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Analyse fonctionnelle en TCC
Résumé introductif
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L'analyse fonctionnelle (évaluation)
sert dans un
premier temps à recueillir toutes les variables
cognitives, émotionnelles, sensorielles,
comportementales, physiologiques possibles;
Puis dans un second temps, d'établir toutes les
hypothèses de travail à partir du bilan de toutes
les possibilités de relations fonctionnelles entre ces
variables;
Le
traitement est une stratégie qui sert à vérifier
les
hypothèses.
La référence épistémologique renvoie à la méthode
expérimentale de Claude Bernard.
Ce qui "renforce" un comportement est
préféré à ce qui "l'explique". |
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L’analyse fonctionnelle constitue la
démarche diagnostique développée au sein des thérapies
comportementales.
L'analyse fonctionnelle
est une étape
capitale en psychothérapie qui étudie
les relations entre les comportements problèmes, les pensées, les
émotions et l'environnement social et physique de façon à adapter à
chaque patient l'application de principes généraux fondés sur les
théories de l'apprentissage et les théories cognitives.
C'est l'opération qui consiste à déterminer, pour une
séquence comportementale, les facteurs de déclenchements
(antécédents) et les facteurs de maintien
(conséquences) qui
font qu'elle se répète dans un environnement donné. (Cottraux, 1998).
Elle s’inspire des
concepts et de la méthodologie
de l’analyse expérimentale du comportement. Ses postulats théoriques
la différencient nettement des approches diagnostiques
habituellement utilisées en psychopathologie et en psychiatrie.
On
parle d'analyse fonctionnelle, ou analyse comportementale,
analyse behaviorale, diagnostic fonctionnel, analyse
holistique, conceptualisation.
Tout traitement débute par un
diagnostic nécessitant un recueil de données dont l'analyse
permettra de formuler des hypothèses explicatives et de choisir les
méthodes d’intervention. Diagnostiquer ne se réduit pas à recueillir
des faits mais consiste surtout à raisonner sur ceux-ci et à
conceptualiser. Il s’avère
donc important d’identifier les « idées a priori » qui sous-tendent
le raisonnement diagnostique pour en comprendre le déroulement et la
finalité.
Analyse
fonctionnelle de la situation (Cottraux 1998)
-Tout
comportement obéit à des contrôles de différentes
natures.
ä -Il
en sera donc de même pour le comportement problème.
ä -La
démarche qui consiste à identifier ces éléments de
contrôle constitue une analyse fonctionnelle du
comportement problème.
ä -Ces
éléments de contrôle pourront ensuite être utilisés dans
le traitement.
« Si l’on veut respecter
l’esprit du raisonnement expérimental, il faut que l’analyse
fonctionnelle ne se limite pas à un ensemble de moyens permettant un
relevé des faits, mais qu’elle suggère également les interactions
possibles entre eux, qu’elle détermine l’élément qui sera l’objectif
thérapeutique prioritaire et la ou les stratégies pour l’aborder,
qu’elle étudie les modifications entraînées par la thérapeutique sur
chaque élément du système sujet-environnement et enfin, qu’elle
analyse la spécificité des changements observés. » (Fontaine et
Rognant)
Basées sur la démarche scientifique expérimentale et
les théories de l'apprentissage, les TCC s'attachent
à une évaluation rigoureuse et permanente des
procédés et des résultats. Certaines
caractéristiques les distinguent des autres
psychothérapies :
Accent
mis sur les causes actuelles du
comportement-problème ( "ici et maintenant" );
Critère
privilégié de réussite de la thérapie : changement à
court terme et durable du comportement ciblé;
Procédures
de traitement décrites objectivement et pouvant être
ainsi reproduites par d'autres thérapeutes pour des
cas similaires.
L'analyse fonctionnelle étudie
les relations entre les comportements problèmes, les pensées, les
émotions et l'environnement social et physique de façon à adapter à
chaque patient l'application de principes généraux fondés sur les
théories de l'apprentissage et les théories cognitives.
On utilise des
grilles d'analyse fonctionnelle (Cottraux, 1998) permettant de
comprendre le fonctionnement du patient vis-à-vis de ses
comportements problèmes présents (contexte synchronique) et de leur
mise en place et maintien dans le passé (contexte diachronique), et
ainsi de guider la démarche thérapeutique à partir d'hypothèses
communes au patient et au thérapeute, en ce qui concerne les
facteurs de déclenchement et de maintien du trouble.
On
parle d'analyse fonctionnelle, ou analyse comportementale,
analyse behaviorale, diagnostic fonctionnel, analyse
holistique, conceptualisation.
L’analyse fonctionnelle
constitue la démarche diagnostique développée au sein des thérapies
comportementales. Elle s’inspire des concepts et de la méthodologie
de l’analyse expérimentale du comportement. Ses postulats théoriques
la différencient nettement des approches diagnostiques
habituellement utilisées en psychopathologie et en psychiatrie.
Tout traitement débute par un
diagnostic nécessitant un recueil de données dont l'analyse
permettra de formuler des hypothèses explicatives et de choisir les
méthodes d’intervention. Diagnostiquer ne se réduit pas à recueillir
des faits mais consiste surtout à raisonner sur ceux-ci et à
conceptualiser. Il s’avère
donc important d’identifier les « idées a priori » qui sous-tendent
le raisonnement diagnostique pour en comprendre le déroulement et la
finalité.
L'attitude adoptée par le
thérapeute est :
- Interactive :des questions sont
posées et des réponses apportées;
-
Pédagogique et explicite
: des explications compréhensibles sont
fournies, un langage clair est utilisé;
-
Collaborative : on
détermine en collaboration avec le patient des
objectifs concrets, réalistes et des démarches
actives pour y parvenir.
Le recueil des données, leur
sélection, leur analyse et les hypothèses sont influencées par le
cadre théorique et conceptuel adopté par le clinicien mais aussi par
son histoire personnelle et son milieu socioculturel. Ainsi, face au
patient, celui-ci privilégie certains faits et il en recherche
d'autres par des méthodes d'investigation spécifiques. Puis, à
partir de certains d’entre eux, il formule des hypothèses causales
qui déterminent les objectifs, la nature et les modalités du
traitement choisi.
« Si l’on veut respecter
l’esprit du raisonnement expérimental, il faut que l’analyse
fonctionnelle ne se limite pas à un ensemble de moyens permettant un
relevé des faits, mais qu’elle suggère également les interactions
possibles entre eux, qu’elle détermine l’élément qui sera l’objectif
thérapeutique prioritaire et la ou les stratégies pour l’aborder,
qu’elle étudie les modifications entraînées par la thérapeutique sur
chaque élément du système sujet-environnement et enfin, qu’elle
analyse la spécificité des changements observés. » (Fontaine et
Rognant)
Buts
de l'analyse
1.Permettre un recueil objectif des faits d'observation,
partageable par plusieurs personnes, une équipe et le
patient.
2. Les placer dans un système qui tente, soit au travers
de théories existantes, soit par l'imagination du
thérapeute de les organiser en une hypothèse de travail
cohérente (conceptualisation).
3. Déterminer quel élément du système sera l'objectif
thérapeutique prioritaire et par quelle procédure
l'aborder.
4. Examiner les modifications entraînées par la thérapie
sur chaque élément du système sujet-environnement et
déterminer la spécificité du changement observé.
5. Vérifier les capacités du patient à suivre une TCC
Analyse
fonctionnelle de la situation (Cottraux 1998)
ä-Tout
comportement obéit à des contrôles de différentes
natures.
ä-Il
en sera donc de même pour le comportement problème.
ä-La
démarche qui consiste à identifier ces éléments de
contrôle constitue une analyse fonctionnelle du
comportement problème.
ä-Ces
éléments de contrôle pourront ensuite être utilisés dans
le traitement.
Composantes de l'analyse fonctionnelle
1-Observation
comportementale
Décrire de façon aussi spécifique et
objective que possible les répertoires de
comportements de l'individu dans les situations
pertinentes aux problèmes présentés.
2-Effectuer
des mesures
Enregistrer pendant une
période donnée, des comportements
observables afin d’établir une
ligne de base.
Exemple: nombre de rituels de
lavage, de crises de boulimie etc.
Caractéristiques de l'analyse fonctionnelle
ä-L'analyse
porte
plus sur les comportements inappropriés que
sur les causes les déterminants (antécédents
ou conséquents) qui contribuent au maintien
du comportement problème;
ä
ä-La
description
précise du comportement problème (variables
comportementales, cognitives, émotionnelles,
physiologiques);
ä-Le
choix
des moyens de mesure du comportement;
ä-L'étude
de chaque cas, unique, ne peut et ne
doit pas se faire à partir de
catégories toutes faites (catégories
diagnostiques et syndromes
comportementaux) mais plutôt
passer par une compréhension des
détails de l'application des
principes pertinents à chaque cas.
(Ladouceur, Bouchard
& Granger, 1977);
ä-Elaboration
de programmes spécifiques
d'intervention pour chaque problème
posé;
ä-Planification
de l'intervention sur des bases
vérifiables, objectivables;
ä-Suivi
de l'évolution du traitement selon
les trois phases classiques :
modification, généralisation,
maintien des acquis;
-L'analyse
fonctionnelle n'est pas
dissociée de la phase
thérapeutique,
mais l'accompagne;
-Style
thérapeute-patient :
relation de coopération, de
collaboration;
-Méthode
scientifique, expérimentale.
L'approche
du problème
est globale,
le
comportement
humain est
en
perpétuelle
interaction
avec les
émotions et
les pensées,
les TCC
interviennent
sur ces
trois
composantes
:
-
Le
comportement
: en
situation
clinique,
le
thérapeute
considère
qu'un
comportement
dysfonctionnel
(par
exemple
une
phobie)
a été
appris
dans
certains
contextes,
puis
maintenu
par les
contingences
de
l'environnement.
Le
thérapeute
s'attache
à
remplacer
le
comportement
inadapté
selon le
souhait
du
patient.
Il
définit
avec lui
les buts
à
atteindre
et
construit
une
stratégie
adaptée
qui
favorisera
ce
nouvel
apprentissage.
-
Les
pensées
automatiques
ou
cognitions
: aux
techniques
comportementales
se sont
ajoutées
les
approches
cognitives,
qui
considèrent
non pas
le seul
comportement
observable,
mais
aussi
les
idées
que se
fait
l'individu
à propos
de
lui-même
("Je
dois
être
parfait
pour
être
aimé des
autres")
et de
son
environnement
("Les
autres
doivent
être
justes").
Les
cognitions
sont des
dialogues
intérieurs
rigides
à
l'origine
d'émotions
et de
comportements.
Les TCC
interviennent
dans la
prise de
conscience
de ces
pensées
dysfonctionnelles
et la
recherche
d'alternatives.
-
Les
émotions
: ce
n'est
pas la
situation
vécue
qui crée
l'émotion
(tristesse,
joie,
colère,
peur...
) mais
l'interprétation
que l'on
s'en
fait.
Les TCC
interviennent
dans la
prise de
conscience
et
l'identification
des
émotions
afin de
se les
approprier
Domaines d'exploration de l'analyse
fonctionnelle
L'analyse fonctionnelle explore les
système moteur, cognitivo-comportemental
et physiologique (émotionnel).
L'analyse fonctionnelle explore
trois types de variables:
1-les stimuli (S): propriétés
de l'environnement physique et
social,
2-les réponses (R) à ses
stimuli:
actes, conduites ou
comportements qui peuvent se
manifester de deux façons :
-
réponses ouvertes
: observables
directement de l'extérieur
(état psychomoteur,
évitement, fuite, rituel, …)
-
réponses couvertes:
observées indirectement
ou inférés à partir
d'instruments de mesure
adaptés :
- cognitions : pensées,
images mentales
- émotions, sentiments
- réponses physiologiques :
rythme cardiaque,
conductance cutanée, EEG, …
3-les propriétés individuelles de
l'organisme (O): caractéristiques
de la personne ou de l'organisme:
- psychologiques :
personnalité (tempérament &
caractère)
- sociales : éducation,
profession, culture,
religion
- biologiques : anomalies ou
variations métaboliques
(héritées ou acquises)
But
du recueil des données:
•-Obtenir
une description précise du
comportement problème (ou des
comportements problèmes) — R
•-Préciser les
conditions et les situations
d'apparition (stimuli antécédents) —
S
•-Préciser leurs
conséquences sur le sujet lui-même
et son environnement social,
familial … — C
•-Préciser les variables
intermédiaires —
O
: cognitions, émotions, réponses
physiologiques.
S
→
O
→
R
→
C
Données à recueillir par l'analyse fonctionnelle:
-Depuis quand ?
-Où ?
-Quand ?
-Comment ?
-Combien de fois par heure,
jour, semaine ?
-Avec qui ou quoi ?
-Qu'est-ce qui précède le
Comportement Problème CP ?
-Quelles sont les
conséquences rattachées au CP ?
-Qu'est-ce qui décroît ?
-Qu'est-ce qui accroît ?
-Qu'est-ce qui inhibe le CP ?
-Activité physiologique
périphérique
Les moyens de recueil des données de l'analyse
fonctionnelle:
L’analyse fonctionne ne vise pas à classer
un trouble dans un système nosographique.
Elle a pour but d’analyser les facteurs et
conditions responsables de son acquisition
et de son maintien afin d’élaborer un projet
thérapeutique. A la différence du diagnostic
psychodynamique, elle accorde une place
importante à l’investigation et à
l’évaluation des comportements concrets,
passés et présents, qu’il s’agit de décrire
et d‘analyser, plutôt que de rechercher des
traits comme l’oralité, l‘agressivité,
l’anxiété, … ou des structures inconscientes
hypothétiques.
Les données de base de l’analyse
fonctionnelle sont obtenues grâce à
l’entretien, à l’observation du comportement
pendant l’entretien ou lors de jeux de rôle,
par des questionnaires de comportement ou
par l’auto-observation du patient soit enfin
par l’observation directe des comportements
du patient en situation.
C haque source d'information
comporte des difficultés ou limites propres, soit au niveau de
l'application de la méthode précise,
soit à celui de la validité des
observations:
-entretien
(voir en détail)
L’entretien clinique relève d’une rencontre
intentionnelle pendant laquelle le clinicien
essaie d’obtenir des informations sur son
interlocuteur. Les protagonistes n’occupent
pas une position égale. Le clinicien est
responsable du cours des choses. Il s’agit
d’un processus d’observation et
d’interaction prolongées et approfondies. Il
est mobile et flexible, permettant de saisir
un grand nombre d’événements significatifs
pouvant être organisé progressivement en
tenant compte de leur interaction et de la
succession des informations.
-auto-questionnaires (auto-enregistrement)
Le patient observe certaines de ses
conduites (comportement, cognition, émotion)
selon certaines règles et en fait part au
clinicien ( (fréquence et/ou intensité du ou
des comportement(s)-problème(s),
antécédents, conséquences…). Exemple : fiche
des 3 colonnes de Beck:
|
Situation |
Emotion |
Cognition (pensée automatiques) |
|
Décrire l’événement précis
produisant
l’émotion |
Spécifier : triste, anxieux,
agressif |
Repérer la pensée automatique
qui a précédé l’émotion |
|
Ex : Je croise dans la
rue un ami qui ne me salue pas |
Tristesse |
Je ne l’intéresse
plus |
-entretien avec la famille ou les proches
•
-observation directe : auto-observation /
hétéro-observation
Claude Bernard définit l'observation comme
« la constatation exacte d'un fait à
l'aide de moyens d'investigation et d'étude
appropriés à cette constatation ». Parmi
ces moyens, l'observation directe dans le
milieu naturel ou en laboratoire permet une
description précise des comportements
présentés par un sujet. Cette méthode
redevient un instrument de recherche en
psychologie. En effet, elle présida à son
développement comme discipline scientifique
mais fut par la suite longtemps négligée au
profit de l'observation instrumentale ou
indirecte au moyen de tests, de
questionnaires ou d'échelles. On se
préoccupait davantage de « l'objectivité »
et de la fidélité des mesures que de leur
richesse et de leur validité externe ou
écologique.
L'essor de l'éthologie a remis à l'honneur
ce moyen d'investigation. Il permet
d'étudier des sujets catégorisés
traditionnellement comme intestables ou
inexaminables. Il s'avère particulièrement
adéquat pour l'évaluation de certains
troubles comportementaux chez des sujets
institutionnalisés.
L'observation directe porte sur des
comportements observables apparaissant dans
une situation « naturelle » pour le sujet.
Elle les étudie « en contexte » et permet de
saisir puis d'analyser les interactions
entre le sujet et son environnement. Elle
consiste d'abord à décrire les
comportements, les comparer et les nommer
puis à les identifier et les classer selon
des critères déterminés en fonction du but
poursuivi. Une étude basée sur cette méthode
comporte trois étapes: la sélection et la
définition des unités comportementales, le
choix des critères de classification et
l'élaboration d'un plan d'observation.
Dans l'observation directe, l'instrument est
constitué par l'observateur qui applique des
critères classificatoires à des événements
jugés pertinents. Celui-ci peut manquer de
stabilité au niveau de l’identification de
ces critères qui peut s'abaisser au cours
d'une séance à cause de l'inattention, de la
lassitude, de la fatigue ou au contraire
s'améliorer du fait de l'apprentissage.
Cette non-constance doit être surveillée ou
éliminée afin l’observation offre un minimum
de fidélité. De même, les attentes de
l'observateur peuvent introduire des biais
non intentionnels qui modifient les
résultats. La sélection et la définition des
unités comportementales à partir de critères
descriptifs concrets ainsi que la formation
des observateurs réduisent fortement la
probabilité de ces biais.
L’observation directe du fonctionnement, du
comportement du sujet dans son environnement
naturel est une méthode fréquemment utilisée
dans les contextes institutionnels.
-indicateurs indirects
•
-jeu de rôle
•
-mise en situation
•
-tests, questionnaires,
échelles
(voir détails)
L’utilisation d’instruments standardisés
(tests, questionnaires) peut compléter
l’entretien clinique. Schématiquement, ces
instruments consistent en des situations
fortement standardisées permettant
l’observation et l’échantillonnage d’un
grand nombre de comportements d’un individu.
Ils permettent des comparaisons inter- et
intra-individuelles.
Les échelles d’évaluation permettent au
clinicien entraîné à leur maniement
d’évaluer selon certains critères une
symptomatologie clinique plus ou moins
complexe. Elles ont connu un développement
important suite aux progrès de la
pharmacothérapie qui nécessitait une
évaluation des effets de traitement obtenus
lors des essais thérapeutiques, mais elles
sont aussi utilisées dans des études
diagnostiques et des recherches concernant
la classification.
Les instruments
standardisés (questionnaires, inventaires,
échelles…), s’ils peuvent apporter des
informations utiles à la recherche
empirique, sont moins utiles en clinique.
Leur standardisation extrême peut en effet
masquer certaines informations parfois
cruciales. Ainsi, la plupart des
questionnaires de dépression attribuent la
même importance à des symptômes – comme, par
exemple, la difficulté de se concentrer et
le désir de se donner la mort – dont la
valeur clinique diffère fortement. De plus,
le recueil des faits selon cette méthode est
rendu peu fiable à cause du biais de
désirabilité sociale et des difficultés au
niveau de la standardisation.
-appareillage
Les
caractéristiques techniques de l'entretien de l'analyse
fonctionnelle:
• -l'entretien est Directif,
centré sur la recherche
d'informations;
• -l'entretien est clair
: précise les attentes des deux
parties;
• -l'entretien se centre sur l'ici
et le maintenant;
• -l'entretien est concret
: comportements
précis, situations concrètes: "Où",
"quand", "comment" et non pas
"pourquoi";
•-l'entretien est
expérimental : "mener
l'enquête ensembles", "deux
savants mettent leurs
connaissances et leurs
efforts en commun pour
parvenir à un résultat";
-l'entretien
vise
l'élaboration d'une
hypothèse de travail :
définition de comportement
problème, des buts
poursuivis, des méthode(s)
de changement; l'hypothèse
se vérifiera, ou ne se
vérifiera pas, après
application de la thérapie
(variables indépendante) sur
un ou plusieurs
comportements (variables
dépendantes).
-l'entretien est
chaleureux, tolérant,
authentique, respect du
patient, empathique ;
-l'entretien est
renforçateur,
accroît la motivation du
patient, cherche à faire
prendre un rôle actif au
patient.
L'auto-observation en
analyse fonctionnelle
•L'humain
n'est pas
naturellement un
observateur
systématique et
fidèle de ses
comportements (Mahoney
& Thoresen, 1974).
•L'auto-observation
nécessite une série
d'aptitudes que le
sujet doit apprendre
et maîtriser.
•Donc
le thérapeute doit
fournir au patient
des moyens précis et
systématiques
d'observer et de
noter. Il doit lui
apprendre à
s'auto-observer.
Certains
moyens
facilitent
l'acquisition
de cette
aptitude:
*Fiches de
recueil des
données : VAS,
3
colonnes de
Beck; toutes
sortes de fiches
établies
spécifiquement
pour
comportement
cible : fiches
de sommeil,
rapports
alimentaires, …
MAIS, il
ya toujours un
faible niveau
d'accord entre
les données d'un
observateur
indépendant et
celles
rapportées par
le sujet
lui-même
(McFall, 1970).
Définition du
Comportement
Problème
Ø-Il
faudrait
conserver
la
formulation
du
client
en
terme de
but(s)
et
d’obstacle(s).
La
formulation
doit
être
claire,
les
applications
concrètes
-
mesurables;
Ø
Ø
Ø-Il
faut se
fixer
des buts
réalistes;
Ø-Est-ce
le
problème
du
client,
de son
entourage,
de son
médecin,
du
thérapeute
?
Ø-S'il
ya des
problèmes
multiples
: il
faut les
hiérarchiser
- selon
l’urgence
-
l’importance
- la
faisabilité
Ø-Etablir
la
relation
de
l'analyse
au coût
/
bénéfice.
Questions
à se
poser au
cours de
l'analyse
fonctionnelle
1.-qu'est-ce que j'observe?
2.-pourquoi est-ce que je choisis d'observer cela de cette façon?
3.-comment suis-je influencé par ce que j'observe?
4.-quelles idées me suggère ce que j'observe?
5.-quelle(s) hypothèse(s) cette observation me permet-elle de faire?
6.-quelle stratégie d'action me suggère cette façon de voir les choses?
7.-est-ce que mon projet thérapeutique est en accord avec les faits observés et les idées que cela a suscité?
CONCLUSIONS
L’analyse fonctionnelle
constitue une approche globale des comportements présentés par un
individu singulier dans un environnement déterminé. Elle consiste à
regarder et à décrire les comportements qui posent problème puis à
rechercher et à identifier les variables causales, tant internes
qu’externes, expliquant leur genèse et leur maintien. Son contenu et sa
pertinence ne dépendent pas uniquement des faits relevés mais aussi de
la finesse des observations, de la richesse des informations, de
l’adéquation des analyses et enfin, de la maîtrise que possède le
clinicien de l’ensemble des connaissances méthodologiques et théoriques
en rapport avec les problématiques envisagées.
Son utilisation permet de
dépasser le stade d’une pseudo-observation limitée à des constats
partiels débouchant sur l’énoncé de jugements de valeur ou
d’explications tautologiques. Ces constats signalent effectivement un
problème mais ils ne disent rien de ses caractéristiques ni de ses
causes et ils n’aident nullement à sa solution.
Le souci légitime d’une
objectivation rigoureuse et précise des faits entraîne souvent une
confusion entre objectivité des faits et objectivité dans le recueil des
faits. Le concept même de « fait » est loin d’être évident en
psychologie. Ainsi, des chercheurs chevronnés placent sans sourciller
sur le même plan et établissent des corrélations entre « des faits aussi
peu comparables que l’anxiété (concept abstrait), les conduites
d’évitement (définition opérationnelle) et les conduites agressives
(définition par jugement) ». La plupart des faits psychologiques
n’accèdent que rarement à l’objectivité telle qu’elle est conçue dans
les sciences fondamentales. Par contre, les modalités et les instruments
du recueil des faits sont objectivables au niveau de leur méthodologie
et des critères déterminant leur forme et leur contenu.
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psymaroc.com©2008 Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le
16
juin 2008|
contact |
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