Psychothérapie brève par provocation d’anxiété de Sifneos (1966)
La psychothérapie brève par provocation d’anxiété de Sifneos
au Massachusetts general hospital de Boston (Sifneos, 1966), se concentre
exclusivement sur le conflit œdipien.
Durant la phase initiale du traitement, le
thérapeute doit établir un bon rapport avec le patient afin de créer une bonne
alliance thérapeutique. Le thérapeute utilise des confrontations provoquant
l’anxiété pour clarifier les questions qui concernent le patient à propos de la
situation de sa vie précoce et du conflit actuel.
L’utilisation de
confrontations dans une perspective d’attaque directe des défenses du patient
distingue cette catégorie de psychothérapie des autres psychothérapies à court
terme. Le patient doit avoir une intelligence au dessus de la moyenne et avoir
eu au moins une relation significative avec une autre personne durant sa vie. Ce
critère tend à exclure les patients présentant des troubles narcissiques. De
plus, le patient doit être très motivé pour changer – et non seulement pour
obtenir une réduction des symptômes – et exprimer une plainte principale
spécifique. Durant l’évaluation, il doit se montrer capable d’interagir avec le
psychiatre qui l’évalue, d’exprimer ses sentiments et de montrer une certaine
flexibilité.
La « motivation » est définie comme la capacité du patient à
reconnaître la nature psychologique de ses symptômes, une tendance à
l’introspection et une honnêteté par rapport aux difficultés émotionnelles,
ainsi qu’une volonté de participer à la situation de traitement. En plus, la
motivation inclut la curiosité, une volonté de changer, une volonté de faire des
sacrifices raisonnables et une attente réaliste des résultats de la
psychothérapie.
Les traitements par provocation d’anxiété comportent
généralement de 12 à 16 séances, et ne vont jamais au delà de 20 séances. Les
séances durent 45 minutes.