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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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| Toxicomanies aux opiacées | ||
| Toxicomanies aux drogues de synthèse | ||
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ADDICTIONS AU CANNABIS |
L'utilisation du cannabis remonte loin dans le temps. Les effets psychotropes du cannabis sont connus depuis plus de 5000 ans, puisqu'ils avaient déjà été décrits par un empereur chinois, Shen-Nung, en 2700 avant J.-C. Utilisé à des fins recréationnelles ou thérapeutiques, le cannabis était présent dans de nombreuses pharmacopées jusque dans les années 40, quand il a été progressivement retiré à cause de ses effets psychotropes. A la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, le cannabis était utilisé comme remède thérapeutique chez les patients souffrant de convulsions, de tétanos, de rhumatismes et de migraines. Depuis quelques années, on assiste à une demande de réintroduction du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) en tant que traitement. Le THC est le principal constituant actif du cannabis (isolé en 1964).
La majorité des botanistes considère qu’il n’existe qu’une espèce de cannabis appelée cannabis sativa, décrite en 1753 par Von Linné (1707-1778), montrant de nombreuses variantes chimiques et géographiques.
D'après la classification botanique, le chanvre fait partie de l'espèce Cannabis, appartenant à la famille des cannabinacées. Les différentes préparations du cannabis sont tirées de la plante Cannabis sativa. C'est une plante feuillue, verte, pouvant atteindre 7 mètres de hauteur, poussant sur des terrains secs, sablonneux, légèrement alcalins. Elle est bisexuée : ce sont les fleurs femelles, qui produisent des grains riches en substances nutritives, qui contiennent du tétrahydrocannabinol (THC). La plante contient environ 480 substances chimiques, dont 66 cannabinoïdes. Toutes les parties du Cannabis sativa peuvent contenir des cannabinoïdes, mais dans des proportions variables. La résine en contient jusqu'à 80%, les tiges, les fleurs et les fruits en contiennent en moyenne 3 à 6% et les feuilles seulement entre 1 à 3%. Les produits du cannabis plus importants sont la marijuana et le haschisch. La marijuana est composée de feuilles sèches vendues en vrac ou compressées. Le haschisch (qui signifie « herbe » en arabe) se compose de résine de cannabis
Mieux connue sous l’appellation « chanvre », elle est originaire des contreforts de l’Himalaya et s’est répandue au gré des mouvements des peuples, d’où sa diffusion vers le continent Indien puis vers l’Extrême Orient, le Moyen Orient et l’Europe.
Ses dénominations diffèrent selon le lieu de production et le mode de préparation (herbe, bangh, haschisch, huile). Elle est à ce jour chez les 12-25 ans la substance illicite la plus consommée. Les effets psychopharmacologiques du produit sont essentiellement dus au 9-tétrahydrocannabinol (9-THC).
Les données de la littérature scientifique soulignent les conséquences somatiques, psychiatriques, les effets cognitifs et comportementaux liés à son usage répété.
I - EPIDÉMIOLOGIE
1. Adolescence
L’expérimentation du cannabis est devenue un comportement majoritaire chez les jeunes arrivant à l’âge adulte avec une augmentation très nette dès l’âge de 15 ans.
En 1999, en France, 60 % des garçons et 43 % des filles déclarent avoir déjà expérimenté le cannabis alors qu’en 1993, les chiffres étaient respectivement de 34 % et 17 %.
Le cannabis peut être expérimenté avant ou en même temps que d’autres substances mais apparaît très rarement isolé du tabac et de l’alcool.
Les profils d’usage dépendent de l’âge et du sexe, notamment en ce qui concerne l’usage répété (plus de 10 consommations déclarées au cours de l’année).
Enfin, à 19 ans, 50 % des garçons consommateurs ont une majorité d’amis fumant du cannabis.
PHARMACOCINETIQUE
Le cannabis est fumé la plupart du temps sous forme de « joints », mélanges variables de haschisch (ou de marijuana) et de tabac. Le principe actif (généralement une cigarette contient 2% de THC) est rapidement absorbé par les voies respiratoires. Les effets de ce produit se manifestent après quelques minutes : ils atteignent leur maximum après 15 minutes et commencent à décliner progressivement après 30-60 minutes.
Les connaissances de la pharmacologie du cannabis ont débuté par l'identification et la synthèse du THC. L'utilisation de produits analogues synthétiques a permis la mise en évidence, en 1988, des récepteurs cannabinoïdes (CB1). La distribution des récepteurs CB1 montre une densité très forte dans le système limbique et dans le cervelet et forte dans l'hippocampe et dans le cortex. A la périphérie, le récepteur CB1 est présent au niveau du tractus génito-urinaire. Les récepteurs aux cannabinoïdes CB2 ont été retrouvés vers 1993 dans le système immunitaire (ganglions, rate, thymus, cellules hématopoïetiques, lymphocytes).
En 1992, l'anandamide, un ligand endogène, (substance liante) a été découvert. L'anandamide est en effet un dérivé d'acides gras qui se lie aux récepteurs CB1 et déplace le THC, en produisant des réponses pharmacologiques généralement similaires à celles produites par les cannabinoïdes chez l'animal (analgésie, hypothermie, catalepsie). L'anandamide est toutefois quatre à vingt fois moins active et sa durée d'action est plus courte que celle du THC. Il existe en effet d'autres phospholipides analogues à l'anandamide capables de se fixer aussi sur le CB1. On peut donc parler d'un système endocannabinoïde. Ce système est composé d'au moins deux types de récepteurs (CB1 et CB2) et de neuromodulateurs (anandamide par exemple). Il semble être impliqué dans de nombreuses fonctions cérébrales (cognitions-émotions, modulation de la motricité, du système endocrinien et du système végétatif).
Les effets psychotropes du cannabis varient selon la dose, mais également selon la voie et la fréquence de l'absorption, de la personnalité et des attentes du sujet.
A doses faibles ou modérées, un état d'euphorie s'installe, accompagné d'une tendance aux rires faciles et peu motivés et d'un sentiment de relaxation, de légèreté et de flottement. On constate également une diminution du « libre arbitre » qui se traduit par une impulsivité marquée liée à la conviction que tout est devenu facile et possible. Une intensification des perceptions sensorielles avec une augmentation de la sensibilité aux stimuli externes est toujours mentionnée. Au fur et à mesure que la dose augmente, la spontanéité, l'entrain et les rapports avec le monde extérieur disparaissent. Un état anxieux, des obnubilations, de l'agressivité, des illusions et des hallucinations, des nausées et des vomissements ont été décrit. Somnolence et fatigue surviennent fréquemment lorsque les effets du THC s'atténuent.
La notion du temps change considérablement : tout semble nettement plus long. La mémoire à court terme diminue, mais pas la mémoire ancienne. La qualité du travail effectué ne paraît pas modifiée. Les effets de somnolence produits par le cannabis sont la résultante de l'action combinée des différents cannabinoïdes, ce qui explique qu'ils ne soient pas identiques selon la source du cannabis.
Les effets comportementaux du cannabis, en particulier la somnolence et le ralentissement des comportements moteurs, ont conduit à étudier leurs retentissements en termes de conduite de véhicules. Du fait de la diminution des réflexes, des modifications de la perception, de l'attention et de l'appréciation des informations, l'aptitude à la conduite est réduite pendant deux à quatre heures (au maximum pendant huit heures) après avoir fumé du cannabis. Cependant, les consommateurs du cannabis sont plus concentrés et conduisent plus lentement, alors que sous l'effet de l'alcool, les conducteurs auraient plutôt tendance à surestimer leurs capacités. Dans 80% des accidents de la circulation où du THC a été mis en évidence dans l'emplacement des responsables, l'alcoolémie était également positive.
Les effets physiologiques se manifestent par une rougeur conjonctivale, une diminution de la température corporelle, une sécheresse de la bouche et de la gorge, des sensations de froid, etc.
La toxicité aiguë du cannabis est généralement considérée comme rare. Aucun décès par intoxication aiguë au cannabis n'a été signalé.
Les avis sur les effets de la consommation chronique du cannabis sont très divergeants. Les résultats des études cliniques sur les consommateurs chroniques de cannabis sont biaisés, notamment par le fait qu'il y a, dans la plupart des cas, une consommation tout aussi chronique de tabac et/ou d'alcool.
Le cannabis ne possède pas de neurotoxicité.
La toxicité du cannabis vis-à-vis du système respiratoire reste faible par rapport à celle du tabac, pour des raisons simples de quantités consommées, mais la carcinogénéité pulmonaire est difficile à évaluer en tant que telle, du fait que la plupart des fumeurs du cannabis sont également des consommateurs de cigarettes, sans compter que des produits du cannabis (marijuana et haschisch) sont généralement fumés avec du tabac.
Les études chez les femmes enceintes ont mis en évidence une durée de gestation plus courte, un accouchement plus long, un poids à la naissance plus faible et davantage de malformations chez les nouveaux nés. Pour l'instant, aucune étude avançant une baisse de fertilité due à la consommation du cannabis n'a été publiée.
2. Adulte
Parmi les 18-34 ans, 40,5 % des sujets ont déjà expérimenté le cannabis avec une majorité d’hommes. La proportion d’expérimentateurs décroît avec l’âge et a tendance à concerner 3,3 % des sujets âgés de 55 à 75 ans. L’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanie, dans ses analyses, souligne un « effet génération » pour expliquer cette constatation.
L’usage répété de cannabis représente 1,6 % des adultes de plus de 26 ans et est surtout fréquent chez les célibataires de sexe masculin.
I I – DÉPENDANCE
Les effets disparaissent après deux à trois heures. La biodisponibilité du THC inhalé est faible et extrêmement variable (entre 10 et 25%). Ceci s'explique par une absorption incomplète, un métabolisme pulmonaire et une pyrolyse des cannabinoïdes, mais également par la manière de fumer.
Lors d'ingestion orale (boissons ou mets), le THC est résorbé beaucoup plus lentement. Sa biodisponibilité est plus faible (entre 4 à 12%) en raison d'une mauvaise résorption gastro-intestinale, effet du premier passage hépatique et du fait que les acides inactifs ne sont pas transformés en delta-9-THC comme lors de la combustion dans les joints. Après la prise orale, la concentration plasmatique augmente régulièrement durant quatre à six heures. En conséquence, l'effet psychotrope est retardé.
Différentes études épidémiologiques ont mis en évidence des prévalences de dépendance au cannabis d’environ 5 % en population générale et de 10 % parmi la population consommatrice de la substance, en particulier chez les 15-24 ans.
Parmi les critères diagnostiques de dépendance à une substance psychoactive, figure la notion de syndrome de sevrage.
La littérature internationale rapporte l’existence d’une tolérance et d’un syndrome de sevrage au cannabis.
Sa prévalence serait de 5 % avec des valeurs de 7.7 % chez l’homme et de 4.8 % chez la femme. Ce syndrome peut apparaître 10 heures après la dernière consommation et il y aurait un pic à la 48ème heure.
MANIFESTATIONS CLINIQUES DU SYNDROME DE SEVRAGE AU CANNABIS
Agitation
Anxiété
Insomnie
Dysphorie
Irritabilité,
Anorexie
Tremblements des extrémités distales des membres supérieurs
Augmentation des réflexes
Modification de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle
Sueurs
Diarrhée
Anomalies électroencéphalographiques mineures possibles
L’ensemble de ces symptômes s’amenderait en 3 semaines.
Sur le plan physiopathologique, la durée persistante de ce syndrome pourrait être en partie expliquée par la persistance dans l’organisme du 9-THC, jusqu’à 3 semaines suivant la dernière prise, liée à sa cinétique d’élimination et à son relargage tissulaire.
Une revue de la littérature faite par Smith en 2000 mettait en avant les difficultés méthodologiques concernant les études sur le syndrome de sevrage cannabique et la nécessité de travaux de recherche pour en affiner le diagnostic chez le consommateur de cannabis.
I II - EFFETS COGNITIFS
1- Usage aigu de cannabis
Lors de la consommation de fortes doses de 9-THC (supérieures à 200 μg/kg), l’ivresse cannabique associe un sentiment de bien être, une excitation, une dissociation idéique, des erreurs d’appréciation temporo-spatiale, des perceptions sensorielles accrues et des expériences hallucinatoires riches.
Les performances cognitives et comportementales sont altérées environ 15 minutes après inhalation chez des sujets naïfs et plus tardivement chez les usagers réguliers (variations interindividuelles cependant).
L’ensemble des capacités cognitives semble modifié et touche les capacités mnésiques, l’apprentissage de séries de mots, les performances arithmétiques simples et les tâches de rappel.
Les effets induits par la consommation de cannabis sont significatifs et dose dépendants. Il existe des variations et des différences observées chez les usagers selon la manière de fumer (durée, volume, nombre de bouffées).
L’altération de l’ensemble des performances peut persister jusqu’à 24 heures après l’usage de cannabis.
2- Usage chronique de cannabis
Chez les usagers chroniques, le cannabis a un impact sur la mémoire à court terme, de travail, les capacités attentionnelles et serait associé à des effets neuropsychologiques résiduels (persévérations, trouble de l’apprentissage des mots).
Les performances comportementales dans les activités sociales, scolaires et récréatives sont altérées par l’usage régulier et prolongé de cannabis. Cependant, certaines études montrent que les élèves usagers intensifs de cannabis sont souvent en situation d’échec avant même que l’initiation de la consommation ait eu lieu et ont des troubles divers touchant la sphère psychique et/ou comportementale.
Le retentissement de l’usage autant aigu que chronique de cannabis sur les performances psychomotrices doit être particulièrement pris en compte dans certaines professions et d’une manière générale pour la conduite automobile.
Le syndrome amotivationnel pourrait être la traduction de l’ensemble de ces altérations cognitives. Il associe un déficit de l’activité professionnelle ou scolaire favorisant ou amplifiant la désinsertion, la marginalisation de l’usager pouvant conduire à un état de dénutrition et/ou d’incurie, des troubles du fonctionnement intellectuel, une indifférence affective avec rétrécissement de la vie relationnelle. La consommation répétée permet à l’usager de supporter sans trop de souffrance psychique les symptômes qu’elle aura contribué à créer.
Enfin, la question de la persistance des altérations cognitives à l’arrêt de la consommation est actuellement un sujet à controverse dans la littérature.
IV - DOMMAGES PSYCHIATRIQUES LIÉS À L’USAGE DE CANNABIS
1- Psychose aiguë cannabique.
Son apparition est en général concomitante de l’intoxication mais elle peut apparaître dans le mois qui suit l’arrêt de l’intoxication. Il s’agit d’un trouble d’évolution brève, durant 8 jours à 3 mois dont le début est brutal. Il ne semble pas lié à des éléments de personnalité prémorbide schizoïde ou schizotypique.
La symptomatologie clinique est proche de celle des bouffées délirantes aiguës, avec une hétéro-agressivité plus importante liée à la désinhibition psychomotrice, avec une plus grande fréquence d’hallucinations non acoustico-verbales, avec une impression de déjà-vu ou de dépersonnalisation.
L’épisode délirant est résolutif à l’arrêt de l’intoxication et sous chimiothérapie neuroleptique adaptée (antipsychotique atypique +++ type Olanzapine, Risperidone, Amisulpride). Les rechutes seraient plus fréquentes lors de nouvelles consommations.
2. Schizophrénie
Les différentes études cliniques réalisées chez les patients schizophrènes ont montré qu’ils rapportaient un usage régulier de cannabis et remplissaient les critères diagnostiques DSM-IV d’un trouble lié à l’usage de cannabis.
Les études épidémiologiques ont également montré une association entre l’usage de cannabis et les troubles psychotiques en population générale.
De nombreux débats concernant le cannabis comme facteur causal de schizophrénie ont agité la scène scientifique internationale.
Le cannabis pourrait, d’une part, précipiter l’entrée dans la maladie chez les sujets vulnérables et d’autre part altérer l’évolution de la pathologie parmi ceux qui l’ont déjà développée.
3. Troubles de l’humeur
La prévalence des épisodes dépressifs majeurs chez les abuseurs de cannabis varie de 3 à 20 %, selon les études. La majorité des études confirme le fait que la symptomatologie dépressive serait un facteur de risque de début d’usage de substances psychoactives.
Que l’épisode dépressif soit primaire ou secondaire, il peut donc aggraver ou entretenir l’abus de cannabis et faciliter le passage à l’acte suicidaire.
La prévalence de l’abus de cannabis chez les patients présentant un trouble bipolaire varie de 13,4 % à 64 %. Cette catégorie de patients justifie sa consommation par le fait qu’elle diminuerait les symptômes maniaques ou dépressifs.
4. Troubles anxieux
La prévalence des troubles anxieux chez les usagers de cannabis varie de 18 à 22 %.
En ce qui concerne les populations de patients présentant un trouble anxieux généralisé ou un trouble panique avec ou sans agoraphobie, l’usage de cannabis serait à visée anxiolytique.
La survenue d’une attaque de panique lors d’un premier usage favoriserait les récidives d’attaques de panique dans cette population. Les attaques de panique chez une population souffrant de troubles anxieux favoriseraient l’arrêt spontané de la prise de cannabis.
5. Syndrome de dépersonnalisation
Ce syndrome évoque les attaques de panique actuelles avec sensations de dépersonnalisation ou déréalisation secondaire aux prises isolées de cannabis. Il semble corrélé au niveau de l’intoxication et l’intensité maximale du trouble apparaît dans les 30 minutes suivant la prise puis régresse en 2 heures environ. Le syndrome de dépersonnalisation pourrait durer de plusieurs mois à 1 an.
A cette angoisse chronique de dépersonnalisation, s’associent une absence d’énergie, une insomnie, des sentiments d’étrangeté, de déjà vu, une asthénie, une humeur dépressive, des perturbations cognitives pouvant faire évoquer une dépression atypique et un mode d’entrée dans la schizophrénie.
V - DOMMAGES SOMATIQUES LIÉS À L’USAGE DE CANNABIS
PULMONAIRES, CARDIOVASCULAIRES, CANCERS:
Effets liés aux différents composés de la fumée du cannabis
Activité bronchodilatatrice immédiate et transitoire
Bronchite chronique
Cancer
Augmentation du débit cardiaque et cérébral (10 minutes après consommation)
Hypotension artérielle
Vasodilatation périphérique
Bradycardie
Cas d’artériopathie type maladie de Buerger
Cancers des voies aéro-digestives supérieures (langue, larynx, amygdale..) chez les fumeurs de cannabis - tabac et chez les fumeurs exclusifs de cannabis
Cancers broncho pulmonaires
VISUELS, ENDOCRINIENS, AUTRE:
Augmentation de la photosensibilité
Hyperhémie conjonctivale
Mydriase inconstante
Diminution de la libération de prolactine, de LH et de la testostérone
Peu de données chez l’homme
Pas d’altérations du système immunitaire
Sécheresse buccale
Réduction de la motricité intestinale.
Augmentation de l’appétit
VI - PRINCIPES THÉRAPEUTIQUES
Les protocoles de soins dépendent des souhaits du patient adolescent ou adulte et de la sévérité des problèmes liés au cannabis. Le protocole sera donc individualisé, allant de simples conseils à des interventions thérapeutiques brèves faisant appel à une approche cognitive et comportementale. Un soutien familial associé à une thérapie familiale peut être utile chez l’adolescent.
Un accompagnement médicamenteux est possible en présence de signes de sevrage ou en cas de comorbidités psychiatriques.
psymaroc.com©2008
Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 06 mai 2008|
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