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hypothèses
étiologiques des troubles psychosomatiques
Elles sont aussi nombreuses
que variées allant de la psychodynamique (répression d'affects
négatifs) à la neurobiologie.
Belous et Rief incriminent un
dysfonctionnement dans la neurotransmission de la sérotonine
dans le cas des troubles somatoformes; Tokunaga aurait retrouvé
un moins bon fonctionnement des récepteurs aux benzodiazépines
dans le cortex frontal, temporal et pariétal des patients ayant
ce diagnostic; Miller mentionne une altération de la stimulation
du réticulum avec asymétrie du fonctionnement cérébral chez ces
patients. Scholz mentionne des troubles perceptifs, les patients
présentant des troubles somatoformes auraient, semble-t-il, une
perception plus précise de l'intensité des tensions musculaires
au niveau des muscles périphériques.
Plusieurs recherches
génétiques ont été menées, chez ces patients, (Torgersen,
Bohman, Sigvardsson, Cloninger, Kirmeyer, mentionnant Smith
1991). L'ensemble de ces études tendrait à trouver une
proportion plus importante de troubles de la personnalité de
type antisocial dans les familles au premier degré de patients
atteints de troubles somatoformes. Bohman le mentionne
spécifiquement dans une étude portant sur les pères biologiques
de femmes adoptées somatisantes. Il mentionne également un taux
de criminalité et d'alcoolisme important chez ces pères, ces
éléments d'alcoolisme et de criminalité étant également repris
dans l'étude de Torgersen.
Malgré le manque d'études
prospectives longitudinales unanimement mentionné par les
auteurs, différents facteurs contextuels sont régulièrement
mentionnés au chapitre des hypothèses étiologiques : les
antécédents traumatiques, surtout dans l'enfance, pouvant
affecter les perceptions physiques (tels que les abus sexuels,
Kirmeyer, citant Walker, Spiegel). Hartvig évoque lui aussi une
étiologie environnementale des troubles somatoformes par une
exposition, dans l'enfance, à des décès, divorces, maladies
graves dans la famille ou également des douleurs chroniques chez
les membres de la famille. Rogers mentionne une étude
établissant qu'un diagnostic de syndrome post-traumatique a été
retrouvé chez 22% des patients ayant, au préalable, un
diagnostic de troubles somatoformes. Kirmeyer (citant Wilkinson)
met en avant une hypothèse contextuelle familiale. Les patients
présentant, à l'âge adulte, un trouble somatoforme auraient eu
des parents renforçant l'expression somatique chez eux au
détriment de l'expression des émotions. Les parents de ces
patients auraient eu, eux-mêmes, souvent des comportements de
somatisation. Les patients ayant un trouble somatoforme auraient
pu également être fréquemment en contact, durant leur enfance,
avec des membres de la famille adultes et malades.
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