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    Les Modèles de l'analyse fonctionnelle TCC

Le diagnostic comportemental

Les premiers modèles d'un diagnostic comportemental apparaissent dès la fin des années soixante.

Le terme d'analyse fonctionnelle s'est imposé rapidement pour désigner la démarche qui, en s’inscrivant dans la logique du raisonnement expérimental, étudie les conduites « anormales » afin de déterminer leurs causes, d'en déduire un traitement et d'en évaluer les résultats.

S'inspirant de l'analyse expérimentale du comportement, les modèles initiaux se sont centrés sur l’observation détaillée et objective de la réponse comportementale ainsi que sur l'étude des contingences environnementales, c’est-à-dire, les événements antécédents et conséquents qui « ici et maintenant » déterminent l'émission de cette réponse.

L’émergence du mouvement cognitiviste a ensuite introduit l’étude et l’analyse des phénomènes mentaux conscients et « non-appréhendés par la conscience ».

Enfin, les récentes recherches sur les émotions suscitent un réexamen de leur statut et de leur rôle. Le schéma originel s'est donc progressivement complexifié et enrichi par un approfondissement de l’analyse des facteurs environnementaux, par la prise en compte des variables organismiques au niveau biologique, cognitif et émotionnel et enfin, par l'introduction des facteurs génétiques, développementaux et historiques.

L'analyse fonctionnelle est ainsi devenue une approche holistique du comportement humain envisageant à la fois les événements actuels et historiques et recherchant les variables internes et externes susceptibles d'expliquer la genèse et le maintien des comportements (modèle biopsychosocial). Elle est l’application du raisonnement expérimental au cas unique au sein de la pratique clinique, aux caractéristiques particulières, propre à la situation clinique thérapeutique.

Modèle tridimensionnel de Lang

Une interaction circulaire: Pensée (cognition, ce que je me dis)  ↔ Emotion (ce que je ressens)  ↔  Action (ce que je fais).

Le comportement peut être compris ici comme nos actions, ce que l'on fait et ce que l'on dit. Ce sont tous les éléments qu'un observateur extérieur peut voir et entendre. On parle ici de "comportement ouvert".

La fuite augmente la panique.  Lieu neurobiologique: zones préfrontale et pré-motrice, lieu de la décision et de l'action.

Les cognitions sont toutes les pensées, les "choses qui passent par la tête", les images et autres représentations mentales que nous construisons sans cesse. Ce sont donc des éléments qui ne sont pas visibles directement de l'extérieur. Les cognitions font pour cela partie du "comportement couvert".

Une injustice entraîne de la colère; L’idée d’une insomnie augmente l’anxiété. Lieu neurobiologique: lobe frontal, zone de conceptualisation.

Les émotions sont ce que l'on "ressent". En fait, il s'agit d'une interaction entre "les choses que l'on ressent" (le corps) et les cognitions, les pensées (le mental) qui "expliquent", qui interprètent, ce que l'on ressent. Ces pensées vont donner une "couleur" ou "tonalité" particulière à ce que l'on ressent. Les émotions et les sensations font partie, comme les cognitions, du "comportement couvert".

L’émotion rend maladroit; La peur pousse à fuir. Lieu neurobiologique: lobe limbique.

Parfois les pensées sont premières dans l'émotion, les sensations corporelles venant ensuite. D'autres fois ce sont les sensations qui sont perçues en premiers, les sensations étant attribuées à telle ou telle cause (interprétation).

Ainsi, si l'on injecte de l'adrénaline (hormone excitante) à deux groupes de personnes en leur disant qu'il s'agit d'un médicament pour mieux voir. Si on met ces personnes individuellement en présence d'un comparse (acteur) sensé avoir eu le même "médicament" et jouant, pour un groupe la joie et l'euphorie, pour l'autre, la colère : le premier groupe "expliquera" ses sensations par une émotion agréable, le second aura tendance à avoir une émotion plus négative (d'après Schachter et Singer). Dans cette situation ambiguë pour les sujets, leurs pensées ont "étiquetées" les sensations en une émotion particulière et cette "étiquette" a pris sa source dans l'environnement immédiat.

- Les thérapies comportementales visent à modifier ces trois dimensions en agissant directement sur les comportements observables.

- Les thérapies cognitives visent à les modifier en agissant directement sur les contenus de pensée.

 

Modèle rétroactif (Fontaine & Ylieff 1981)

Les Prof. Ovide FONTAINE (U.Lg.), Prof. Michel YLIEFF (U.Lg.) et Dr. Sara MARY-RABINE (U.L.B.) ont élaboré un schéma d’analyse fonctionnelle qui permet de saisir en permanence les interactions des comportements étudiés avec l'ensemble des variables qui le déterminent. Celui-ci reprend aux modèles antérieurs le recueil objectif des faits d'observation relatifs aux comportements ainsi que l'étude des événements antécédents et conséquents. Mais, il intègre les variables organismiques et les antécédents historiques.

Concrètement, le modèle se développe à partir de 3 interrogations simples:

- Qu'est ce qui se passe ?

- Dans quelles circonstances cela se passe-t-il ?

- Quelles en sont les conséquences ?

Ces interrogations ont pour objet de recueillir les données permettant :

         -1°) de décrire avec précision le ou les comportements qui posent problème;

         -2°) d'identifier leurs conditions d'apparition (antécédents immédiats et historiques);

         -3°) de rechercher leurs conséquences (externes et internes).

Sur le plan des hypothèses explicatives, il propose un modèle de causalité multifactoriel « rétroactif » ou « systémique ». Il oriente ainsi le traitement vers des actions multimodales et/ou multifocales qui s’articulent sur des hypothèses cohérentes et non plus sur un empirisme pragmatique.

Le modèle comporte 5 étapes: l'examen du comportement problème, l'identification des antécédents immédiats, la recherche des conséquences, l'étude des antécédents historiques et l’analyse des données.

1 - Examen du comportement problème

Ce comportement est décrit avec précision sur le plan de sa topographie, de sa fréquence, de son intensité et de sa durée. Cette description ne se limite pas aux aspects moteurs du comportement mais envisage également ses composantes verbales et physiologiques. A coté de ce que le sujet fait (comportement moteur), il faut également relever ce qu’il dit (comportement verbal ou cognitif conscient) et ce qu’il ressent (modifications physiologiques, émotions). Ces trois composantes peuvent se manifester de manière relativement indépendante.

Une observation comportementale ne peut réduire le sujet à « ce qui ne va pas ou ne va plus » ! Il est également important de décrire les aspects préservés du répertoire comportemental (ce que le patient fait ou réalise encore).

Cette description, communicable et quantifiable, des comportements répond à deux objectifs: a) préciser ceux qui doivent être modifiés (les cibles du traitement); b) établir une ligne de base à partir de laquelle il sera possible durant le traitement de situer « d'où vient » le patient, « où il en est » et d’apprécier son évolution par rapport aux objectifs fixés (« où on veut aller »).

2 - Identification des antécédents immédiats

Cette étape porte sur la recherche des événements qui ont un rôle de stimulus discriminatif et qui peuvent rendre compte de l'apparition ou du maintien des comportements problèmes. Ces variables sont d’une part, externes quand elles se situent dans l'environnement physique ou social et d’autre part, internes lorsqu'elles se rapportent aux facteurs cognitifs, émotionnels ou somatiques.

3 - Recherche des conséquences

Le behaviorisme a surtout privilégié le rôle des renforcements externes sur le comportement du sujet. L’approche cognitiviste a proposé la notion de renforcement interne, c’est-à-dire des conséquences que le comportement a sur le sujet lui-même (ce qu’il se dit à partir et à propos du trouble).

        a) Les renforcements externes

Les interactions qui se développent à partir et à propos des déficits sont analysées en termes de renforcements positifs ou négatifs. Sur ce plan, le recueil des données est soumis aux même modalités et aléas que pour les antécédents immédiats.

        b) Les renforcements internes

Ceux-ci se situent au niveau des cognitions et des pensées du sujet à propos des troubles présentés. Classiquement, leur étude se fonde sur les verbalisations du patient.

4 - L’étude des antécédents historiques

Les contingences actuelles ne peuvent donc totalement expliquer les comportements perturbés. Des facteurs liés à l’histoire développementale, familiale et socioculturelle contribuent à la spécificité des stimuli discriminatifs et aux effets des conséquences. Cette perspective historique réintroduit au sein de l’analyse fonctionnelle la notion de structure de personnalité définie comme l’ensemble des répertoires comportementaux cognitifs et physiologiques dont dispose un individu à un moment donné de sa vie.

5 - Analyse des données

Au terme des quatre premières étapes, le clinicien doit avoir une vision claire et précise de ce que le patient fait encore, de ce qu’il ne fait plus ou ne fait pas, de ce qu’il pense et ressent. La topographie des comportements problèmes est décrite de même que leur fréquence et leur durée. Les déterminants externes et internes sont identifiés ainsi que l’influence des facteurs relevant de l’histoire individuelle. On peut alors aborder la dernière étape portant sur l’élaboration d’hypothèses explicatives, la définition des objectifs, le choix d’un traitement et l’évaluation de ses effets.

Le clinicien devra intégrer les informations recueillies et les synthétiser en vue d’une réponse à ses questions. Il s’agit d’un processus complexe de résolution de problèmes, un processus séquentiel d’investigation et de vérification comportant des moments ou phases en interaction variable les unes avec les autres.

Classiquement, on distingue deux types d’approche dans l’élaboration et l’intégration des informations recueillies :

L’approche clinique « traditionnelle » prend ses racines dans la tradition idiographique. Elle vise à une connaissance de l’individu comme Gestalt, dans sa totalité et son unicité. Les processus psychiques permettant cette saisie globale sont principalement ceux de l’empathie et de l’intuition. L’intuition est conçue comme un processus non discursif permettant de saisir le sens d’un comportement à partir d’une mise en relation avec des prototypes et du sentiment d’évidence qui s’impose au clinicien lorsqu’il y a correspondance.

L’approche discursive est d’orientation nomothétique et attentive à l’«aspect mesure» des phénomènes. Elle renvoie à un processus de pensée caractérisé par des termes et des raisonnements explicites au cours duquel les différents éléments (comportements, cognitions, émotions) sont mis en relation et synthétisés selon des règles explicites et conscientes, conduisant aux conclusions par voie de raisonnement syllogistique. L’aspect nomothétique réside dans le fait qu’on tend à comprendre l’individu à partir d‘un réseau de lois générales et qu’on suppose donc des individus (partiellement) comparables. Ce processus diagnostique ne vise que certains aspects plus ou moins importants de l’individu et de son entourage, et ne prétend pas saisir le sujet total et unique.

L’analyse fonctionnelle s’appuie sur l’approche discursive. Toutefois, l’approche clinique traditionnelle fait aussi intervenir le raisonnement discursif, tout comme l’approche discursive fait intervenir l’intuition au niveau de la conception des hypothèses. En effet, toute analyse de processus singuliers (individuels) reste une interprétation. Celle-ci doit nécessairement faire l’objet d’une mise à l’épreuve ou d’une vérification établissant, par la recherche du matériel objectif, que les faits et les relations postulés dans l’hypothèse intuitive et interprétative se retrouvent effectivement dans le matériel clinique dont on dispose.

a) Les hypothèses explicatives

Le modèle de causalité «rétroactif» intègre l’ensemble des données impliquées dans la genèse et le maintien des conduites perturbées. Il postule qu’un événement donné fait partie d’un système composé de plusieurs éléments qui interagissent les uns sur les autres. Il permet ainsi de formuler des hypothèses explicatives prenant en compte les interactions entre les différentes variables (figure 1). Ces hypothèses s’inspirent des modèles théoriques actuellement proposés mais elles s’inscrivent aussi dans la perspective du processus d’intervention. En effet, des variables considérées comme secondaires sur le plan de la genèse d’une conduite peuvent avoir un rôle important au niveau de son développement et de son maintien.

b) les objectifs et le choix d’un traitement

Les hypothèses explicatives doivent conduire à la sélection ou l’élaboration d’un traitement en vue d’atteindre des objectifs clairement définis. Dans l’esprit du raisonnement expérimental, ce traitement est envisagé comme une « expérience » (N=1) permettant de contrôler les hypothèses posées. Sa finalité est la modification durable des comportements qui posent problèmes. Celle-ci est atteinte par des actions conjointes ou coordonnées sur l’ensemble des variables, externes et internes, qui déterminent les comportements. Le modèle de causalité rétroactif oriente vers des actions multifocales ou multimodales où les différents éléments du système sont traités selon des modalités adaptées et par des techniques appropriées.

c) l’évaluation des résultats

Celle-ci porte sur les effets de l’intervention et la spécificité des changements constatés. Elle s’appuie sur la ligne de base, simple ou multiple, établie lors de la première étape. Les changements constatés ne confirment pas forcément les hypothèses ou l’adéquation du traitement. L’interprétation des résultats doit porter sur le contrôle de ces hypothèses au niveau de la sélection et de l’organisation des faits ainsi que sur le choix du traitement et de ses modalités. Ce contrôle peut entraîner des remaniements tant sur le plan explicatif et de la méthode d’intervention. Le modèle de causalité rétroactif facilite ces remaniements en fonction des faits nouveaux ou des difficultés qui apparaissent dans la dimension temporelle du traitement.

Le suivi et le contrôle, la comparaison critique, sont un facteur important de l’activité clinique. Une condition essentielle pour savoir si une hypothèse est correcte est d’évaluer ce qu’est devenu, comment a évolué le sujet ou le patient qui en était l’objet. Très souvent, pour toutes sortes de raisons, nous ne le savons pas ou de façon trop imprécise pour pouvoir réellement jauger et corriger nos prévisions. Cette situation ne fait que renforcer nos stéréotypes puisqu’elle favorise leur perpétuation par le mécanisme le la mémoire sélective qui nous fait retenir les éléments qui les confirment et ignorer les autres.

« Le clinicien acquiert la conviction que le portrait qu’il fait de la personnalité et des aptitudes du sujet est correct, et, en l’absence d’un suivi qui l’obligerait à s’apercevoir de ses nombreux échecs, le clinicien deviendra de plus en plus convaincu de son omniscience et de son habileté quasi divines ». (Eysenck).

Conclusions

L’analyse fonctionnelle constitue donc un outil dynamique permettant tout au long du processus thérapeutique de vérifier la valeur des données retenues et des explications proposées. Si l’activité diagnostique demeure toujours le temps premier de l’intervention, elle n’en est plus nettement dissociée comme dans les modèles traditionnels. Ce va-et-vient constant entre le diagnostic et le traitement est à l’image de la réalité clinique sans cesse mouvante. Comme le souligne Richelle  « le comportement n’est jamais état, il est action »

L’analyse fonctionnelle est un outil conceptuel et méthodologique permettant de :

- appréhender la singularité du sujet

- organiser le recueil des données

- poser des hypothèses explicatives

- préciser les cibles du traitement

- individualiser les techniques d’intervention

- évaluer les effets du traitement.

« Si l’on veut respecter l’esprit du raisonnement expérimental, il faut que l’analyse fonctionnelle ne se limite pas à un ensemble de moyens permettant un relevé des faits, mais qu’elle suggère également les interactions possibles entre eux, qu’elle détermine l’élément qui sera l’objectif thérapeutique prioritaire et la ou les stratégies pour l’aborder, qu’elle étudie les modifications entraînées par la thérapeutique sur chaque élément du système sujet-environnement et enfin, qu’elle analyse la spécificité des changements observés. » (Fontaine et Rognant)

 

Modèle S.O.R.C.

Selon le modèle S.O.R.C., l'analyse fonctionnelle explore les systèmes moteur, cognitivo-comportemental émotionnel et physiologique. Elle explore trois types de variables:

1-les stimuli (S): propriétés de l'environnement physique et social,

2-les réponses (R) à ses stimuli: actes, conduites ou comportements qui peuvent se manifester de deux façons :

        - réponses ouvertes : observables directement de l'extérieur (état psychomoteur, évitement, fuite, rituel, …)
        - réponses couvertes: observées indirectement ou inférés à partir d'instruments de mesure adaptés :
                       - cognitions : pensées, images mentales
                       - émotions, sentiments
                       - réponses physiologiques : rythme cardiaque, conductance cutanée, EEG, …

3-les propriétés individuelles de l'organisme (O): caractéristiques de la personne ou de l'organisme:

        - psychologiques : personnalité (tempérament & caractère)
        - sociales : éducation, profession, culture, religion
        - biologiques : anomalies ou variations métaboliques (héritées ou acquises)

But du recueil des données:

 
-Obtenir une description précise du comportement problème (ou des comportements problèmes) — R
-Préciser les conditions et les situations d'apparition (stimuli antécédents) — S
-Préciser leurs conséquences sur le sujet lui-même et son environnement social, familial … — C
-Préciser les variables intermédiaires — O : cognitions, émotions, réponses physiologiques.

 S    O   R  C

 
Le Modèle de KANFER ET SASLOW (1969)

 Le modèle de Kanfer et Salow  vise 3 objectifs :

            -déterminer quels comportements doivent être modifiés,

           -dans quelles conditions ces comportements ont été acquis et

           -quels sont les facteurs actuels qui les maintiennent.

Pour répondre à ces questions, ils faisaient l'exploration de sept dimensions :

       1. Examen du problème spécifique

    -fréquence, intensité, durée, formes prises par le problème,…

      2. Clarification de la situation problème

    -ce qui dans l'environnement du sujet concourt à maintenir le comportement problème

    -les conséquences du C P sur l'environnement et sur le sujet

      3. Analyse motivationnelle

    -ce qui constitue un renforcement positif

    -ce qui constitue un renforcement négatif. Ex : bénéfices primaires ou secondaires

      4. Analyse développementale

    -examen précis du passé : comportemental, biologique et socioculturel

     5. Analyse de l'autocontrôle

    -moyens et importances des méthodes dont dispose le patient au niveau de son autocontrôle dans la vie de tous les jours.

    -conséquences positives ou négatives de cet autocontrôle

    6. Analyse des relations sociales

    -sociabilité générale du patient

    -influence que lui même exerce sur les personnes significatives de son environnement

   -comment ces personnes influencent son comportement  (---> retrouver dans l'entourage immédiat du patient d'éventuels co-thérapeutes)

    7. analyse de l'environnement socioculturel et des conditions physiques

 
MODELE  B.A.S.I.C. I.D.E.A. (Lazarus 1973, Cottraux et col.1979)

Le modèle de Lazarus  complété par Cottraux  permettait de dégager un profil d’action thérapeutique permettant une action multimodale (BASICIDEA) :

Behavior

Comportement ouvert

A

Affect, Sensation

Affect qui accompagne ce comportement

S

Sensation

Sensations physiques de tension céphalées (exemple : tension musculaire) qui accompagnent le comportement ouvert

I

Imagerie mentale

Imagerie mentale en relation avec le comportement ouvert

C

Cognition

Idées et croyances que le sujet a concernant son comportement qu’il entretient concernant les possibilités de changement

I

Interpersonal

Relations interpersonnelles en connexion avec le comportement problème

D

Drug

Correspond à l’attrait pour les drogues et les médicaments. Dans cette rubrique, il est d’usage de ranger les informations concernant l’état physique

E

Expectation*

Attente du sujet concernant le thérapeute ou la thérapie

A

Attitude*

 

* Les deux derniers items ont été rajoutés par Cottraux.

 

MODELE  S.E.C.C.A. (Cottraux 1980)
 

 S.E.C.C.A : stimulus - émotion - cognition - comportement - anticipation

La grille SECCA, proposée par Cottraux en 1990, a pour ambition d'être aussi complète que la BASIC IDEA, mais en soulignant cette fois les interactions entre les différents éléments.
Elle se base sur les deux aspects, synchroniques et diachroniques.

   Synchronie

Anticipation
|
Situation
|
Emotion <-> Croyance personnelle
|
Comportement <-> Cognitions <-> Imagerie
|
Conséquences

   Diachronie

  • Données structurales : génétiques / personnalité
  • Facteurs historiques de maintien
  • Facteurs déclenchants initiaux invoqués
  • Evénements précipitant les troubles
  • Autres problèmes
  • Traitements précédents
  • Maladies physiques
MODELE COGNITIF par CONCEPTUALISATION (Beck)

Une interaction entre pensées, émotions, sensations physiques et comportement dans une approche intégrant l'éducation  et les événements de vie, les croyances de base, les postulats conditionnels et inconditionnels, et la situation environnementale.

MODELE des CERCLES VICIEUX (Cungy 1996)

La Situation déclenchante influence les Cognitions ( ce qui se passe dans mon esprit ) qui influencent les Emotions (ce que je ressens) qui influencent le Comportement (ce que je fais) qui influence les Conséquences (-concrètes  -relationnelles)

Le modèle ABC: événement-pensée-émotion (détails)

  ABC : Antécédent, Comportement (Behavior), Conséquence.

Le schéma ABC est utilisé dans l'analyse du comportement appliquée. L'unité d'observation est le comportement, décrit selon plusieurs critères avec précision. Un quatrième terme peut être utilisé : la situation dans laquelle se produit la séquence ABC.

  • Antécédent : élément qui précède le comportement cible, qui le déclenche.
  • Comportement : réponse du sujet à l'antécédent.
  • Conséquence : élément qui contrôle les occurrences ultérieures du comportement cible. C'est cet élément qui sera modifié par le thérapeute pour agir sur le comportement cible.

                              

 

psymaroc.com©2008   Dr. EL KAHLOUN,  dernière mise à jour le 16 juin 2008| contact