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Clinique
comportementaliste du
stress
Hans Selye,
en 1936, physiologiste canadien d'origine hongroise, découvreur du
« syndrome général d'adaptation »
ou « stress » défini celui-ci
comme étant la réponse non spécifique de l'organisme à toute demande.
Par définition, il ne peut être évité.
La complète liberté
par rapport au stress, c'est la mort.
Etymologiquement, le
mot « stress » provient du latin « stringere » : étreindre, serrer.
En métallurgie, il désigne les contraintes physiques auxquelles sont
soumises les pièces métalliques (poutres, ponts,…).
Selon l'Encyclopaedia
universalis, le stress est défini comme une réaction de l'organisme
à un agent d'agressions ou un traumatisme quelconque. En fait, «
stress » tend progressivement, à devenir synonyme d'émotion, le sens
de ce dernier s'étant très affaibli. Il est employé aussi, dans un
sens plus spécifique, pour désigner les tensions engendrées par des
conflits internes non résolus ou des situations insolubles et
provoquant des états d'anxiété.
Des différentes
définitions que nous pouvons trouver, il est possible d'extraire des
points essentiels à la description du stress :
- Le mot « stress » définit autant
la
situation subie par l'organisme, que
la réaction de ce dernier à cette
situation.
- La situation entraînant le stress peut être due à un
agent
physique, chimique ou émotionnel ; elle peut être agréable ou non.
- La réaction à cette situation est
biologique et
psychologique.
- Cette réaction, ou syndrome d'adaptation, est
commune à tout
facteur de sollicitation et en même temps propre à chaque individu.
Biologiquement parlant
le stress correspond aux
contraintes et agressions
subies par un organisme qui vont l'empêcher de
vivre dans des conditions optimales et vont
engendrer une réponse de cet organisme pour
pouvoir vivre dans de meilleures conditions.
En psychologie,
la notion de stress regroupe plusieurs
notions :
- le
changement, la cause extérieure provoquant
la réaction, l'agent stressant ; on peut
désigner ceci par les termes de
« contrainte » ou de « pression nerveuse » ;
- la réaction
d'adaptation à cette contrainte, que l'on
peut désigner par le terme « tension
nerveuse ».
L'étude du
stress fait intervenir la médecine, la
psychologie et la sociologie.
Le stress est,
selon les
auteurs,
considéré comme
faisant ou non
partie des
troubles
psychosomatiques.
Le concept de
stress précise
que le sujet est
en équilibre
avec son milieu,
selon des
capacités
d’adaptation
variables en
fonction des
individus.
La
réaction de
stress est la
réponse à une
sollicitation de
l’environnement.
Le stress normal
ne dépasse pas
les possibilités
adaptatives du
sujet. Il
représente un
apprentissage
positif. Le
stress
pathologique
correspond à une
rupture
d’équilibre
entre le sujet
et son milieu,
fait qui a un rôle
certain dans les
maladies
psychosomatiques.
Il aboutit à une
désadaptation
dont les
facteurs sont:
|
-facteurs de déclenchement de
perturbations émotionnelles et physiques |
|
-facteur
d’aggravation des troubles physiques. |
EPIDEMIOLOGIE
L'American
institute of stress a établi que:
-75 à 90% des
nouvelles consultations médicales.
-60 à 80% des
accidents de travail.
-Coût du stress:
absentéisme, accidents, baisse de
productivité, engendre des frais
médicaux énormes, précipitation
dans la maladie psychosomatique, aggravation
des maladies physiques et psychiques.
Le stress est une
réaction d'alerte
à des agressions physiques ou psychiques. ces réactions sont biologiques,
comportementales, psychologiques,
et
dépendent de
l’appréciation subjective de la situation stressante et de la
capacité d’y faire face par le sujet. La réaction adaptative peut
être:
-une réaction
normale, adaptative, interactive avec l’environnement;
-une réaction
pathologique:
|
-psychique (anxiété,
dépression…) |
|
-comportementale
(addictions, suicide…) |
|
-psychosomatique (ulcère,
eczéma, asthme, HTA…) |
Il existe une prédisposition à l'anxiété
et donc au syndrome d'adaptation:
Elle se manifeste par
un tempérament,
présent très tôt dans la vie et qui représente un risque d'anxiété
maladive à l'âge adulte. C'est ce tempérament anxieux qui semble se
transmettre génétiquement. Le psychologue américain Jérôme kagan a
décrit un tempérament d'inhibitions comportementales qui touchent 10
à 15 % des enfants et reconnaissables très tôt. Ce sont des
nourrissons qui pleurent beaucoup, réagissent au moindre bruit et ne
sont rassurés que par la présence de leur mère. Plus tard, ils se
montrent plus craintifs que les autres, se mettent en retrait,
évitent le contact des choses nouvelles. Bien sûr, tous ne
deviennent pas anxieux et les expériences de vie, la personnalité,
l'éducation vont avoir des effets positifs ou négatifs.
Notion
d'Unités de changement de vie (Holmes)
L’échelle Holmes-Rahe est
utilisée pour calculer le niveau de stress et déterminer la
probabilité que la santé soit affectée au cours de l’année qui
vient. On ne tient compte que des évènements qui se sont produits
au cours des 24 derniers mois.
| -Décès du
conjoint |
100 |
| -Séparation |
65 |
| -Séjour en
prison |
63 |
| -Décès
d’un parent |
63 |
| -Maladies ou
blessures personnelles |
53 |
| -Mariage |
50 |
| -Perte
d’emploi |
47 |
| -Réconciliation
avec le conjoint |
45 |
| -Retraite |
45 |
|
-Modification de l’état de santé d’un membre de la
famille |
44 |
| -Grossesse |
40 |
| -Difficultés
sexuelles |
39 |
| -Ajout d’un
membre de la famille |
39 |
| -Changement
dans la vie professionnelle |
39 |
|
-Modification de la situation financière |
39 |
| -Mort d’un
ami proche |
37 |
| -Changement
de carrière |
36 |
|
-Modification du nombre de disputes avec le conjoint |
35 |
| -Hypothèque
supérieure à un an de salaire |
31 |
| -Saisie
d’hypothèque ou de prêt |
30 |
|
-Modification de ses responsabilités professionnelles |
29 |
| -Départ de
l’un des enfants |
29 |
| -Problème
avec les beaux-parents |
29 |
| -Succès
personnel éclatant |
28 |
| -Début ou
fin d’emploi du conjoint |
26 |
| -Première ou
dernière année d’études |
26 |
|
-Modification de ses conditions de vie |
25 |
| -Changements
dans ses habitudes personnelles |
24 |
| -Difficultés
avec son patron |
23 |
| Modification
des heures et des conditions de travail |
20 |
| -Changement
de domicile |
20 |
| -Changement
d’école |
20 |
|
-Changement du type ou de la quantité de loisirs |
19 |
|
-Modification des activités religieuses |
19 |
|
-Modification des activités sociales |
18 |
| -Hypothèque
ou prêt inférieur à un an de salaire |
17 |
|
-Modification des habitudes de sommeil |
16 |
|
-Modification du nombre des réunions familiales |
15 |
|
-Modification des habitudes alimentaires |
15 |
| -Voyage ou
vacances |
13 |
| -Noël |
12 |
| -Infractions
mineures à la loi |
11 |
Si d’autres
évènements ou situations stressantes se sont produits au cours
des 24 derniers mois, on les note en leur accordant une valeur
identique à celle d’évènements comparables (ex : grève et
modification des conditions de vie, conflit avec des collègues
de travail et problèmes avec les beaux-parents, etc…).On
ajoutera leur valeur à celle du total des points.
Phase de perception-évaluation (Lazarus)
|
Evaluation primaire |
Evaluation secondaire |
|
Pas de perception de menace |
-
pas de stress |
|
Perception d'une menace
|
-
capacité à faire face: pas de stress |
| -
incapacité à faire face - stress |
Mise en route des mécanismes d'adaptation:
Coping
Le syndrome
général d'adaptation est la réponse de
l'organisme au stresseur élaboré par le
cortex et le système limbique et transmise
en vue de sa réalisation au système nerveux
orthosympathique et à celui endocrinien par
l'intermédiaire de l'hypothalamus et la
formation réticulée. Il se développe en deux
temps:
-le stade I:
la réaction d'alarme
qui met en jeu via la formation
réticulée et l'hypothalamus la
médullo-surrénale; si la situation
stressante persiste l'organisme passe en
deuxième étape. La réaction d'alarme résulte
de l'activation orthosympathique stimulant
les organes impliqués dans la défense
(cardiovasculaire, pulmonaire, foie,
muscles) et inhibant les fonctions inutiles
( digestion, reproduction). L'activation de
la médullo-surrénale libère dans le sang
essentiellement de l'adrénaline. Ainsi les
messages moléculaires utilisés dans la
réaction d'alarme pour stimuler les organes
de défense sont la noradrénaline pour la
voie empruntant l'innervation
orthosympathique des organes et l'adrénaline
pour la voie surrénalienne.
-le stade II:
la phase de résistance
résulte en l'activation de l'axe
hypothalamo-hypophysaire lequel active la
sécrétion des hormones glucocorticoïdes par
les glandes corticosurrénales.
-phase de
l'épuisement pathologique:
l'exposition chronique et/ou répétée au
stresseur mènent à l'épuisement des
capacités énergétiques de l'organisme, le
taux de glucose circulant chute, les
cellules ne sont plus nourries correctement.
Il se produit alors une dérégulation de
plusieurs systèmes nerveux et endocriniens
provoquant une élévation constante du taux
de glucocorticoïdes. C'est un état qui
favorise la survenue de pathologies.
La qualité de la
réponse dépend:
|
-de la vulnérabilité génétique; |
| -du styles cognitifs et affectifs; |
|
-du réseau social et du soutien. |
Les
mécanismes d’adaptation
sont à la fois:
|
-psychologiques; |
|
-physiologiques; |
|
-comportementaux. |
Le coping :
terme anglo-saxon qui désigne la façon dont une personne gère un
stress. Il correspond aux stratégies mises en œuvre pour s'adapter à
une situation perçue comme menaçante.
Le
coping à deux rôles :
a- aménager le problème qui
procure une détresse : coping centré sur le
problème:
| - résolution de
problème |
| - recherche de
l'information |
| - affrontement |
| - fuite |
| - minimisation |
b- réguler les émotions de
détresse : coping centré sur l'émotion:
| - recherche de
soutien |
| - expression des
émotions |
| - maîtrise de soi |
| - rester positif |
| - prendre de la distance |
L'approche actuelle du stress amène donc
à prendre en compte non pas seulement le facteur de stress mais
plusieurs facteurs que sont :
-
les caractéristiques du stresseur,
- les
ressources pour y faire face,
- les moyens mis en œuvre pour y faire face.
Etude des cognitions
par la triple colonne de Beck:
Situation ou fil
d’idées ou d’images
provoquant
l’émotion
|
Cognitions:
pensées ou images automatiques |
Émotions
|
| |
|
|
Etude des
pensées
dysfonctionnelles
(les
10
distorsion
cognitives les plus répandues):
Les
pensées dysfonctionnelles sont des distorsions
cognitives très courantes chez les personnes
dépressives. Ce sont des façons de penser stériles,
souvent stéréotypées, qui conduisent et maintiennent
le sujet dans une vision très sombre du monde.
Voici les 10 pensées dysfonctionnelles les plus
répandues (liste d'après A.
Beck & D. Burns) :
|
1-
La pensée
dichotomique (principe du tout ou rien).
C'est le fait de penser que si une chose
n'est pas exactement comme nous le
souhaitons, alors il s'agit d'un échec.
Il s'agit d'une perte totale des
nuances. Ex. :
"Si je n'ai pas été embauché, c'est que
je suis un zéro", "Si je n'ai pas 20 sur
20 à cet examen, c'est que je suis nul".
Dans ces conditions, avoir 18 sur 20 à
un examen, ou n'être "que" le second de
sa promotion peuvent être perçus comme
des échecs cuisants.
2- La
sur-généralisation : Chaque
jour, nous apprenons. Puisque notre
expérience du monde reste
fondamentalement limitée, nous ne
pouvons constamment vérifier si ce que
nous avons appris est toujours vrai.
C’est à ce moment que nous généralisons
: le feu brûle toujours, le soleil se
lèvera chaque jour sur l’horizon.
La
généralisation devient une
distorsion cognitive lorsque nous
concluons trop vite ou que nous
poussons trop loin une conclusion.
Elle se manifeste lorsque,
constatant qu’un ou quelques cas
particuliers ont une certaine
ressemblance entre eux, nous en
déduisons que tous les autres cas
semblables sont identiques, se
déroulent de la même façon ou mènent
aux mêmes conséquences.
Le potentiel
d’erreur augmente. La généralisation
devient d’autant plus néfaste et facile
à commettre qu’elle provient de notre
façon naturelle de raisonner. Elle passe
inaperçue la plupart du temps…. Ex. :
"Elle n'a pas
voulu sortir avec moi ; Je vois bien que
je n'arriverai jamais à sortir avec une
fille". Avec la
sur-généralisation, un seul événement
négatif peut influer tout le
comportement à venir d'une personne qui
se voit alors vouée à l'échec. On peut
distinguer 2 grands types de
sur-généralisation
-a
: La sur-généralisation
verticale : un échec dans un
domaine à un moment donné, et c'est
tout le domaine en question (passé,
présent et avenir) qui est perçu
comme un échec et perdu d'avance. Ex
: "Elle ne
veut pas sortir avec moi. J'ai
toujours tout raté en amour, je
serai seul et malheureux toute ma
vie".
-b : La sur-généralisation
horizontale : c'est le fait de
lier entre eux des problèmes
différents, là où ça n'a pas lieux
d'être. Un échec dans un domaine va
amener la personne à voir des échecs
dans tous les domaines. Ex. :
"J'ai été
licencié de mon entreprise, ce n'est
pas étonnant, je rate tout ce que je
fais dans la vie".
Cette
distorsion cognitive est due à des
lacunes dans les axes du traitement
de l’information.
Premièrement,
l’échantillon d’informations n’est
pas suffisamment étendu pour que
l’on soit en mesure de généraliser.
Deuxièmement, ces informations ne
sont pas non plus assez
représentatives pour nous permettre
d’en tirer une conclusion générale.
Par exemple, si une personne vient
de vivre une mauvaise expérience
amoureuse et que ce genre de
malchance lui est déjà arrivé
plusieurs fois, elle croira
davantage, à tort, que la prochaine
expérience sera désastreuse. La
généralisation la conduira à ce
genre de conclusion : "tous les
membres du sexe opposé sont
immatures", ou encore : "nous savons
bien que, vous, les hommes (ou les
femmes), vous êtes toujours...".
La
généralisation nous enferme dans les
deux issues extrêmes du tout ou
rien, qui nous privent de la
richesse de la réflexion et de tous
les niveaux intermédiaires de
compréhension. La généralisation
nous nuit spécialement lorsqu’elle
nous incite à exagérer quelques
éléments négatifs. Par exemple, le
fait d’être rejeté par quelqu’un
risque de nous pousser à généraliser
l’incident, c’est-à-dire à croire
que d’autres personnes nous
rejetteront aussi. De la même
manière, quelques échecs généralisés
peuvent nous donner la fausse
certitude de ne pouvoir réaliser
rien de bon dans la vie.
La
généralisation nous fait minimiser
les aspects positifs de la vie. Elle
nous amène, par exemple, à banaliser
nos réalisations ou à refuser de les
apprécier à leur juste valeur en
nous faisant croire que tout le
monde aurait pu faire la même chose.
Nous ne devrions raisonnablement pas
nous fier à des conclusions aussi
excessives, mais c’est ce que nous
faisons très souvent, sans même nous
en apercevoir.
3-
L'abstraction
sélective : c'est un filtre
mental qui ne laisse percevoir que le
côté négatif des choses. On se focalise
sur les détails déplaisants, ce qui nous
conduit à voir l'ensemble en négatif.
Ex. : Une personne passe une soirée avec
des gens agréables et intéressants, elle
s'amuse, elle danse, et là quelqu'un
renverse du café sur sa chemise. A cause
de cet incident, elle en conclut que la
soirée est totalement gâchée. Autre
exemple : un joueur de tennis gagne lors
d'une rencontre sportive, mais au lieu
de s'en réjouir, il passe plusieurs
jours à ressasser les erreurs qu'il a
commises pendant le match et à s'en
faire le reproche.
4- La
disqualification du positif :
on transforme une expérience neutre ou
positive en expérience négative. Ex. :
On me fait un compliment, j'en déduis
que "Tout le
monde sait que c'est faux, on me dit ça
juste pour me faire plaisir",
ou encore : "Le
soutien des gens qui m'aiment ne compte
pas. Ils ne connaissent pas ma vraie
nature". C'est une sorte
d'alchimie inversée où l'on transforme
de l'or en plomb.
5- L'inférence
arbitraire ou les
conclusions hâtives : on
imagine des scénarios noirs sans preuve
et on y porte crédit. On peut en
distinguer 2 sortes :
-a
: Les lectures des pensées
d'autrui (l'effet
télépathe "mind reading" ) : C'est lorsque l'on
croit connaître les pensées des
autres en se fiant à de maigres
indices. Ex:
"Je lui ai
laissé un message mais il ne m'a pas
rappelé, il ne me considère plus
comme son ami.", ou bien
: "Mon
patron m'a regardé de travers, il
pense certainement me licencier".
-b : Les erreurs de
voyance (la
boule de cristal): Faire des prédictions
pessimistes et les considérer comme
vraies. Ex. :
"Je vais
devenir folle.",
"Cette
thérapie ne marchera pas, je suis
incurable.",
"Je vais
rester seul toute ma vie."
6-
Maximalisation et minimalisation
(exagération, dramatisation)
: on exagère ses erreurs et on
minimise ses points forts. Exemple
d'exagération :
"J'ai fait une
erreur au travail, tout le monde va le
savoir et je serai complètement ridicule
aux yeux de tous." ; Exemple
de minimalisation :
"J'ai trouvé la
solution au problème, mais c'est
simplement parce que j'ai eu beaucoup de
chance".
7- Le
raisonnement émotionnel :
C'est se servir de ses sentiments comme
si c'étaient des preuves. Ex. :
"Je me
sens désespéré, donc mes problèmes
doivent être impossibles à résoudre.",
ou bien : "Je
ne me sens pas de taille à affronter une
situation, donc je suis un looser.",
ou encore : "Si
je me sens dégoûté de ce monde, c'est
parce qu'il n'a rien à m'offrir".
Dernier exemple :
"Si je suis
angoissé tout le temps, c'est bien qu'il
y a quelque chose qui ne va pas".
8- Les fausses
obligations ("musturbation"
en anglais) : Se fixer arbitrairement
des buts à atteindre (je dois, je
devrais…). Ex. :
"Je dois
absolument faire le ménage chez moi.".
Résultats : si l'on n'atteint pas ses
objectifs, on se sent coupable. On peut
également appliquer cette règle pour les
autres (on me doit…) :
"Après tout ce que
j'ai fait pour lui, il pourrait au moins
être reconnaissant." Cela
conduit à un sentiment d'amertume, de
ressentiment, et à l'idée que l'on est
la seule personne à se conduire
convenablement.
9- L'étiquetage
: ce sont des jugements
définitifs et émotionnellement chargés
que l'on porte sur les autres ou sur
soi-même. Ex. :
"On voit la valeur
d'un homme aux fautes qu'il commet."
; "Cette
personne est un monstre." ;
Dire "Je suis
complètement nul" au lieu de
dire "J'ai fait une erreur".
10- La
personnalisation : Se sentir
responsable du comportement des autres.
Ex. : "Si mon
fils ne travaille pas à l'école, c'est
parce que je suis une mauvaise mère.",
"Ce qui arrive
est ma faute." La
personnalisation conduit à un sentiment
de culpabilité. C'est l'erreur
consistant à penser pouvoir gérer la vie
des autres (alors qu'on ne peut que
l'influencer).
|
La mise en évidence de la distorsion de
pensée opérée peut-elle être facilitée en se
posant les questions suivantes :
-Est-ce
que je ne fais attention qu’aux mauvais côtés
des
choses ?
:
abstraction
sélective par laquelle le sujet se centre sur un
détail hors du contexte;
-Est-ce
que je ne me rends pas responsable de quelque
chose
qui
n’était pas de mon
fait ?:
la
personnalisation est la surestimation de
l’étendue des liens ente des évènements
particuliers et l’individu;
-Est-ce
que je me condamne sur la base d’un seul
évènement ?:
la
sur-généralisation est une conclusion tirée à
partir d’un seul évènement;
-Est-ce
que cette vue des choses est la seule possible ?:
l’inférence
arbitraire représente des conclusions formulées
à partir d’informations inadéquates;
-Est-ce
que je n’envisage pas la situation en des termes
opposés et extrêmes
?:
le style
dichotomique répartit les informations en
couples opposés : succès-échec, bon-mauvais;
-Est-ce
que je n’envisage pas la situation de façon
démesurée, est-ce
que je ne donne pas trop d’importance à
l’évènement ?:
la
maximalisation tend à ne faire envisager que les
conséquences désagréables qui peuvent apparaître
dans une situation;
-N’y
a-t-il pas d’autres facteurs responsables de la
situation ?:
le style
d’attribution du patient déprimé se caractérise
par des attributions négatives internes, stables
et globales.
Etude des schémas cognitifs
Nos schémas les
plus courants:
|
-carence affective
|
-ma
valeur dépend de l’amour des autres |
|
-dépendance |
-vulnérabilité
-(a moindre erreur est grave) |
|
-imperfection
(je
dois tout faire parfaitement) |
|
-échec
(je
dois tout maîtriser) |
|
-assujettissement
(ma
valeur dépend de l’estime des autres |
|
-exigences élevées
(les
autres doivent approuver tout ce que
je fais de bien) (dans la vie je
dois tout réussir) |
|
-tout m'est du
(je
dois me débrouiller seul) |
|
-Abandon |
|
|
-Méfiance et abus |
|
|
-Exclusion |
|
|
-Fusionnement/Personnalité atrophiée |
-Contrôle
de soi et Autodiscipline
insuffisants |
|
-Abnégation |
|
-Recherche
d’approbation et de reconnaissance |
|
-Négativité
et Pessimisme |
|
-Sur-contrôle
émotionnel |
|
-Punition |
Les dix principales croyances irrationnelles
selon Albert Ellis:
1.
Vous devez être aimé et
approuvé en tout et toujours par tout le
monde.
2.
Vous devez avoir du talent et
être capable de réussir dans quelque chose
d’important.
3.
La vie est une catastrophe si
les choses ne vont pas comme vous le voulez.
4.
Ceux qui vous font du mal
sont mauvais et doivent être blâmés.
5.
si quelque chose est
menaçant, vous devez en être préoccupé et
bouleversé.
6.
Vous devez trouver des
solutions pour rendre la vie meilleure.
7.
La misère intérieure et
émotionnelle vient des pressions extérieures
et vous avez peu de possibilités de
contrôler vos sentiments et de vous libérer
de la dépression et de l’hostilité.
8.
Il est plus aisé d’éviter
d’affronter les difficultés de l’existence
que d’entreprendre des activités plus
fructueuses de maîtrise de soi.
9.
Votre passé a une importance
capitale et, parce que quelque chose a
influencé autrefois votre vie, il doit
continuer à gouverner vos sentiments et
votre comportement actuels
10.Vous pouvez atteindre le
bonheur par l’inertie, l’inactivité ou en
vous faisant plaisir passivement et sans
vous engager personnellement.
Bases biologiques de la réaction au stress aigu
Trois phases de
stress sont
observées : la
phase d’alerte,
la phase de
lutte et la
phase
d’épuisement.
1 -
La phase
d’alerte
: le système
sympathique et
médullo-surrénalien
sont activés. Il
s’agit d’une
réponse
physiologique
immédiate et
brève marquée
par la
libération des
catécholamines :
-
baisse
momentanée
des
résistances
de
l'organisme
-
libération
de
catécholamines
et
glucocorticoïdes
| |
-adrénaline
par
le
système
sympathique, |
| |
-noradrénaline
par
la
médullo-surrénale. |
Le rôle des
catécholamines
est d’anticiper
l’effort avec
augmentation de
la fréquence
cardiaque et de
la tension
artérielle.
|
La phase
d’alerte
est dominée par
l’hypervigilance
: |
| |
-stimulation
des
processus
intellectuels |
| |
-stimulation
des
processus
biologiques |
| |
-activation
du
comportement,
notamment
l’anticipation
de
l’action
et
l’élaboration
d’une
stratégie
de
réponse |
2 -
La phase de
lutte (de
résistance)
: le système
hypothalamo-hypophyso-cortico-surrénalien.
Il prend le
relais de la
réponse
précédente. Sa
durée est
d’environ deux
heures. Le
système a une
double fonction
:
-
augmentation
de la
résistance
vis à vis de
l'agresseur
-
diminution
des autres
résistances,
activation
de l'axe
corticotrope
| |
-la
néoglycogénèse
productrice
d’énergie |
| |
-le
contrôle
de
la
réaction
excessive,
pathogène
des
autres
systèmes |
Elle correspond
à l’adaptation
de la stratégie
de réponse avec
élaboration de
nouvelles
stratégies
adaptatives pour
recouvrer un
nouvel équilibre
avec
l’environnement.
3 -
La phase
d’épuisement
: lorsque
l’adaptation
dépasse les
possibilités du
sujet et que la
réaction de
stress se
prolonge,
apparaissent :
| |
-un
épuisement
des
surrénales |
| |
-une
atrophie
du
thymus |
| |
-d’autres
pathologies
possibles
comme
les
ulcères
de
stress. |
La phase de
rupture
correspond à une
phase de
désorganisation
avec
désadaptation du
sujet à son
milieu. Les
capacités
adaptatives sont
débordées, tant
dans les
registres
physiques,
psychiques et
comportementaux.
Les
symptômes, les signaux
d’alarme qui ont
progressivement envahi le quotidien
du patient :
-Des symptômes
physiques
:
fatigue,
migraines fréquentes, tension
musculaire (nuque, épaules, dos),
symptômes dermatologiques (peau
sèche, boutons, rougeurs,
psoriasis), allergies, troubles
digestifs (maux d'estomac,
apparition d'ulcère), palpitations,
douleurs dans la poitrine.
-Des symptômes
émotionnels et psychologiques
:
irritabilité et mauvaise humeur,
état dépressif et morosité, perte de
confiance et du respect de soi,
sensation d'épuisement, manque
d'enthousiasme, sentiment de ne plus
être à sa place.
-Des symptômes mentaux
:
manque
de concentration dû à un trop plein
de soucis, indécision, troubles de
la mémoire, manque de discernement,
idées noires, mauvaise image de soi
ou de la situation.
-Des
symptômes comportementaux :
troubles
du sommeil, consommation accrue
d'alcool ou de tabac pour un
soulagement à court terme, baisse du
désir sexuel entraînant anxiété,
repli sur soi et rejet de toute
aide, refus de la compagnie d'amis,
famille ou collègues, agitation,
impossibilité à se détendre ou à
rester tranquille.
Modifications
neuroendocriniennes
|
-Modifications
neuroendocriniennes = Hyperactivité de l’axe HHS |
| |
.Hypersécrétion des glucocorticoïdes |
|
-Modifications
morphologiques: |
| |
-réduction
du volume de l’hippocampe (≈10%) |
|
-réduction
du cortex orbitofrontal |
ADAPTABILITÉ
CÉRÉBRALE HUMAINE STRESS AIGU
REACTIONS DE STRESS CHRONIQUE
Si solution
adéquate au problème est trouvée :

= REACTIONS de STRESS
POSITIVES
Si solution non
trouvée:
| |
-Troubles
physiques |
| |
-Troubles
émotionnels |
|
= STRESS CHRONIQUE |
STRESS CHRONIQUE
1. Anatomie
|
Aires cérébrales atteintes : |
| |
-Cortex
préfrontal (élaboration des réactions et stratégies
comportementales) |
| |
-Amygdale (sentiments, sensorialité) |
| |
-Hippocampe (mémorisation) |
| |
-Ganglions de la base |
2- Biochimie
Neurotransmetteurs impliqués
dans les réactions et la régulation du stress: noradrénaline,
sérotonine, dopamine…
3. Etat
cellulaire
-Apoptose et neurogénèse
-Facteurs
neurotrophiques : BDNF, GDNF, autre s/ EFFETS,,
Rôle des
neurotrophiques
|
Facteurs |
Effets sur
sécrétion BDNF |
EFFET SUR
NEUROGENESE, APOPTOSE ET PLASTICITE NEURONALE |
|
Stress aigu,
chronique,
Alimentation trop
grasse |
DIMINUTION
BDNF |
Augmentation
apoptose
Diminution
neurogénèse
Diminution de la
neuroplasticité |
|
Enrichissement
environnemental,Amélioration des facteurs de stress. Régime
alimentaire léger
Traitements :
Inhibiteurs
recapture sélectifs serotonine (5-T) (SSRI) et
norepinephrine (NE) (SNRI) , Inhib.monoamine oxydase, et
électroconvulsivothérapie (ECT) |
AUGMENTATION BDNF |
Augmentation
neurogénèse et de la neuroplasticité
Diminution
apoptose |
4. Immunologie
Anomalies gliales,
inflammation, cytokines
Conséquences du stress ex: maladie parkinson
Conséquences du
stress sur l’état clinique de la Maladie de Parkinson
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-
Anomalies des fonctions adaptatives |
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-
Anomalies de l’état clinique |
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-
Anomalies de l’état psychologique |
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- Anomalies de la QOL
liées aux troubles cliniques |
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