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   Psychosomatique

 

 

-Stress en médecine psychosomatique

-La gestion du temps pour moins de stress

-Traitement de l'état de stress post-traumatique
-L'affirmation de soi et la gestion du stress
LE STRESS

Au sens strict du terme la définition du stress ne comprend pas la réponse de l'organisme aux contraintes mais uniquement les contraintes elles même, par contre le terme "syndrome général d'adaptation" est approprié pour parler des réponses aux contraintes.

Clinique comportementaliste du stress

Hans Selye, en 1936, physiologiste canadien d'origine hongroise, découvreur du « syndrome général d'adaptation » ou « stress » défini celui-ci comme étant la réponse non spécifique de l'organisme à toute demande. Par définition, il ne peut être évité. La complète liberté par rapport au stress, c'est la mort.

Etymologiquement, le mot « stress » provient du latin « stringere » : étreindre, serrer. En métallurgie, il désigne les contraintes physiques auxquelles sont soumises les pièces métalliques (poutres, ponts,…).

Selon l'Encyclopaedia universalis, le stress est défini comme une réaction de l'organisme à un agent d'agressions ou un traumatisme quelconque. En fait, « stress » tend progressivement, à devenir synonyme d'émotion, le sens de ce dernier s'étant très affaibli. Il est employé aussi, dans un sens plus spécifique, pour désigner les tensions engendrées par des conflits internes non résolus ou des situations insolubles et provoquant des états d'anxiété.

Des différentes définitions que nous pouvons trouver, il est possible d'extraire des points essentiels à la description du stress :

              - Le mot « stress » définit autant la situation subie par l'organisme, que la réaction de ce dernier à cette situation.

              - La situation entraînant le stress peut être due à un agent physique, chimique ou émotionnel ; elle peut être agréable ou non.

              - La réaction à cette situation est biologique et psychologique.

              - Cette réaction, ou syndrome d'adaptation, est commune à tout facteur de sollicitation et en même temps propre à chaque individu.

Biologiquement parlant le stress correspond aux contraintes et agressions subies par un organisme qui vont l'empêcher de vivre dans des conditions optimales et vont engendrer une réponse de cet organisme pour pouvoir vivre dans de meilleures conditions.

En psychologie, la notion de stress regroupe plusieurs notions :

  • le changement, la cause extérieure provoquant la réaction, l'agent stressant ; on peut désigner ceci par les termes de « contrainte » ou de « pression nerveuse » ;
  • la réaction d'adaptation à cette contrainte, que l'on peut désigner par le terme « tension nerveuse ».

L'étude du stress fait intervenir la médecine, la psychologie et la sociologie.

Le stress est, selon les auteurs, considéré comme faisant ou non partie des troubles psychosomatiques. Le concept de stress précise que le sujet est en équilibre avec son milieu, selon des capacités d’adaptation variables en fonction des individus.

La réaction de stress est la réponse à une sollicitation de l’environnement. Le stress normal ne dépasse pas les possibilités adaptatives du sujet. Il représente un apprentissage positif. Le stress pathologique correspond à une rupture d’équilibre entre le sujet et son milieu, fait qui a un rôle certain dans les maladies psychosomatiques. Il aboutit à une désadaptation dont les facteurs sont:

-facteurs de déclenchement de perturbations émotionnelles et physiques
-facteur d’aggravation des troubles physiques.

EPIDEMIOLOGIE

L'American institute of stress a établi que:

  -75 à 90% des nouvelles consultations médicales.

  -60 à 80% des accidents de travail.

  -Coût du stress: absentéisme, accidents, baisse de productivité, engendre des frais médicaux énormes, précipitation dans la maladie psychosomatique, aggravation des maladies physiques et psychiques.

Le stress est une réaction d'alerte à des agressions physiques ou psychiques. ces réactions sont biologiques, comportementales, psychologiques, et dépendent de l’appréciation subjective de la  situation stressante et de la capacité d’y faire face par le sujet. La réaction adaptative peut être:

-une réaction normale, adaptative, interactive avec l’environnement;

-une réaction pathologique:

-psychique (anxiété, dépression…)
-comportementale (addictions, suicide…)
-psychosomatique (ulcère, eczéma, asthme, HTA…)

Il existe une prédisposition à l'anxiété et donc au syndrome d'adaptation:

Elle se manifeste par un tempérament, présent très tôt dans la vie et qui représente un risque d'anxiété maladive à l'âge adulte. C'est ce tempérament anxieux qui semble se transmettre génétiquement. Le psychologue américain Jérôme kagan a décrit un tempérament d'inhibitions comportementales qui touchent 10 à 15 % des enfants et reconnaissables très tôt. Ce sont des nourrissons qui pleurent beaucoup, réagissent au moindre bruit et ne sont rassurés que par la présence de leur mère. Plus tard, ils se montrent plus craintifs que les autres, se mettent en retrait, évitent le contact des choses nouvelles. Bien sûr, tous ne deviennent pas anxieux et les expériences de vie, la personnalité, l'éducation vont avoir des effets positifs ou négatifs.

Notion d'Unités de changement de vie (Holmes)

L’échelle Holmes-Rahe est utilisée pour calculer le niveau de stress et déterminer la probabilité que la santé soit affectée au cours de l’année qui vient. On ne tient compte que des évènements qui se sont produits au cours des 24 derniers mois.

-Décès du conjoint 100
-Séparation 65
-Séjour en prison 63
-Décès d’un parent 63
-Maladies ou blessures personnelles 53
-Mariage 50
-Perte d’emploi 47
-Réconciliation avec le conjoint 45
-Retraite 45
-Modification de l’état de santé d’un membre de la famille 44
-Grossesse 40
-Difficultés sexuelles 39
-Ajout d’un membre de la famille 39
-Changement dans la vie professionnelle 39
-Modification de la situation financière 39
-Mort d’un ami proche 37
-Changement de carrière 36
-Modification du nombre de disputes avec le conjoint 35
-Hypothèque supérieure à un an de salaire 31
-Saisie d’hypothèque ou de prêt 30
-Modification de ses responsabilités professionnelles 29
-Départ de l’un des enfants 29
-Problème avec les beaux-parents 29
-Succès personnel éclatant 28
-Début ou fin d’emploi du conjoint 26
-Première ou dernière année d’études 26
-Modification de ses conditions de vie 25
-Changements dans ses habitudes personnelles 24
-Difficultés avec son patron 23
Modification des heures et des conditions de travail 20
-Changement de domicile 20
-Changement d’école 20
-Changement du type ou de la quantité de loisirs 19
-Modification des activités religieuses 19
-Modification des activités sociales 18
-Hypothèque ou prêt inférieur à un an de salaire 17
-Modification des habitudes de sommeil 16
-Modification du nombre des réunions familiales 15
-Modification des habitudes alimentaires 15
-Voyage ou vacances 13
-Noël 12
-Infractions mineures à la loi 11

Si d’autres évènements ou situations stressantes se sont produits au cours des 24 derniers mois, on les note en leur accordant une valeur identique à celle d’évènements comparables (ex : grève et modification des conditions de vie, conflit avec des collègues de travail et problèmes avec les beaux-parents, etc…).On ajoutera leur valeur à celle du total des points.

Phase de perception-évaluation (Lazarus)

Evaluation primaire

Evaluation secondaire

Pas de perception de menace - pas de stress
Perception d'une menace - capacité à faire face: pas de stress
- incapacité à faire face - stress

Mise en route des mécanismes d'adaptation: Coping

Le syndrome général d'adaptation est la réponse de l'organisme au stresseur élaboré par le cortex et le système limbique et transmise en vue de sa réalisation au système nerveux orthosympathique et à celui endocrinien par l'intermédiaire de l'hypothalamus et la formation réticulée. Il se développe en deux temps:

        -le stade I: la réaction d'alarme qui met en jeu via la formation réticulée et l'hypothalamus la médullo-surrénale; si la situation stressante persiste l'organisme passe en deuxième étape. La réaction d'alarme résulte de l'activation orthosympathique stimulant les organes impliqués dans la défense (cardiovasculaire, pulmonaire, foie, muscles) et inhibant les fonctions inutiles ( digestion, reproduction). L'activation de la médullo-surrénale libère dans le sang essentiellement de l'adrénaline. Ainsi les messages moléculaires utilisés dans la réaction d'alarme pour stimuler les organes de défense sont la noradrénaline pour la voie empruntant l'innervation orthosympathique des organes et l'adrénaline pour la voie surrénalienne.

        -le stade II: la phase de résistance résulte en l'activation de l'axe hypothalamo-hypophysaire lequel active la sécrétion des hormones glucocorticoïdes par les glandes corticosurrénales.

        -phase de l'épuisement pathologique: l'exposition chronique et/ou répétée au stresseur mènent à l'épuisement des capacités énergétiques de l'organisme, le taux de glucose circulant chute, les cellules ne sont plus nourries correctement. Il se produit alors une dérégulation de plusieurs systèmes nerveux et endocriniens provoquant une élévation constante du taux de glucocorticoïdes. C'est un état qui favorise la survenue de pathologies.

La qualité de la réponse dépend:

-de la vulnérabilité génétique;
-du styles cognitifs et affectifs;
-du réseau social et du soutien.

Les mécanismes d’adaptation  sont à la fois:

-psychologiques;
-physiologiques;
-comportementaux. 

Le coping : terme anglo-saxon qui désigne la façon dont une personne gère un stress. Il correspond aux stratégies mises en œuvre pour s'adapter à une situation perçue comme menaçante.

Le coping à deux rôles :

a- aménager le problème qui procure une détresse : coping centré sur le problème:

 - résolution de problème
 - recherche de l'information
 - affrontement
 - fuite
- minimisation

b- réguler les émotions de détresse : coping centré sur l'émotion:

 - recherche de soutien
 - expression des émotions
- maîtrise de soi
- rester positif
- prendre de la distance

L'approche actuelle du stress amène donc à prendre en compte non pas seulement le facteur de stress mais plusieurs facteurs que sont :

- les caractéristiques du stresseur,

- les ressources pour y faire face,

- les moyens mis en œuvre pour y faire face.

Etude des cognitions par la triple colonne de Beck:

Situation ou fil d’idées ou d’images provoquant l’émotion

Cognitions: pensées ou images automatiques

Émotions

     

Etude des  pensées dysfonctionnelles (les 10 distorsion cognitives les plus répandues):

Les pensées dysfonctionnelles sont des distorsions cognitives très courantes chez les personnes dépressives. Ce sont des façons de penser stériles, souvent stéréotypées, qui conduisent et maintiennent le sujet dans une vision très sombre du monde.
Voici les 10 pensées dysfonctionnelles les plus répandues (liste d'après A. Beck & D. Burns) :

1- La pensée dichotomique (principe du tout ou rien). C'est le fait de penser que si une chose n'est pas exactement comme nous le souhaitons, alors il s'agit d'un échec. Il s'agit d'une perte totale des nuances. Ex. : "Si je n'ai pas été embauché, c'est que je suis un zéro", "Si je n'ai pas 20 sur 20 à cet examen, c'est que je suis nul". Dans ces conditions, avoir 18 sur 20 à un examen, ou n'être "que" le second de sa promotion peuvent être perçus comme des échecs cuisants.

2- La sur-généralisation : Chaque jour, nous apprenons. Puisque notre expérience du monde reste fondamentalement limitée, nous ne pouvons constamment vérifier si ce que nous avons appris est toujours vrai. C’est à ce moment que nous généralisons : le feu brûle toujours, le soleil se lèvera chaque jour sur l’horizon.

La généralisation devient une distorsion cognitive lorsque nous concluons trop vite ou que nous poussons trop loin une conclusion. Elle se manifeste lorsque, constatant qu’un ou quelques cas particuliers ont une certaine ressemblance entre eux, nous en déduisons que tous les autres cas semblables sont identiques, se déroulent de la même façon ou mènent aux mêmes conséquences.

Le potentiel d’erreur augmente. La généralisation devient d’autant plus néfaste et facile à commettre qu’elle provient de notre façon naturelle de raisonner. Elle passe inaperçue la plupart du temps…. Ex. : "Elle n'a pas voulu sortir avec moi ; Je vois bien que je n'arriverai jamais à sortir avec une fille". Avec la sur-généralisation, un seul événement négatif peut influer tout le comportement à venir d'une personne qui se voit alors vouée à l'échec. On peut distinguer 2 grands types de sur-généralisation

-a : La sur-généralisation verticale : un échec dans un domaine à un moment donné, et c'est tout le domaine en question (passé, présent et avenir) qui est perçu comme un échec et perdu d'avance. Ex : "Elle ne veut pas sortir avec moi. J'ai toujours tout raté en amour, je serai seul et malheureux toute ma vie".
-b : La sur-généralisation horizontale : c'est le fait de lier entre eux des problèmes différents, là où ça n'a pas lieux d'être. Un échec dans un domaine va amener la personne à voir des échecs dans tous les domaines. Ex. : "J'ai été licencié de mon entreprise, ce n'est pas étonnant, je rate tout ce que je fais dans la vie".

Cette distorsion cognitive est due à des lacunes dans les axes du traitement de l’information. Premièrement, l’échantillon d’informations n’est pas suffisamment étendu pour que l’on soit en mesure de généraliser. Deuxièmement, ces informations ne sont pas non plus assez représentatives pour nous permettre d’en tirer une conclusion générale. Par exemple, si une personne vient de vivre une mauvaise expérience amoureuse et que ce genre de malchance lui est déjà arrivé plusieurs fois, elle croira davantage, à tort, que la prochaine expérience sera désastreuse. La généralisation la conduira à ce genre de conclusion : "tous les membres du sexe opposé sont immatures", ou encore : "nous savons bien que, vous, les hommes (ou les femmes), vous êtes toujours...".

La généralisation nous enferme dans les deux issues extrêmes du tout ou rien, qui nous privent de la richesse de la réflexion et de tous les niveaux intermédiaires de compréhension. La généralisation nous nuit spécialement lorsqu’elle nous incite à exagérer quelques éléments négatifs. Par exemple, le fait d’être rejeté par quelqu’un risque de nous pousser à généraliser l’incident, c’est-à-dire à croire que d’autres personnes nous rejetteront aussi. De la même manière, quelques échecs généralisés peuvent nous donner la fausse certitude de ne pouvoir réaliser rien de bon dans la vie.

La généralisation nous fait minimiser les aspects positifs de la vie. Elle nous amène, par exemple, à banaliser nos réalisations ou à refuser de les apprécier à leur juste valeur en nous faisant croire que tout le monde aurait pu faire la même chose. Nous ne devrions raisonnablement pas nous fier à des conclusions aussi excessives, mais c’est ce que nous faisons très souvent, sans même nous en apercevoir.

3- L'abstraction sélective : c'est un filtre mental qui ne laisse percevoir que le côté négatif des choses. On se focalise sur les détails déplaisants, ce qui nous conduit à voir l'ensemble en négatif. Ex. : Une personne passe une soirée avec des gens agréables et intéressants, elle s'amuse, elle danse, et là quelqu'un renverse du café sur sa chemise. A cause de cet incident, elle en conclut que la soirée est totalement gâchée. Autre exemple : un joueur de tennis gagne lors d'une rencontre sportive, mais au lieu de s'en réjouir, il passe plusieurs jours à ressasser les erreurs qu'il a commises pendant le match et à s'en faire le reproche.

4- La disqualification du positif : on transforme une expérience neutre ou positive en expérience négative. Ex. : On me fait un compliment, j'en déduis que "Tout le monde sait que c'est faux, on me dit ça juste pour me faire plaisir", ou encore : "Le soutien des gens qui m'aiment ne compte pas. Ils ne connaissent pas ma vraie nature". C'est une sorte d'alchimie inversée où l'on transforme de l'or en plomb.

5- L'inférence arbitraire ou les conclusions hâtives : on imagine des scénarios noirs sans preuve et on y porte crédit. On peut en distinguer 2 sortes :

-a : Les lectures des pensées d'autrui (l'effet télépathe "mind reading" ) : C'est lorsque l'on croit connaître les pensées des autres en se fiant à de maigres indices. Ex: "Je lui ai laissé un message mais il ne m'a pas rappelé, il ne me considère plus comme son ami.", ou bien : "Mon patron m'a regardé de travers, il pense certainement me licencier".
-b : Les erreurs de voyance (la boule de cristal): Faire des prédictions pessimistes et les considérer comme vraies. Ex. : "Je vais devenir folle.", "Cette thérapie ne marchera pas, je suis incurable.", "Je vais rester seul toute ma vie."

6- Maximalisation et minimalisation (exagération, dramatisation)  : on exagère ses erreurs et on minimise ses points forts. Exemple d'exagération : "J'ai fait une erreur au travail, tout le monde va le savoir et je serai complètement ridicule aux yeux de tous." ; Exemple de minimalisation : "J'ai trouvé la solution au problème, mais c'est simplement parce que j'ai eu beaucoup de chance".

7- Le raisonnement émotionnel : C'est se servir de ses sentiments comme si c'étaient des preuves. Ex. : "Je me sens désespéré, donc mes problèmes doivent être impossibles à résoudre.", ou bien : "Je ne me sens pas de taille à affronter une situation, donc je suis un looser.", ou encore : "Si je me sens dégoûté de ce monde, c'est parce qu'il n'a rien à m'offrir". Dernier exemple : "Si je suis angoissé tout le temps, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas".

8- Les fausses obligations ("musturbation" en anglais) : Se fixer arbitrairement des buts à atteindre (je dois, je devrais…). Ex. : "Je dois absolument faire le ménage chez moi.". Résultats : si l'on n'atteint pas ses objectifs, on se sent coupable. On peut également appliquer cette règle pour les autres (on me doit…) : "Après tout ce que j'ai fait pour lui, il pourrait au moins être reconnaissant." Cela conduit à un sentiment d'amertume, de ressentiment, et à l'idée que l'on est la seule personne à se conduire convenablement.

9- L'étiquetage : ce sont des jugements définitifs et émotionnellement chargés que l'on porte sur les autres ou sur soi-même. Ex. : "On voit la valeur d'un homme aux fautes qu'il commet." ; "Cette personne est un monstre." ; Dire "Je suis complètement nul" au lieu de dire "J'ai fait une erreur".

10- La personnalisation : Se sentir responsable du comportement des autres. Ex. : "Si mon fils ne travaille pas à l'école, c'est parce que je suis une mauvaise mère.", "Ce qui arrive est ma faute." La personnalisation conduit à un sentiment de culpabilité. C'est l'erreur consistant à penser pouvoir gérer la vie des autres (alors qu'on ne peut que l'influencer).

La mise en évidence de la distorsion de pensée opérée peut-elle être facilitée en se posant les questions suivantes :

       -Est-ce que je ne fais attention qu’aux mauvais côtés des choses ? : abstraction sélective par laquelle le sujet se centre sur un détail hors du contexte;

 -Est-ce que je ne me rends pas responsable de quelque chose qui n’était pas de mon fait ?: la personnalisation est la surestimation de l’étendue des liens ente des évènements particuliers et l’individu;

 -Est-ce que je me condamne sur la base d’un seul évènement ?: la sur-généralisation est une conclusion tirée à partir d’un seul évènement;

 -Est-ce que cette vue des choses est la seule possible ?: l’inférence arbitraire représente des conclusions formulées à partir d’informations inadéquates;

 -Est-ce que je n’envisage pas la situation en des termes opposés et extrêmes ?: le style dichotomique répartit les informations en couples opposés : succès-échec, bon-mauvais;

 -Est-ce que je n’envisage pas la situation de façon démesurée, est-ce que je ne donne pas trop d’importance à l’évènement ?: la maximalisation tend à ne faire envisager que les conséquences désagréables qui peuvent apparaître dans une situation;

 -N’y a-t-il pas d’autres facteurs responsables de la situation ?: le style d’attribution du patient déprimé se caractérise par des attributions négatives internes, stables et globales.

Etude des schémas cognitifs

       Nos schémas les plus courants:

-carence affective -ma valeur dépend de l’amour des autres
-dépendance -vulnérabilité -(a moindre erreur est grave)
-imperfection (je dois tout faire parfaitement)
-échec (je dois tout maîtriser)
-assujettissement (ma valeur dépend de l’estime des autres
-exigences élevées  (les autres doivent approuver tout ce que je fais de bien) (dans la vie je dois tout réussir)
-tout m'est du (je dois me débrouiller seul)
-Abandon  
-Méfiance et abus  
-Exclusion  
-Fusionnement/Personnalité atrophiée -Contrôle de soi et Autodiscipline insuffisants
-Abnégation
-Recherche d’approbation et de reconnaissance
-Négativité et Pessimisme
-Sur-contrôle émotionnel
-Punition

Les dix principales croyances irrationnelles selon Albert Ellis:

1.  Vous devez être aimé et approuvé en tout et toujours par tout le monde.

2.  Vous devez avoir du talent et être capable de réussir dans quelque chose d’important.

3.  La vie est une catastrophe si les choses ne vont pas comme vous le voulez.

4.  Ceux qui vous font du mal sont mauvais et doivent être blâmés.

5.  si quelque chose est menaçant, vous devez en être préoccupé et bouleversé.

6.  Vous devez trouver des solutions pour rendre la vie meilleure.

7.  La misère intérieure et émotionnelle vient des pressions extérieures et vous avez peu de possibilités de contrôler vos sentiments et de vous libérer de la dépression et de l’hostilité.

8.  Il est plus aisé d’éviter d’affronter les difficultés de l’existence que d’entreprendre des activités plus fructueuses de maîtrise de soi.

9.  Votre passé a une importance capitale et, parce que quelque chose a influencé autrefois votre vie, il doit continuer à gouverner vos sentiments et votre comportement actuels

10.Vous pouvez atteindre le bonheur par l’inertie, l’inactivité ou  en vous faisant plaisir passivement et sans vous engager personnellement.

 

Bases biologiques de la réaction au stress aigu

Trois phases de stress sont observées : la phase d’alerte, la phase de lutte et la phase d’épuisement.

1 - La phase d’alerte : le système sympathique et médullo-surrénalien sont activés. Il s’agit d’une réponse physiologique immédiate et brève marquée par la libération des catécholamines :

  • baisse momentanée des résistances de l'organisme
  • libération de catécholamines et glucocorticoïdes
  -adrénaline par le système sympathique,
  -noradrénaline par la médullo-surrénale.

Le rôle des catécholamines est d’anticiper l’effort avec augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle.

La phase d’alerte est dominée par l’hypervigilance :
  -stimulation des processus intellectuels
  -stimulation des processus biologiques
  -activation du comportement, notamment l’anticipation de l’action et l’élaboration d’une stratégie de réponse

2 - La phase de lutte (de résistance) : le système hypothalamo-hypophyso-cortico-surrénalien. Il prend le relais de la réponse précédente. Sa durée est d’environ deux heures. Le système a une double fonction :

  • augmentation de la résistance vis à vis de l'agresseur
  • diminution des autres résistances, activation de l'axe corticotrope
  -la néoglycogénèse productrice d’énergie
  -le contrôle de la réaction excessive, pathogène des autres systèmes

Elle correspond à l’adaptation de la stratégie de réponse avec élaboration de nouvelles stratégies adaptatives pour recouvrer un nouvel équilibre avec l’environnement.

3 - La phase d’épuisement : lorsque l’adaptation dépasse les possibilités du sujet et que la réaction de stress se prolonge, apparaissent :

  -un épuisement des surrénales
  -une atrophie du thymus
  -d’autres pathologies possibles comme les ulcères de stress.

La phase de rupture correspond à une phase de désorganisation avec désadaptation du sujet à son milieu. Les capacités adaptatives sont débordées, tant dans les registres physiques, psychiques et comportementaux.

Les symptômes, les signaux d’alarme qui ont progressivement envahi le quotidien du patient :

   -Des symptômes physiques : fatigue, migraines fréquentes, tension musculaire (nuque, épaules, dos), symptômes dermatologiques (peau sèche, boutons, rougeurs, psoriasis), allergies, troubles digestifs (maux d'estomac, apparition d'ulcère), palpitations, douleurs dans la poitrine.

   -Des symptômes émotionnels et psychologiques : irritabilité et mauvaise humeur, état dépressif et morosité, perte de confiance et du respect de soi, sensation d'épuisement, manque d'enthousiasme, sentiment de ne plus être à sa place.

   -Des symptômes mentaux : manque de concentration dû à un trop plein de soucis, indécision, troubles de la mémoire, manque de discernement, idées noires, mauvaise image de soi ou de la situation.

   -Des symptômes comportementaux : troubles du sommeil, consommation accrue d'alcool ou de tabac pour un soulagement à court terme, baisse du désir sexuel entraînant anxiété, repli sur soi et rejet de toute aide, refus de la compagnie d'amis, famille ou collègues, agitation, impossibilité à se détendre ou à rester tranquille.

Modifications neuroendocriniennes

-Modifications neuroendocriniennes = Hyperactivité de l’axe HHS
  .Hypersécrétion des glucocorticoïdes
-Modifications morphologiques:
  -réduction du volume de l’hippocampe (≈10%)
-réduction du cortex orbitofrontal

ADAPTABILITÉ CÉRÉBRALE HUMAINE STRESS AIGU

 

REACTIONS  DE STRESS CHRONIQUE

Si solution adéquate au problème est trouvée :

                                     =   REACTIONS de STRESS POSITIVES

Si solution non trouvée:

  -Troubles physiques
   -Troubles émotionnels
                       =   STRESS CHRONIQUE

STRESS CHRONIQUE
 1. Anatomie

Aires cérébrales atteintes :
  -Cortex préfrontal (élaboration des réactions et stratégies comportementales)
  -Amygdale (sentiments, sensorialité)
  -Hippocampe (mémorisation)
  -Ganglions de la base

2- Biochimie

        Neurotransmetteurs impliqués dans les réactions et la régulation du stress: noradrénaline, sérotonine, dopamine…

3. Etat cellulaire

-Apoptose et neurogénèse

-Facteurs neurotrophiques : BDNF, GDNF, autre s/ EFFETS,,

Rôle des neurotrophiques

Facteurs

Effets sur sécrétion BDNF

EFFET SUR NEUROGENESE, APOPTOSE ET PLASTICITE NEURONALE

Stress aigu, chronique,

Alimentation trop grasse

DIMINUTION

BDNF

Augmentation apoptose

Diminution neurogénèse

Diminution de la neuroplasticité

Enrichissement environnemental,Amélioration des facteurs de stress. Régime alimentaire léger

Traitements :

Inhibiteurs recapture sélectifs serotonine (5-T) (SSRI) et norepinephrine (NE) (SNRI) , Inhib.monoamine oxydase, et électroconvulsivothérapie (ECT)

 

AUGMENTATION BDNF

Augmentation neurogénèse et de la neuroplasticité

 

Diminution apoptose

4. Immunologie

Anomalies gliales, inflammation, cytokines

Conséquences du stress ex: maladie parkinson

Conséquences du stress  sur l’état clinique de la Maladie de Parkinson

- Anomalies des fonctions adaptatives
- Anomalies de l’état clinique
- Anomalies de l’état psychologique
- Anomalies de la QOL liées aux troubles cliniques

 

 

psymaroc.com©2008   Dr. EL KAHLOUN,  dernière mise à jour le 20 juin 2008| contact