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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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Démarche diagnostique du TAG en médecine générale
Le médecin généraliste est plus souvent sollicité dans la prise en charge des patients ayant un TAG. Seuls 1/3 des patients seraient suivis en consultation spécialisée.
La première étape consiste à s’assurer de l’absence de troubles organiques et de traitements anxiogènes en cours. L’histoire complète du patient incluant les événements dramatiques qu’il a pu vivre depuis l’enfance, la date de début des troubles et leurs circonstances de survenue doivent être précisés.
Diagnostic positif
Typiquement, les personnes ayant un TAG se tracassent pour un rien, ont peur de tout ce qui pourrait survenir dans leur vie, sont intolérantes à l’incertitude et ont du mal à se détendre.
L’évaluation doit porter sur les signes psychiques, le degré d’hypervigilance et la présence de symptômes musculaires et neurovégétatifs. Ces composantes de l’anxiété varient d’un patient à l’autre en nature et sévérité. L’évaluation des traits de personnalité peut être réalisée à l’aide de l’inventaire d’anxiété état-trait (cf. section outils d’évaluation). Les attentes et motivations du patient doivent être connues.
Le groupe de travail propose de poser les 3 questions suivantes (extraites du DSM-IV) aux patients suspects de TAG :
• Êtes-vous envahi presque tous les jours ou plus de 1 jour sur 2 par des soucis relatifs à votre travail, à la santé, à l’argent, à l’avenir, à votre famille ?
• Depuis quand avez-vous des soucis ? (une durée d’évolution de 6 mois au moins est nécessaire pour le diagnostic de TAG)
• Est-ce que ces soucis s’accompagnent d’une tension ou de douleurs musculaires, de surexcitation, fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration, irritabilité et/ou de tremblements, d’une sensation de sécheresse de la bouche, tête vide, palpitations, nausées, diarrhées ou douleur abdominale, bouffées de chaleur ou frissons, hypersudation ou mains froides, envies fréquentes d’uriner, difficultés à respirer, difficultés à avaler ou sensation de boule dans la gorge ? (3 au moins des 6 premiers symptômes cités sont nécessaires pour le diagnostic).
Diagnostic du TAG chez le sujet âgé
En dehors des revues d’opinions d’experts, la littérature sur le diagnostic du TAG chez le sujet âgé est rare pour diverses raisons :
• les classifications internationales DSM et CIM n’ont pas été validées spécifiquement chez le sujet d’âge
65 ans ;• les critères d’exclusion stipulent que le diagnostic de TAG ne peut être retenu si les manifestations de TAG sont associées à un problème médical organique ou à la prise de médicaments, situations fréquentes dans cette tranche d’âge ;
• les instruments standardisés d’évaluation clinique élaborés pour les sujets âgés sont rares.
Dans le TAG du sujet âgé, les plaintes seraient en majorité somatiques, d'après la revue de Thomas,
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Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 05 avril 2008|
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