi manifeste qu’un deuil vécu dans un entourage familial affectif, avec un rituel social respecté, risque d’être moins stressant que le deuil d’un proche qui s’est suicidé sans laisser de raisons à son acte. La médecine aura beau progressé, elle sera toujours incapable de mesurer réellement l’intensité et la qualité d’un événement stressant dont le ressenti est toujours subjectif.
À noter que dans l’échelle de stress de Rahe, le mariage suit de près le divorce en intensité de stress. Cela s’explique par le fait que le stress est un stimulus de désadaptation, comme pouvait l’être un mariage dans les années 1960, car les époux quittaient leur famille, leurs amis avec à la clé un déménagement lointain selon les mutations de l’Armée (à l’époque et dans ce milieu plutôt conservateur, le mariage à l’essai ou la cohabitation prénuptiale n’étaient pas à la mode !).
