|
|
|
||||||
|
PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
|||||||
|
Classifications syndromiques Les années 1980 voient le retour en force d’une tradition purement descriptive des troubles mentaux. Ainsi, avec l’apparition aux Etats-Unis du DSM III puis du DSM IIIr et du DSM IV (APA, 1994) et la publication par l’OMS de la CIM 9 puis du CIM 10, les troubles mentaux sont considérés en dehors de toute considération théorique de leur étiologie. Ces classifications permettent la construction de grilles et d’échelles évaluant l’intensité des troubles d’une façon globale (aide au diagnostic) mais aussi d’une façon spécifique (pour chaque trouble diagnostiqué). Ces outils fondés sur des critères qui se veulent objectifs et a-théoriques permettent une standardisation du diagnostic sur le plan international.Ce modèle diagnostic uniquement sémiologique se veut a-théorique, mais rapidement il trouve des relais dans les courants psychopathologiques comportementaux, cognitifs et biologiques qui trouvent dans la possibilité de classifier les maladies de façon précises et de mesurer l’intensité des troubles manifestes les outils nécessaires à la démonstration de la supériorité de leurs modèles face au modèle dominant de la psychanalyse. Ainsi, la littérature scientifique voit fleurir des études sur l’effet de telle molécule sur l’intensité de tel trouble, l’efficacité supérieure de tel protocole sur tel autre ou de telle technique de psychothérapie sur telle autre. L’arrivée sur la scène internationale de ces modélisations a entraîné sur le plan mondial un recul important de l’audience de la psychanalyse. La plupart des travaux actuels utilisent ces classifications. Il est également à noter que des grilles d’entretiens semi-structurés ont été établis grâce à l’une et l’autre des classifications ce qui permet une automatisation du diagnostic, méthode qui s’est avérée très efficace non seulement dans la recherche mais aussi dans des interventions d’urgence et dans le domaine de la santé publique (épidémiologie des troubles mentaux par exemple, notamment lors des études des troubles post-traumatiques liés à des catastrophes naturelles). Dans le cas de ces classifications, c'est la nature principale des troubles qui sert à organiser la catégorie. Le DSM IV propose une évaluation multi-axiale de la situation clinique du patient. Chaque axe renvoie à un type d’information différent. Ainsi: -en axe I ce sont les troubles cliniques qui sont évalués, -en axe II les troubles de la personnalité, -en axe III les affections médicales générales, -en axe IV les difficultés psychosociales et environnementales, -en axe V le fonctionnement général de la personne (à partir d’une échelle allant de 0 à 100).
|
psymaroc.com©2008
Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 9 mai 2008|
contact