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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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| Toxicomanie au cannabis | ||
| Clinique des toxicomanies aux drogues de synthèse | ||
| Approche thérapeutique des toxicomanies | ||
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ADDICTIONS AUX PSYCHOSTIMULANTS ET DROGUES DE SYNTHESE |
GENERALITES
I - DONNÉES DE CONSOMMATION
a - Données générales. On peut distinguer trois catégories de substances dénommées par les usagers :
- « speed » (pour les stimulants du type amphétamines ou cocaïne),
- « taz » (pour les empathogènes comme l’ecstasy),
- et « trips » (pour les hallucinogènes tels le LSD).
b - Tendances et évolutions des consommations. Plusieurs ordres de faits sont observés :
- l’apparition de nouvelles molécules (les drogues de synthèse),
- l’émergence de nouveaux usages de substances déjà répandues (cocaïne, amphétamines, LSD…),
- une diminution relative de la consommation d’opiacés.
- une augmentation forte de la consommation précoce de cannabis généralement associée à de l’alcool et du tabac,
- un développement d’usages de substances psychoactives en milieu festif (rave parties, free parties, mais aussi mégadiscothèques, boîtes de nuit, soirées privées, etc.).
c – Prévalences des consommations. Les chiffres de la consommation de substances psychoactives indiquent que les psychostimulants et les hallucinogènes sont les substances illicites les plus utilisées après les dérivés du cannabis, en particulier par les moins de 25 ans (en France).
1) La cocaïne et le crack : en 2000 (Baromètre santé), 1,4 % des français de 18 à 75 ans ont expérimenté la cocaïne. Chez les jeunes, l’expérimentation varie entre 1 et 3 % en fonction de l’âge et du sexe.
Les usagers de crack en métropole sont pour la plupart des personnes marginalisées dont une partie alterne l’usage de crack et d’opiacés. Aux Antilles et en Guyane, cette consommation est particulièrement développée depuis une quinzaine d’années.
2) Ecstasy et autres amphétamines : la consommation d’ecstasy est apparue en France au début des années 90 et se révèle depuis en progression. En 2000, chez les jeunes participant à la journée d’appel, 5 % des garçons et 2,2 % des filles de 18 ans déclaraient en avoir consommé au moins une fois. Au Maroc, la mode de l'ecstasy a démarrée vers la fin des années 90 dans les grandes discothèques. Actuellement l'usage dans la population lycéenne est en progression.
Parmi les jeunes de 18 ans ayant participé à des fêtes techno, la fréquence de l’usage augmente avec le nombre de participation à des évènements festifs. La consommation d’amphétamines est plus ancienne, mais reste encore limitée.
3) LSD et Hallucinogènes : l’expérimentation actuelle de champignons, LSD et autres hallucinogènes est faible en population générale, mais en progression au sein de la population adolescente (en 1993 : 0,9 % des filles, 2,6 % des garçons – en 1999 : 2,5 % filles, 5 % garçons). La consommation de ces produits est principalement circonscrite à des contextes festifs.
- Les usages de psychostimulants et de drogues de synthèse sont en augmentation et concernent un ensemble de substances :
o les empathogènes ou « taz » (au premier plan desquels figure l’ecstasy),
o le « speed » (les amphétamines, la métamphétamine, la cocaïne et dérivés),
o les « trips » (avec le LSD, mais aussi les champignons hallucinogènes).
- Les lieux festifs sont devenus un champ d’expérimentation très large de substances chez les jeunes, à travers toute l’Europe, aussi bien au Maroc.
- Le cannabis est la substance la plus fréquemment consommée devant l’ecstasy, les champignons hallucinogènes, les amphétamines et le LSD (en France).
- L’usage d’opiacés s’intègre à ces expérimentations et à ces recherches d’effets complémentaires et contrôlés (ex : le rachacha pour atténuer « la descente »).
psymaroc.com©2008
Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 06 mai 2008|
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