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L'intelligence relationnelle, les émotions.

Le concept d’émotion

Les émotions représentent l’ensemble des sentiments éprouvés par un individu, et surviennent en général en réaction à une situation donnée.

L’affect est défini comme la tonalité du sentiment (agréable ou désagréable) qui accompagne une idée.

L’émotion est en général ressentie par le sujet à la fois sur le plan psychologique (affects) et sur le plan somatique (réactions végétatives).

Indissociables de la vie humaine, nos émotions en constituent un aspect fondamental: la couleur de fond sur laquelle se joue notre existence.

La présence d’un symptôme n’est pas en soi pathologique (angoisse, tristesse, colère…). Il devient pathologique lorsqu’il constitue une réponse univoque à des situations variables, ou lorsqu’il est d’une intensité disproportionnée

Les émotions sont reconnues comme étant un des trois ou quatre types d’opérations mentales, à savoir : la motivation, les émotions, les cognitions et (moins fréquemment) la conscience (Bain, 1855/1977 ; Izard, 1993 ; MacLean, 1973 ; Mayer, 1995a, 1995b, Plutchik, 1984 ; Tomkins, 1962 ; voir Hilgard, 1980 ; et Mayer, Chabot & Carlsmith, 1997).

Les motivations de base surviennent en réponse à des états internes et incluent donc des « moteurs » tels que la faim, la soif, le besoin de contacts sociaux et le désir sexuel. Le rôle des motivations est de diriger l’organisme dans la réalisation d’actes simples pour satisfaire les besoins de survie et de reproduction. Dans leur forme basique, les motivations suivent un cycle temporel relativement déterminé (ex : la soif augmente jusqu'à ce qu’elle soit étanchée) et sont généralement satisfaites d’une façon spécifique (la soif est satisfaite par le fait de boire).

En ce qui concerne les émotions, il semblerait qu’elles apparaissent chez les mammifères pour signaler les changements (réels ou imaginaires) dans les relations entre un individu et son environnement afin de fournir une réponse adéquate. Par exemple, la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; la peur apparaît en réponse au danger.

Les émotions ne suivent pas un cycle temporel rigide mais répondent aux changements externes dans les relations (ou la perception interne de ceux-ci). De plus, chaque émotion organise plusieurs réponses comportementales de base à ces relations ; par exemple, la peur organise l’attaque ou la fuite. Les émotions sont par conséquent plus flexibles que les motivations, mais pas encore autant que ne le sont les cognitions.

Les cognitions, permettent à l’organisme d’apprendre de son environnement et de résoudre des problèmes dans des situations nouvelles. Ces apprentissages se font souvent dans le but de satisfaire les motivations ou afin de créer ou de maintenir des émotions positives.

La cognition comprend l’apprentissage, la mémoire et la résolution de problèmes. Elle se fait en direct et implique un traitement intentionnel de l’information basé sur l’apprentissage et la mémoire.

Ces trois types d’opération mentale de base s’intègrent et se combinent dans une structure plus large (system framework) pour engendrer des mécanismes plus complexes pour former la personnalité d’un individu.

L’expression intelligence émotionnelle, implique quelque chose qui appartient à l’intersection des émotions et des cognitions. Selon cette perspective, afin d’évaluer une théorie touchant peu ou prou à l’intelligence émotionnelle, il faut mesurer le degré auquel la théorie en question se rapporte à cette intersection.

Les travaux de Le Doux (1998) ont permis une avancée significative de la biologie des émotions et de leurs relations avec les facteurs cognitifs. La conscience joue peu de rôle dans ce type d’apprentissage, qui a lieu dans deux structures neurologiques qui appartiennent à des structures primitives du cerveau : le thalamus et l’amygdale, et également le tronc cérébral. L’apprentissage de la peur et des réactions anxieuses a lieu dans le thalamus et l’amygdale, selon une voie qui court-circuite le cortex préfrontal. Cette voie est utilisée quand il s’agit de réponses de survie immédiates : fuir, affronter et combattre, ou s’immobiliser. Mais à cette voie courte se superpose une voie longue, qui va permettre un traitement conscient et plus lent de l’information.

Cette voie fait relais dans les aires préfrontales qui font partie du néocortex. Une atteinte du cortex préfrontal empêche la décroissance des réponses de peur et d’anxiété par l’exposition répétée aux situations provocatrices d’anxiété (Le Doux, 1998). Ce qui signifie que la conscience joue sans doute un rôle dans les processus d’habituation.

Il est vraisemblable que les personnes qui présentent des perturbations émotionnelles importantes utilisent essentiellement la voie courte, automatique et inconsciente : ce qui expliquerait des réactions de colère, de violence ou de peur disproportionnées par rapport à la situation qui provoque l’émotion. Ce qui positionne aussi les possibles actions de la thérapie comportementale sur la voie courte, émotionnelle, et de la thérapie cognitive sur la voie longue, plus rationnelle. Un tel schéma plaide pour une thérapie cognitivo-comportementale agissant à la fois sur les émotions, les comportements et les cognitions.

Les grandes catégories d’émotions.

Toutes les émotions portent plusieurs noms qui donnent des nuances au sens général comme l’intensité du sentiment ou le contexte de l’émotion. Par exemple, la peur s’appelle: nervosité, souci, crainte, inquiétude, peur, angoisse, panique ou phobies diverses, etc..

LES ÉMOTIONS SIMPLES

-L'attendrissement
-La colère
-Le contentement
-Le désir
-L'ennui
-La haine

-L'impatience
-La nostalgie
-La peur
-Le plaisir
-La tristesse

LES ÉMOTIONS MIXTES

-L'amertume
-L'amour
-La culpabilité
-Le dégoût
-L'écœurement
-La fierté
-La honte

-La jalousie
-La jalousie amoureuse
-Le mépris
-La pitié
-La rage
-La rancune
-La révolte

LES CONTRE-ÉMOTIONS

-L'agitation
-L'angoisse
-L'anxiété
-Le bégaiement
-La boule dans la gorge
-La céphalée de tension (mal de tête)
-La confusion d'évitement
-L'évanouissement
-La fatigue
-La fébrilité
-La gêne
-Le malaise
-La migraine de tension

-La nausée
-La nervosité
-La panique
-La crise de panique ou d'angoisse
-De la panique à la phobie
-Le rougissement
-Le stress
-La tension
-Les tics
-La transpiration excessive
-Le tremblement
-Le vide
-Autres phénomènes physiologiques liés au blocage émotionnel

LES PSEUDO-ÉMOTIONS

-«Se sentir» abandonné
-L'admiration
-L'ambivalence
-«Se sentir» blessé
-La compassion
-La confusion créatrice
-La déception
-Le découragement
-Être déprimé
-Le désespoir
-Être distant
-L'embarras
-«Se sentir» emprisonné
-L'envie
-L'estime
 

-Être figé
-La frustration
-L'humiliation
-L'impuissance
-L'indifférence
-L'inquiétude
-La manipulation
-La paresse
-La reconnaissance
-Le regret
-Le rejet
-La solitude
-La timidité
-La trahison
-La violence
 

Émotions positives - émotions négatives.

Chaque émotion va d’un pôle positif à un pôle négatif. Toute émotion négative a sa contrepartie positive.

Ainsi la joie, émotion positive, correspond à la tristesse, émotion négative, la sérénité correspond à la culpabilité, l’amour à l’hostilité, la fierté à la honte, le calme à l’angoisse, la perception constructive de soi à la dévalorisation de soi, etc.

Troubles de l’expression des affects

Dans l’hyperémotivité le patient est sujet à des réactions émotionnelles exagérées (états de stress post-traumatique, état maniaque, syndrome démentiel).

Un défaut d’émotivité est retrouvé dans la froideur schizophrénique, l’émoussement affectif du dément, la contention des émotions de l’obsessionnel, ou encore chez le patient déprimé.

Parfois on peut noter une inadéquation de l’émotivité : décalage entre l’affect exprimé et le contenu du discours, cela est caractéristique dans la discordance du schizophrène.

La labilité émotionnelle est fréquente et consiste en un passage très rapide et brutal d’un état émotionnel à un autre (du calme aux pleurs puis au rire ou à l’agressivité par exemple).

La colère est une réaction émotive paroxystique à une contrariété (menace, frustration) qui se traduit par une excitation verbale et gestuelle accompagnée de manifestations neurovégétatives (troubles vasomoteurs, augmentation de la fréquence cardiaque). Elle est un des sept péchés capitaux de la tradition mais ne peut être, seule, considérée comme pathologique.

La fureur : forme extrême de colère, souvent accompagnée de troubles de la vigilance (obtusion) et d’une amnésie lacunaire portant sur la durée de l’accès furieux.

La crise clastique : situation de violence extrême avec activité de destruction sans intention précise.

Fureur et crise clastique, qui sont des notions très proches, sont des formes de colère pathologiques.

La timidité est une réaction émotive aux contacts sociaux traduite par un manque d’aisance et un sentiment d’inconfort en société, surtout en présence d’une personne du sexe opposé ou lorsque le sujet se sent évalué par une autorité. Elle peut, comme la colère avoir une dimension pathologique.

L’humeur ou thymie est une disposition affective de base influencée par le vécu émotionnel et instinctif, donnant un éprouvé agréable ou désagréable ou encore oscillant entre les deux.

Les troubles de l’humeur se distinguent de l’humeur normale soit par l’intensité de leurs manifestations, soit qualitativement par la nature des émotions éprouvées (décalage par rapport à la situation).

L’importance des émotions dans la communication

C’est en "lisant" attentivement les émotions d’une personne et leur intensité que nous pouvons établir une bonne communication avec elle et bien la suivre. Les émotions sont le révélateur par excellence de ce qu’elle pense et "vit" actuellement, de ce qui est actuellement important pour elle. Ceci est également vrai pour soi-même. Nos émotions nous parleront de nous et de ce qui se passe d’important pour nous dans notre vie.

Etre éveillé aux émotions de la personne avec laquelle nous communiquons est donc une composante essentielle d’une communication efficace. Un pas significatif dans cette direction pourra être de se conscientiser à l’expression et à la détection des émotions. Il est recommandé en conséquence de s’y attarder avec soin et de devenir réceptif aux messages non verbaux et aux intonations qui révèlent les émotions. L’habitude de reconnaître efficacement les émotions se développe facilement.

Types d'intelligences relationnelles

Il y a six composantes de l'intelligence que l'homme utilise pour communiquer, analyser, comprendre, mémoriser... les informations externes :

          -L’attention ou distinction est une faculté de faire attention et distinguer des choses ou actes existants dans l’environnement.

          -La concentration est une faculté d’évaluer les distances et les volumes.

          -La conscience ou compréhension est une faculté de comprendre les problèmes et les actes généralement.

          -La mémoire est la faculté de conserver les informations.

          -Le raisonnement ou pensée est la faculté de planifier. Elle est aussi appelée créativité.

          -La capacité de prise de décision est la faculté de prendre la décision de faire un acte.

Le modèle de Bar-On de l'intelligence émotionnelle

Directeur de l’Institut des Intelligences Appliquées du Danemark et expert-conseil auprès de nombreuses organisations en Israël, Reuven Bar-On a mis au point une des premières mesures de l’intelligence émotionnelle en utilisant l’expression « quotient émotionnel ». Son modèle gravite autour du potentiel de rendement et de succès, plutôt que du rendement ou du succès comme tels, et est considéré comme étant orienté vers le processus plutôt que vers les résultats (Bar-On, 2002). Il est centré sur une gamme de capacités émotionnelles et sociales, comprenant les capacités à (Bar-On, 1997) :

·         être conscient de soi

·         se comprendre et s’exprimer

·         être conscient des autres, les comprendre et entretenir des rapports avec eux

·         faire face à des émotions fortes,

·         s’adapter au changement et régler des problèmes de nature sociale ou personnelle.

Bar-On justifie comme suit son utilisation du terme intelligence émotionnelle :

L’intelligence décrit l'agrégation d'habilités, de capacités et de compétences [...] qui [...] représente une collection de connaissances utilisées pour faire face à la vie efficacement. L'adjectif émotionnel est employé pour mettre en relief que ce type spécifique d'intelligence diffère de l'intelligence cognitive (Bar-On, 1997, p.15) ».

Dans son modèle, Bar-On distingue cinq composantes de l’intelligence émotionnelle :

·         l’intra-personnel

·         l’inter-personnel

·         l’adaptabilité

·         la gestion du stress

·         l’humeur générale

Ces composantes comportent des sous-composantes.

Selon Bar-On, l’intelligence émotionnelle se développe avec le temps, et il est possible de l’améliorer par la formation et la thérapie (Bar-On, 2002). Bar-On pose l’hypothèse que les personnes qui ont un QE supérieur à la moyenne réussissent en général mieux à faire face aux exigences et aux pressions de l’environnement. Il ajoute qu’une déficience dans l’intelligence émotionnelle peut empêcher le succès et traduire l’existence de problèmes psychologiques. Par exemple, selon lui, des problèmes d’adaptation au milieu sont particulièrement répandus parmi les personnes qui présentent des déficiences sur les sous-échelles d’épreuve de la réalité, de résolution de problèmes, de tolérance au stress et de contrôle des impulsions.

En général, Bar-On estime que l’intelligence émotionnelle et l’intelligence cognitive contribuent autant l’une que l’autre à l’intelligence générale d’une personne, qui constitue par conséquent une indication de son potentiel de réussir dans la vie (Bar-On, 2002).

Le modèle de Goleman de l'intelligence émotionnelle

Le modèle de Goleman (« L’intelligence émotionnelle » Goleman, 1995) développe quatre concepts principaux :

           - le premier, la conscience de soi, est la capacité à comprendre ses émotions, à reconnaître leur influence à les utiliser pour guider nos décisions.

           - le deuxième concept, la maîtrise de soi, consiste à maîtriser ses émotions et impulsions et à s’adapter à l’évolution de la situation.

           - le troisième concept, celui de la conscience sociale, englobe la capacité à détecter et à comprendre les émotions d’autrui et à y réagir.

           - Enfin, la gestion des relations, qui est le quatrième concept, correspond à la capacité à inspirer et à influencer les autres tout en favorisant leur développement et à gérer les conflits (Goleman, 1998).

Goleman inclut un ensemble de compétences émotionnelles correspondant à chacun de ces concepts. Les compétences émotionnelles ne sont pas des talents innés, mais plutôt des capacités apprises qu’il faut développer et perfectionner afin de parvenir à un rendement exceptionnel. Cependant, Goleman pose l’hypothèse selon laquelle nous naissons tous avec une intelligence émotionnelle générale qui détermine notre potentiel à acquérir des compétences à ce niveau. Ces compétences sont organisées en « grappes » ou « groupes de synergie » qui se complètent et se renforcent réciproquement (Boyatzis, Goleman et Rhee, 1999).

La théorie des intelligences multiples de Gardner

Dans Les formes de l'intelligence (1983 traduction française 1997) Howard Gardner, professeur de psychologie cognitive à Harvard a émis l'hypothèse selon laquelle plusieurs types d'intelligence coexistaient chez chaque être humain. En étudiant des individus souffrant de troubles cérébraux, il distingue sept types d'intelligence. Il y ajoute ensuite un huitième, l'intelligence « naturaliste », et en envisage un neuvième, la « spirituelle ». Ces neuf formes de l'intelligence sont :

·         L'intelligence logico-mathématique, qui détermine la vitesse à laquelle on peut résoudre un problème numérique ou logique. Surexploitée par les mathématiciens, joueurs d'échecs…

·         L'intelligence linguistique (ou verbale), fréquente chez les politiciens, écrivains, poètes grâce à laquelle on peut construire des phrases, avoir le sens de la rime, convaincre et persuader les autres…

·         L'intelligence intra-personnelle, qui désigne la capacité qu'on a à avoir un regard critique sur soi-même, juger de ses limites, comprendre ses réactions…

·         L'intelligence inter-personnelle, grâce à laquelle on peut deviner les réactions de son entourage, évaluer les interactions, communiquer … fréquente chez les politiciens.

·         L'intelligence visuo-spatiale, qui permet de manipuler des objets tridimensionnels dans sa tête. Elle est exploitée notamment par les architectes, géographes, artistes…

·         L'intelligence naturaliste, qui permet de classer les objets, et de les différencier en catégories. Très sollicitée chez les zoologistes, botanistes, archéologues...

·         L'intelligence musicale, qui juge la hauteur, la tonalité des sons, le rythme et la mélodie d'une musique. Exploitée surtout par les musiciens, compositeurs…

·         L'intelligence kinesthésique, qui est responsable de tout ce qui a trait aux travaux gestuels… développée chez les sportifs, mimes, mais aussi ceux qui pratiquent un travail de minutie (chirurgiens, informaticiens…)

·         Éventuellement l’intelligence existentialiste ou spirituelle et qui se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses.

Une autre définition de l'intelligence multiple a été définie en cinq points l'intelligence logique, sociale, musicale, manuelle et culturelle.

Le point qui distingue les deux définitions d'intelligence ci-dessus est celui de l'intelligence culturelle. L'intelligence culturelle est la fonction qui permet de faire appel à sa culture pour résoudre un problème en transposant l'acquis.

Les émotions: une partie très importante de notre vie.

Indissociables de la vie humaine, nos émotions en constituent un aspect fondamental: la couleur de fond sur laquelle se joue notre existence... Sans même savoir comment, nous nous donnons des émotions. Chaque émotion peut se situer à deux pôles opposés, d’agréables à désagréables (joie-tristesse, sécurité-peur, amour-haine, sérénité-culpabilité, etc.).

En plus d’être si importantes au niveau strictement personnel, nos émotions, autant positives que négatives, ont également un effet direct sur la manière dont nous communiquerons avec nos enfants: sur notre manière de nous exprimer et de les écouter. Pensons par exemple aux effets de la colère sur mes relations avec les autres...

Et nous sommes des modèles pour nos enfants qui calquent sur nous leurs façons de réagir émotionnellement...

TROUBLES DE L’EXPRESSION DES AFFECTS

Dans l’hyperémotivité le patient est sujet à des réactions émotionnelles exagérées (états de stress post-traumatique, état maniaque, syndrome démentiel)

Un défaut d’émotivité est retrouvé dans la froideur schizophrénique, l’émoussement affectif du dément, la contention des émotions de l’obsessionnel, ou encore chez le patient déprimé.

Parfois on peut noter une inadéquation de l’émotivité : décalage entre l’affect exprimé et le contenu du discours, cela est caractéristique dans la discordance du schizophrène.

La labilité émotionnelle est fréquente et consiste en un passage très rapide et brutal d’un état émotionnel à un autre (du calme aux pleurs puis au rire ou à l’agressivité par exemple)

La Colère est une réaction émotive paroxystique à une contrariété (menace, frustration) qui se traduit par une excitation verbale et gestuelle accompagnée de manifestations neurovégétatives (troubles vasomoteurs, augmentation de la fréquence cardiaque). Elle est un des sept péchés capitaux de la tradition mais ne peut être, seule, considérée comme pathologique.

La fureur : forme extrême de colère, souvent accompagnée de troubles de la vigilance (obtusion) et d’une amnésie lacunaire portant sur la durée de l’accès furieux.

La crise clastique : situation de violence extrême avec activité de destruction sans intention précise.

Fureur et crise clastique (qui sont très proches) sont des formes de colère pathologiques

La Timidité est une réaction émotive aux contacts sociaux traduite par un manque d’aisance et un sentiment d’inconfort en société, surtout en présence d’une personne du sexe opposé ou lorsque le sujet se sent évalué par une autorité. Elle peut, comme la colère avoir une dimension pathologique.

L’humeur ou thymie est une disposition affective de base influencée par le vécu émotionnel et instinctif, donnant un éprouvé agréable ou désagréable ou encore oscillant entre les deux.

Les troubles de l’humeur se distinguent de l’humeur normale soit par l’intensité de leurs manifestations, soit qualitativement par la nature des émotions éprouvées (décalage par rapport à la situation).

Lire les émotions et leur intensité pour bien communiquer...

Nous constatons que c’est en "lisant" attentivement les émotions d’une personne et leur intensité que nous pouvons établir une bonne communication avec elle et bien la suivre. Les émotions sont le révélateur par excellence de ce qu’elle pense et "vit" actuellement, de ce qui est actuellement important pour elle. Ceci est également vrai pour soi-même. Nos émotions nous parleront de nous et de ce qui se passe d’important pour nous dans notre vie.

Etre éveillé aux émotions de la personne avec laquelle nous communiquons est donc une composante essentielle d’une communication efficace. Un pas significatif dans cette direction pourra être de vous conscientiser à l’expression et à la détection des émotions. Je vous recommande en conséquence de vous y attarder avec soin et de devenir réceptif aux messages non verbaux et aux intonations qui révèlent les émotions. L’habitude de reconnaître efficacement les émotions se développe facilement.

Voici un exercice simple. Essayez de déterminer quelle émotion semble vivre un acteur de télévision, et à quelle intensité entre 0 et 10, en ayant enlevé le son. Faites le même exercice avec des inconnus, par exemple au restaurant.

 

 

psymaroc.com©2008   Dr. EL KAHLOUN,  dernière mise à jour le 10 octobre 2008| contact