Le terme d'analyse
fonctionnelle s'est imposé rapidement pour désigner la démarche qui,
en s’inscrivant dans la logique du raisonnement expérimental, étudie
les conduites « anormales » afin de déterminer leurs causes, d'en
déduire un traitement et d'en évaluer les résultats.
S'inspirant de l'analyse
expérimentale du comportement, les modèles initiaux se sont centrés sur
l’observation détaillée et objective de la réponse comportementale ainsi que sur
l'étude des contingences environnementales, c’est-à-dire, les événements
antécédents et conséquents qui « ici et maintenant » déterminent l'émission de
cette réponse.
L’émergence du mouvement
cognitiviste a ensuite introduit l’étude et l’analyse des phénomènes mentaux
conscients et « non-appréhendés par la conscience ».
Enfin, les récentes recherches
sur les émotions suscitent un réexamen de leur statut et de leur rôle. Le
schéma originel s'est donc progressivement complexifié et enrichi par un
approfondissement de l’analyse des facteurs environnementaux, par la prise en
compte des variables organismiques au niveau biologique, cognitif et émotionnel
et enfin, par l'introduction des facteurs génétiques, développementaux et
historiques.
L'analyse fonctionnelle est ainsi devenue une
approche holistique du comportement humain envisageant à la fois les événements
actuels et historiques et recherchant les variables internes et externes
susceptibles d'expliquer la genèse et le maintien des comportements (modèle
biopsychosocial). Elle est l’application du raisonnement expérimental au cas
unique au sein de la pratique clinique, aux caractéristiques particulières,
propre à la situation clinique thérapeutique.
Le comportement peut être compris ici
comme nos actions, ce que l'on fait et ce que l'on dit. Ce sont tous les
éléments qu'un observateur extérieur peut voir et entendre. On parle ici de
"comportement ouvert".
La
fuite
augmente la
panique. Lieu neurobiologique: zones préfrontale
et pré-motrice, lieu de la décision et de l'action.
Les cognitions sont toutes les pensées,
les "choses qui passent par la tête", les images et autres représentations
mentales que nous construisons sans cesse. Ce sont donc des éléments qui ne sont
pas visibles directement de l'extérieur. Les cognitions font pour cela partie du
"comportement couvert".
Une
injustice entraîne de la
colère; L’idée d’une
insomnie augmente l’anxiété. Lieu
neurobiologique: lobe frontal, zone de conceptualisation.
Les émotions sont ce que l'on
"ressent". En fait, il s'agit d'une interaction entre "les choses que l'on
ressent" (le corps) et les cognitions, les pensées (le mental) qui "expliquent",
qui interprètent, ce que l'on ressent. Ces pensées vont donner une "couleur" ou
"tonalité" particulière à ce que l'on ressent. Les émotions et les sensations
font partie, comme les cognitions, du "comportement couvert".
L’émotion
rend maladroit;
La
peur pousse à
fuir. Lieu neurobiologique: lobe limbique.
Parfois les pensées sont premières dans
l'émotion, les sensations corporelles venant ensuite. D'autres fois ce sont les
sensations qui sont perçues en premiers, les sensations étant attribuées à telle
ou telle cause (interprétation).
Ainsi, si l'on injecte de l'adrénaline
(hormone excitante) à deux groupes de personnes en leur disant qu'il s'agit d'un
médicament pour mieux voir. Si on met ces personnes individuellement en présence
d'un comparse (acteur) sensé avoir eu le même "médicament" et jouant, pour un
groupe la joie et l'euphorie, pour l'autre, la colère : le premier groupe
"expliquera" ses sensations par une émotion agréable, le second aura tendance à
avoir une émotion plus négative (d'après Schachter et Singer). Dans cette
situation ambiguë pour les sujets, leurs pensées ont "étiquetées" les sensations
en une émotion particulière et cette "étiquette" a pris sa source dans
l'environnement immédiat.
Modèle
rétroactif (Fontaine & Ylieff 1981) |
Les Prof. Ovide FONTAINE (U.Lg.), Prof.
Michel YLIEFF (U.Lg.) et Dr. Sara MARY-RABINE (U.L.B.) ont élaboré un schéma
d’analyse fonctionnelle qui permet de saisir en permanence les interactions des
comportements étudiés avec l'ensemble des variables qui le déterminent. Celui-ci
reprend aux modèles antérieurs le recueil objectif des faits d'observation
relatifs aux comportements ainsi que l'étude des événements antécédents et
conséquents. Mais, il intègre les variables organismiques et les antécédents
historiques.
Concrètement, le modèle se développe à partir de 3
interrogations simples:
-
Qu'est ce qui se passe ?
- Dans
quelles circonstances cela se passe-t-il ?
-
Quelles en sont les conséquences ?
Ces interrogations ont pour objet de recueillir les données
permettant :
-1°) de
décrire avec précision le ou les comportements qui posent problème;
-2°)
d'identifier leurs conditions d'apparition (antécédents immédiats et
historiques);
-3°) de
rechercher leurs conséquences (externes et internes).
Sur le plan des hypothèses
explicatives, il propose un modèle de causalité multifactoriel « rétroactif »
ou « systémique ». Il oriente ainsi le traitement vers des actions
multimodales et/ou multifocales qui s’articulent sur des hypothèses cohérentes
et non plus sur un empirisme pragmatique.
Le modèle comporte 5 étapes:
l'examen du comportement problème, l'identification des antécédents
immédiats, la recherche des conséquences, l'étude des antécédents historiques et
l’analyse des données.
1 - Examen du comportement problème
Ce comportement est décrit avec
précision sur le plan de sa topographie, de sa fréquence, de son intensité et de
sa durée. Cette description ne se limite pas aux aspects moteurs du comportement
mais envisage également ses composantes verbales et physiologiques. A coté de ce
que le sujet fait (comportement moteur), il faut également relever ce qu’il dit
(comportement verbal ou cognitif conscient) et ce qu’il ressent (modifications
physiologiques, émotions). Ces trois composantes peuvent se manifester de
manière relativement indépendante.
Une observation comportementale
ne peut réduire le sujet à « ce qui ne va pas ou ne va plus » ! Il est également
important de décrire les aspects préservés du répertoire comportemental (ce que
le patient fait ou réalise encore).
Cette description, communicable
et quantifiable, des comportements répond à deux objectifs: a) préciser ceux qui
doivent être modifiés (les cibles du traitement); b) établir une ligne de base à
partir de laquelle il sera possible durant le traitement de situer « d'où
vient » le patient, « où il en est » et d’apprécier son évolution par rapport
aux objectifs fixés (« où on veut aller »).
2 - Identification des antécédents immédiats
Cette étape porte sur la
recherche des événements qui ont un rôle de stimulus discriminatif et qui
peuvent rendre compte de l'apparition ou du maintien des comportements
problèmes. Ces variables sont d’une part, externes quand elles se situent dans
l'environnement physique ou social et d’autre part, internes lorsqu'elles se
rapportent aux facteurs cognitifs, émotionnels ou somatiques.
3
- Recherche des conséquences
Le behaviorisme a surtout
privilégié le rôle des renforcements externes sur le comportement du sujet.
L’approche cognitiviste a proposé la notion de renforcement interne,
c’est-à-dire des conséquences que le comportement a sur le sujet lui-même (ce
qu’il se dit à partir et à propos du trouble).
a) Les
renforcements externes
Les interactions qui se
développent à partir et à propos des déficits sont analysées en termes de
renforcements positifs ou négatifs. Sur ce plan, le recueil des données est
soumis aux même modalités et aléas que pour les antécédents immédiats.
b) Les
renforcements internes
Ceux-ci se situent au niveau des
cognitions et des pensées du sujet à propos des troubles présentés.
Classiquement, leur étude se fonde sur les verbalisations du patient.
4 - L’étude des antécédents historiques
Les contingences actuelles ne
peuvent donc totalement expliquer les comportements perturbés. Des facteurs liés
à l’histoire développementale, familiale et socioculturelle contribuent à la
spécificité des stimuli discriminatifs et aux effets des conséquences. Cette
perspective historique réintroduit au sein de l’analyse fonctionnelle la notion
de structure de personnalité définie comme l’ensemble des répertoires
comportementaux cognitifs et physiologiques dont dispose un individu à un moment
donné de sa vie.
5 - Analyse des données
Au terme des quatre premières
étapes, le clinicien doit avoir une vision claire et précise de ce que le
patient fait encore, de ce qu’il ne fait plus ou ne fait pas, de ce qu’il pense
et ressent. La topographie des comportements problèmes est décrite de même que
leur fréquence et leur durée. Les déterminants externes et internes sont
identifiés ainsi que l’influence des facteurs relevant de l’histoire
individuelle. On peut alors aborder la dernière étape portant sur l’élaboration
d’hypothèses explicatives, la définition des objectifs, le choix d’un traitement
et l’évaluation de ses effets.
Le clinicien devra intégrer les
informations recueillies et les synthétiser en vue d’une réponse à ses
questions. Il s’agit d’un processus complexe de résolution de problèmes, un
processus séquentiel d’investigation et de vérification comportant des moments
ou phases en interaction variable les unes avec les autres.
Classiquement, on distingue deux
types d’approche dans l’élaboration et l’intégration des informations
recueillies :
L’approche clinique
« traditionnelle » prend ses racines dans la tradition idiographique. Elle
vise à une connaissance de l’individu comme Gestalt, dans sa totalité et
son unicité. Les processus psychiques permettant cette saisie globale sont
principalement ceux de l’empathie et de l’intuition. L’intuition est conçue
comme un processus non discursif permettant de saisir le sens d’un comportement
à partir d’une mise en relation avec des prototypes et du sentiment d’évidence
qui s’impose au clinicien lorsqu’il y a correspondance.
L’approche
discursive est d’orientation nomothétique et attentive à l’«aspect mesure»
des phénomènes. Elle renvoie à un processus de pensée caractérisé par des termes
et des raisonnements explicites au cours duquel les différents éléments
(comportements, cognitions, émotions) sont mis en relation et synthétisés selon
des règles explicites et conscientes, conduisant aux conclusions par voie de
raisonnement syllogistique. L’aspect nomothétique réside dans le fait qu’on tend
à comprendre l’individu à partir d‘un réseau de lois générales et qu’on suppose
donc des individus (partiellement) comparables. Ce processus diagnostique ne
vise que certains aspects plus ou moins importants de l’individu et de son
entourage, et ne prétend pas saisir le sujet total et unique.
L’analyse fonctionnelle s’appuie
sur l’approche discursive. Toutefois, l’approche clinique traditionnelle fait
aussi intervenir le raisonnement discursif, tout comme l’approche discursive
fait intervenir l’intuition au niveau de la conception des hypothèses. En effet,
toute analyse de processus singuliers (individuels) reste une interprétation.
Celle-ci doit nécessairement faire l’objet d’une mise à l’épreuve ou d’une
vérification établissant, par la recherche du matériel objectif, que les faits
et les relations postulés dans l’hypothèse intuitive et interprétative se
retrouvent effectivement dans le matériel clinique dont on dispose.
a) Les
hypothèses explicatives
Le modèle de causalité
«rétroactif» intègre l’ensemble des données impliquées dans la genèse et le
maintien des conduites perturbées. Il postule qu’un événement donné fait partie
d’un système composé de plusieurs éléments qui interagissent les uns sur les
autres. Il permet ainsi de formuler des hypothèses explicatives prenant en
compte les interactions entre les différentes variables (figure 1). Ces
hypothèses s’inspirent des modèles théoriques actuellement proposés mais elles
s’inscrivent aussi dans la perspective du processus d’intervention. En effet,
des variables considérées comme secondaires sur le plan de la genèse d’une
conduite peuvent avoir un rôle important au niveau de son développement et de
son maintien.
b) les
objectifs et le choix d’un traitement
Les hypothèses explicatives
doivent conduire à la sélection ou l’élaboration d’un traitement en vue
d’atteindre des objectifs clairement définis. Dans l’esprit du raisonnement
expérimental, ce traitement est envisagé comme une « expérience » (N=1)
permettant de contrôler les hypothèses posées. Sa finalité est la modification
durable des comportements qui posent problèmes. Celle-ci est atteinte par des
actions conjointes ou coordonnées sur l’ensemble des variables, externes et
internes, qui déterminent les comportements. Le modèle de causalité rétroactif
oriente vers des actions multifocales ou multimodales où les différents éléments
du système sont traités selon des modalités adaptées et par des techniques
appropriées.
c)
l’évaluation des résultats
Celle-ci porte sur les effets de
l’intervention et la spécificité des changements constatés. Elle s’appuie sur la
ligne de base, simple ou multiple, établie lors de la première étape. Les
changements constatés ne confirment pas forcément les hypothèses ou l’adéquation
du traitement. L’interprétation des résultats doit porter sur le contrôle de ces
hypothèses au niveau de la sélection et de l’organisation des faits ainsi que
sur le choix du traitement et de ses modalités. Ce contrôle peut entraîner des
remaniements tant sur le plan explicatif et de la méthode d’intervention. Le
modèle de causalité rétroactif facilite ces remaniements en fonction des faits
nouveaux ou des difficultés qui apparaissent dans la dimension temporelle du
traitement.
Le suivi et le contrôle, la comparaison critique, sont un facteur important de
l’activité clinique. Une condition essentielle pour savoir si une hypothèse est
correcte est d’évaluer ce qu’est devenu, comment a évolué le sujet ou le patient
qui en était l’objet. Très souvent, pour toutes sortes de raisons, nous ne le
savons pas ou de façon trop imprécise pour pouvoir réellement jauger et corriger
nos prévisions. Cette situation ne fait que renforcer nos stéréotypes
puisqu’elle favorise leur perpétuation par le mécanisme le la mémoire sélective
qui nous fait retenir les éléments qui les confirment et ignorer les autres.
« Le clinicien acquiert la conviction que
le portrait qu’il fait de la personnalité et des aptitudes du sujet est correct,
et, en l’absence d’un suivi qui l’obligerait à s’apercevoir de ses nombreux
échecs, le clinicien deviendra de plus en plus convaincu de son omniscience et
de son habileté quasi divines ». (Eysenck).
Conclusions
L’analyse fonctionnelle
constitue donc un outil dynamique permettant tout au long du processus
thérapeutique de vérifier la valeur des données retenues et des explications
proposées. Si l’activité diagnostique demeure toujours le temps premier de
l’intervention, elle n’en est plus nettement dissociée comme dans les modèles
traditionnels. Ce va-et-vient constant entre le diagnostic et le traitement est
à l’image de la réalité clinique sans cesse mouvante. Comme le souligne Richelle
« le comportement n’est jamais état, il est action »
L’analyse fonctionnelle est un outil conceptuel et
méthodologique permettant de :
- appréhender la singularité du sujet
- organiser le recueil des données
- poser des hypothèses explicatives
- préciser les cibles du traitement
- individualiser les techniques d’intervention
- évaluer les effets du traitement.
« Si l’on veut respecter
l’esprit du raisonnement expérimental, il faut que l’analyse fonctionnelle ne se
limite pas à un ensemble de moyens permettant un relevé des faits, mais qu’elle
suggère également les interactions possibles entre eux, qu’elle détermine
l’élément qui sera l’objectif thérapeutique prioritaire et la ou les stratégies
pour l’aborder, qu’elle étudie les modifications entraînées par la thérapeutique
sur chaque élément du système sujet-environnement et enfin, qu’elle analyse la
spécificité des changements observés. » (Fontaine et Rognant)
Modèle S.O.R.C.
|
Selon le modèle S.O.R.C., l'analyse fonctionnelle explore les
systèmes moteur, cognitivo-comportemental
émotionnel et physiologique.
Elle explore
trois types de variables:
1-les stimuli (S): propriétés
de l'environnement physique et
social,
2-les réponses (R) à ses
stimuli:
actes, conduites ou
comportements qui peuvent se
manifester de deux façons :
-
réponses ouvertes
: observables
directement de l'extérieur
(état psychomoteur,
évitement, fuite, rituel, …)
-
réponses couvertes:
observées indirectement
ou inférés à partir
d'instruments de mesure
adaptés :
- cognitions : pensées,
images mentales
- émotions, sentiments
- réponses physiologiques :
rythme cardiaque,
conductance cutanée, EEG, …
3-les propriétés individuelles de
l'organisme (O): caractéristiques
de la personne ou de l'organisme:
- psychologiques :
personnalité (tempérament &
caractère)
- sociales : éducation,
profession, culture,
religion
- biologiques : anomalies ou
variations métaboliques
(héritées ou acquises)
But
du recueil des données:
•-Obtenir
une description précise du
comportement problème (ou des
comportements problèmes) — R
•-Préciser les
conditions et les situations
d'apparition (stimuli antécédents) —
S
•-Préciser leurs
conséquences sur le sujet lui-même
et son environnement social,
familial … — C
•-Préciser les variables
intermédiaires —
O
: cognitions, émotions, réponses
physiologiques.
S
→
O
→
R
→
C
Le
Modèle de KANFER ET SASLOW (1969) |
Le modèle de Kanfer
et Salow vise 3 objectifs :
-déterminer quels comportements doivent être modifiés,
-dans quelles conditions ces comportements ont été acquis et
-quels sont les facteurs actuels qui les maintiennent.
Pour répondre à ces
questions, ils faisaient l'exploration de sept dimensions :
1. Examen du
problème spécifique
-fréquence, intensité, durée, formes prises par le problème,…
2. Clarification de
la situation problème
-ce qui dans l'environnement du sujet concourt à maintenir le
comportement problème
-les conséquences du C P sur l'environnement et sur le sujet
3. Analyse
motivationnelle
-ce qui constitue un renforcement positif
-ce qui constitue un renforcement négatif. Ex : bénéfices primaires ou
secondaires
4. Analyse
développementale
-examen précis du passé : comportemental, biologique et socioculturel
5. Analyse de
l'autocontrôle
-moyens et importances des méthodes dont dispose le patient au niveau de
son autocontrôle dans la vie de tous les jours.
-conséquences positives ou négatives de cet autocontrôle
6. Analyse des
relations sociales
-sociabilité générale du patient
-influence que lui même exerce sur les personnes significatives de son
environnement
-comment ces personnes influencent son comportement (--->
retrouver dans l'entourage immédiat du patient d'éventuels co-thérapeutes)
7. analyse de
l'environnement socioculturel et des conditions physiques
MODELE B.A.S.I.C. I.D.E.A.
(Lazarus 1973, Cottraux et col.1979) |
Le modèle de Lazarus complété
par Cottraux permettait de dégager un profil d’action thérapeutique permettant
une action multimodale (BASICIDEA) :
|
B |
Behavior |
Comportement ouvert |
|
A |
Affect, Sensation |
Affect qui accompagne ce comportement |
|
S |
Sensation |
Sensations physiques de tension céphalées
(exemple : tension musculaire) qui accompagnent le comportement ouvert |
|
I |
Imagerie mentale |
Imagerie mentale en relation avec le
comportement ouvert |
|
C |
Cognition |
Idées et croyances que le sujet a concernant
son comportement qu’il entretient concernant les possibilités de
changement |
|
I |
Interpersonal |
Relations interpersonnelles en connexion
avec le comportement problème |
|
D |
Drug |
Correspond à l’attrait pour les drogues et
les médicaments. Dans cette rubrique, il est d’usage de ranger les
informations concernant l’état physique |
|
E |
Expectation* |
Attente du sujet concernant le thérapeute ou
la thérapie |
|
A |
Attitude* |
|
|
* Les deux derniers items ont été rajoutés
par Cottraux. |
MODELE S.E.C.C.A.
(Cottraux 1980) |
S.E.C.C.A :
stimulus - émotion - cognition - comportement - anticipation
La grille SECCA, proposée par Cottraux en
1990, a pour ambition d'être aussi complète que la BASIC IDEA,
mais en soulignant cette fois les interactions entre les
différents éléments.
Elle se base sur les deux aspects, synchroniques et
diachroniques.
Synchronie
Anticipation
|
Situation
|
Emotion <-> Croyance personnelle
|
Comportement <-> Cognitions <-> Imagerie
|
Conséquences
Diachronie
- Données structurales : génétiques / personnalité
- Facteurs historiques de maintien
- Facteurs déclenchants initiaux invoqués
- Evénements précipitant les troubles
- Autres problèmes
- Traitements précédents
- Maladies physiques
MODELE
COGNITIF par CONCEPTUALISATION (Beck) |
Une interaction entre pensées, émotions,
sensations physiques et comportement dans une approche intégrant l'éducation
et les événements de vie, les croyances de base, les postulats conditionnels et
inconditionnels, et la situation environnementale.
MODELE
des CERCLES VICIEUX (Cungy 1996) |
La
Situation déclenchante influence les
Cognitions ( ce
qui se passe dans mon esprit ) qui influencent les
Emotions (ce que je ressens) qui influencent
le Comportement (ce
que je fais) qui influence les Conséquences
(-concrètes -relationnelles)
ABC : Antécédent,
Comportement (Behavior), Conséquence.
Le schéma ABC est utilisé dans
l'analyse du comportement appliquée. L'unité
d'observation est le comportement, décrit selon
plusieurs critères avec précision. Un quatrième terme
peut être utilisé : la situation dans laquelle se
produit la séquence ABC.