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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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| Psychologie Clinique - Sémiologie | ||
| L'approche psychanalytique de la structure névrotique | ||
| Traitements des troubles anxieux | ||
Les troubles
névrotiques et anxieux
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Les troubles anxieux (trouble panique, anxiété généralisée, phobie, phobie sociale) sont très fréquents et ont souvent des répercussions négatives sur la vie professionnelle, sociale et familiale. Leur prise en charge repose sur certains traitements médicamenteux mais aussi surtout sur des psychothérapies. En particulier, les psychothérapies comportementales et cognitives ont depuis longtemps fait preuve de leur efficacité dans les troubles anxieux. Généralités sur les névroses (troubles anxieux) Depuis 1980, les expressions Troubles anxieux et Troubles de l'adaptation sont utilisées par le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM), classification de l'Association Américaine de Psychiatrie (APA), pour désigner deux grandes catégories de troubles mentaux : ·Troubles anxieux : trouble panique (sans agoraphobie et avec agoraphobie), agoraphobie sans antécédent de trouble panique, phobie spécifique, phobie sociale, trouble obsessionnel-compulsif TOC, trouble état de stress post-traumatique PTSD, trouble de stress aigu, trouble anxiété généralisée TAG, trouble anxieux dû à une affection médicale générale, trouble anxieux induit par une substance. ·Troubles de l'adaptation : troubles de l'adaptation avec humeur dépressive, trouble de l'adaptation avec anxiété, trouble de l'adaptation avec anxiété et humeur dépressive, trouble de l'adaptation avec perturbation des conduites, trouble de l'adaptation avec perturbation des émotions et des conduites. Plus récemment, la 10ème version de la Classification Internationale des Maladies (CIM-10), élaborée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a également introduit ces deux types de troubles, mais de façon plus discrète. Ceux-ci sont regroupés parmi d'autres au sein d'une même grande catégorie diagnostique, celle des "Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes" qui comporte les sous-catégories suivantes : ·Troubles anxieux phobiques : agoraphobie (sans trouble panique ou avec trouble panique), phobies sociales, phobies spécifiques (isolées), etc. ·Autres troubles anxieux : trouble panique, anxiété généralisée, trouble anxieux et dépressif mixte, etc. ·Trouble obsessionnel-compulsif ·Réactions à un facteur de stress important et troubles de l'adaptation : réaction aiguë à un facteur de stress, état de stress post-traumatique, troubles de l'adaptation (réaction dépressive brève ; réaction dépressive prolongée, réaction mixte, anxieuse et dépressive ; avec prédominance d'une perturbation d'autres émotions ; avec prédominance d'une perturbation des conduites ; avec perturbation mixte des émotions et des conduites ; avec prédominance d'autres symptômes spécifiés), etc. ·Troubles dissociatifs (de conversion) ·Troubles somatoformes ·Autres troubles névrotiques
1.1. Définitions Bien que la distinction entre névrose et psychose soit difficile et donne lieu à controverse, elle a été maintenue en raison des habitudes. Les troubles névrotiques sont les troubles mentaux sans aucune base organique démontrable vis-à-vis desquels le malade peut garder une parfaite lucidité, qui ne s'accompagnent d'aucune altération du sens de la réalité et dans lesquels, habituellement, le sujet ne confond pas ses expériences subjectives et ses fantasmes morbides avec la réalité extérieure. Le comportement peut être très perturbé bien que restant généralement dans des limites socialement acceptables, mais la personnalité n'est pas désorganisée. Les principales manifestations sont une anxiété excessive, des symptômes hystériques, des phobies, des symptômes obsessionnels et compulsifs, la dépression. Selon Pedinielli et Bertagne (2002), il est classique de définir les névroses comme des troubles mentaux qui ne comportent aucune étiologie organique démontrable et ne perturbent pas le rapport à la réalité et le sentiment d’identité. « Ces symptômes sont ressentis par les patients comme des phénomènes indésirables en rupture ave l’idéequ’ils se font d’eux-mêmes. » Le terme névrose, trop marqué par la psychanalyse qui a donné à son étude psychopathologique ses lettres de noblesse, est actuellement remis en cause par les classifications internationales (DSM IV et CIM 10) du fait de leur approche a-théorique et syndromique. La névrose est en effet une classe de maladie mentale qui comporte dans sa définition et dans le repérage des critères qui en définissent les différents troubles un aspect psychopathologique étiologique et explicatif. Contrairement à d’autres catégories de troubles, les troubles névrotiques ne peuvent être saisis uniquement sous leur angle descriptif et objectivable. 1.2. Sémiologie générale des névroses Selon Pedinielli et Bertagne (2002), nombres des symptômes névrotiques peuvent se retrouver dans d’autres troubles mais ce qui est quasi pathognomonique de la névrose, c’est que le névrosé s’inscrit dans un rapport particulier à ses troubles. Ainsi, selon eux, des phobies alimentaires peuvent être présentes dans un tableau de schizophrène ; mais elles sont alors sous-tendues par des idées délirantes associées à de la discordance ou à une certitude du bien fondé du symptôme. Le névrose sera gêné par ses phobies alimentaires mais exprimera en même temps une angoisse de grossir ou de manger l’aliment. 1. L’angoisse L’angoisse est au premier plan du tableau clinique et prend des formes qui peuvent être subjectives (inquiétude, sentiment d’une menace, sentiment de déréalisation, de dépersonnalisation), comportementales (agitation motrice, évitement, utilisation contra-phobique de certains comportements ou ritualisation des conduites à des fins anxiolytiques, usage de produits à des fins également anxiolytiques), somatiques ( douleurs ou gêne dans les sphères cardio-vasculaire, respiratoire, digestives, génitale, urinaire, neuromusculaire). Cette angoisse, constante dans les névroses, va constituer et organiser l’ensemble de la personnalité. 2. Manifestations d’allure somatique Certains symptômes affectent le « corps vu, ressenti, éprouvé, vécu » plus que le corps biologique. Cela se traduit par des manifestations somatiques de l’angoisse, mais également par d’autres troubles comme les somatisations (plaintes somatiques fondées sur des sensations corporelles mais peu ou pas explicables par l’existence d’un trouble somatique) qui peuvent toucher différentes fonctions somatiques (sexualité, digestion, motricité, etc), les déficits de la motricité ou de la sensorialité (paralysie, perte de sensibilité) souvent précédés par des situations de tension, les douleurs (psychogènes ou majorées), les préoccupations hypochondriaques, les dysmorphophobies (préoccupations concernant l’apparence et plus particulièrement un défaut imaginaire que le sujet est le seul à voir). 3. Les troubles cognitifs Les principaux troubles de la pensée sont les croyances irrationnelles, les obsessions et les compulsions, les ruminations mentales, le doute, les troubles de la mémoire (amnésie, ecmnésie), le sentiment d’insécurité. 4. Les traits de personnalité La personnalité névrotique est marquée par: -l’impossibilité de prendre une décision ou à agir, avec parfois la présence d’actes impulsifs pour sortir de l’hésitation, -la dépendance aux autres, -le besoin d’être rassuré, -la difficulté de supporter le jugement des autres, -l’angoisse de solitude, -le souci constant de l’image que l’on veut transmettre aux autres (avec des sentiments de honte, de gêne et de culpabilité), -l’impossibilité d’établir des relations spontanées (y compris des relations sexuelles), -l’incapacité à lutter contre ces tendances reconnues comme dysfonctionnelles, -le manque de confiance en soi, -la dramatisation des situations. Tous ces phénomènes sont ressentis comme étrangers à la vision que la personne a de lui-même alors qu’ils constituent le quotidien de son être. 1.3. Les formes cliniques Il est classique depuis Freud d’opposer deux catégories de névroses: les névroses de transfert et les névroses actuelles. 1. Les névroses de transfert Composées de l’hystérie d’angoisse (phobie), de l’hystérie de conversion et de la névrose obsessionnelles, les névroses de transfert ont en commun sur le plan des mécanismes d’avoir une origine se situant dans l’histoire infantile du sujet, des symptômes qui sont des compromis entre le désir et la défense dont l’origine est le refoulement des désirs sexuels. Leurs symptômes ont un sens qui peut être interprété dans le cadre analytique. C’est à leur propos que l’on parle de structure névrotique. Selon Bergeret la relation d’objet y est génitale, l’angoisse de castration domine, le mécanisme de refoulement est central et porte sur les désirs génitaux menaçants pour le Moi car suscitant une angoisse de castration. La rupture de l’équilibre de la structure entraîne la décompensation névrotique. 2. Les névroses actuelles Composées de la névrose d’angoisse, de la neurasthénie et de l’hypochondrie, les névroses actuelles ont en commun sur le plan des mécanismes d’avoir une origine dans la vie actuelle, des symptômes qui ne sont pas la symbolisation de conflits psychiques et dont l’origine se trouve dans la non-satisfaction d’une pulsion sexuelle. La dimension somatique du symptôme est au premier plan et évoque une difficulté d’élaboration psychique qui les rend peu accessibles au traitement psychanalytique. 1.4. Les troubles névrotiques dans le DSM IV Dans le DSM IV, la notion de névrose n’apparaît pas. La plupart des troubles névrotiques restent cependant décrits, même s’ils sont dénommés autrement. Ils sont, pour la plupart, rangés dans la catégorie des troubles anxieux. Une exception de taille est cependant à noter qui concerne l’hystérie. L’organisation hystérique se retrouve « éclatée » en deux catégories, comportant elles-mêmes une série de troubles : les troubles somatoformes et les troubles dissociatifs ; l’accent est mis sur les symptômes. Il est également notable que la « névrose obsessionnelle » est décrite par le DSM IV sous l’appellation Troubles Obsessionnels et Compulsifs qui met, de nouveau, l’accent plus sur les symptômes que sur l’organisation psychopathologique. L’hystérie est l’une des plus ancienne entité morbide qui ait été isolée. Les descriptions qu’en a données Hippocrate mettaient déjà l’accent sur l’insatisfaction sexuelle dans l’étiologie de la maladie. L’hystérie a tout au long de l’histoire de la psychopathologie constitué un pôle d’attraction et de répulsion, dont son exclusion actuelle du champ des classifications n’est qu’une étape parmi d’autres. La névrose d’angoisse , L’hypochondrie, La neurasthénie,
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Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 17 mai 2008|
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