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Théories et modèles du changement :
  -Le modèle transthéorique (stades du changement du comportement;
  -La théorie de l'action raisonnée;
  -La théorie du comportement planifié;
  -Le modèle en spiral des stades de changement
  -Les stades du changement la question du « quand ? »
  -L'entretien motivationnel pour le changement
Théories du changement
-Théorie de l'apprentissage
-Théorie de l'apprentissage social
-Théories cognitives
 
 
 
 

 

Définitions du changement et du changement de comportement

      De façon générale, le changement est défini par le fait de changer ou par le passage d'un état à un autre, et il est synonyme de modification et de transformation. Le changement de comportement d’un individu est donc caractérisé par la modification d’une action et d’une façon de se comporter (Ajzen et Fishbein, 1980; cités dans Mc Cormack Brown, 1999a).   Lorsqu'on s'intéresse au changement de comportement d'un individu, on observe surtout la démarche avec laquelle celui-ci modifie ses actions, en regardant les étapes qu'il suit pour arriver à son but : soit de passer du comportement actuel non-désiré au comportement souhaité.   Dépendamment des auteurs, le nombre d’étapes à l’intérieur de la démarche peut varier, mais les idées fondamentales demeurent les mêmes.

Nombreux sont les individus qui, au cours d’une démarche personnelle plus ou moins structurée, ont adopté un certain comportement pour ensuite l’abandonner au bout de quelques semaines, mois ou années.  Pour être réussi, le changement de comportement doit être maintenu, ceci nécessitant une somme considérable de temps, d’efforts et d’énergie.  Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que l’une des étapes les plus importantes du processus de changement de comportement est l’amorce, et que la difficulté à combattre l’inertie et l’indifférence, causées par les habitudes de vie de l’individu,  s’avère souvent la plus grande barrière qui soit rencontrée (Sullivan, 1998).

Il existe différentes théories et modèles qui tentent d’expliquer le processus de changement de comportement d’une personne et d’identifier les principaux facteurs qui favorisent ce changement.  Dans cette section, nous analyserons les principales théories et les modèles qui sont le plus couramment utilisés dans les domaines de l’analyse du comportement :

                 -la théorie de l’action raisonnée,

                  -la théorie du comportement planifié,

                  -le modèle transthéorique  des stades du changement de comportement, et

                  -le modèle en spirale des stades du changement de comportement.

 

La relation entre les attitudes et le comportement

Dès le début des années 1860, les psychologues se sont intéressés à la relation existant entre les attitudes d’une personne et son comportement.  Les nombreuses études menées par les chercheurs en psychologie sociale ont donné naissance à plusieurs théories entre les années 1918 et 1925 (Mc Cormack Brown, 1999a).  Fondamentalement, les auteurs de ces théories suggéraient que les attitudes pouvaient expliquer les actions humaines (Ajzen et Fishbein, 1980; cités dans Mc Cormack Brown, 1999a).  En ce sens, on considérait les attitudes comme étant un indicateur plausible du comportement (Mc Cormack Brown, 1999a).  

Toutefois, en 1935, Gordon W. Allport stipula  que la relation attitudes-comportement n’était pas unidirectionnelle, contrairement à ce qui était alors présumé, mais qu’elle était plutôt de nature multidimensionnelle.  Vers les années 1950, d’autres études vinrent appuyer ce point de vue et il devint universel (McCormack Brown, 1999a). 

 

La théorie de l’action raisonnée (1967, 1980)

En se basant sur les développements de la théorie de changement, Fishbein et Ajzen unirent leur force afin d’imaginer une méthode visant à prédire les comportements humains.    Pour ce faire, ils assumèrent que les humains étaient habituellement rationnels et logiques, et qu’ils utilisaient de façon systématique l’information disponible.  Selon le raisonnement des deux chercheurs, les gens considèrent les conséquences de leurs actes avant de décider s’ils adoptent ou non un certain comportement (Ajzen et Fishbein, 1980; cités dans Mc Cormack Brown, 1999a).  Ils en sont venus à développer une théorie qui, selon eux, pouvait prédire et comprendre les comportements et les attitudes.   Cette théorie, qu’ils nommèrent la Théorie de l’action raisonnée,  suggère que l’intention d’agir est un indicateur du comportement plus important que les attitudes.  Selon cette théorie, les attitudes interagissent avec les normes subjectives pour influencer l’intention d’agir, qui elle, détermine le comportement.

La théorie du comportement planifié (1988)

Après avoir découvert quelques imperfections dans la structure de celle-ci, Ajzen et Fishbein ont modifié la Théorie de l’action raisonnée en y ajoutant un troisième élément : le contrôle comportemental perçu.  Ce concept est défini par la croyance de l’individu dans l’idée qu’il sera facile ou non d’adopter un certain comportement.  Cet élément vise à contrebalancer les situations dans lesquelles les gens possèdent peu de contrôle (ou croient posséder peu de contrôle) sur leurs comportements et leurs attitudes (Mc Cormack Brown, 1999a).

L’idée principale qui découle de cette nouvelle théorie se résume ainsi : les individus ne seront pas susceptibles de développer une forte intention d’agir et de se comporter d’une certaine façon s’ils croient ne pas avoir les ressources nécessaires ou les opportunités pour y arriver, et ce même s’ils possèdent des attitudes favorables envers le comportement en question et s’ils estiment que les membres de leur entourage approuveraient le comportement (normes subjectives). 

Le modèle en spirale des stades du changement de comportement (1994)

Dans le modèle original de Prochaska et DiClemente, les composantes étaient organisées de façon linéaire, allant de l’étape de la précontemplation jusqu’à celle du maintien du comportement d’un individu.   Toutefois, après avoir observé les gens modifier graduellement leur comportement, Prochaska, DiClemente et Norcross (1992) ont conclu que les stades ne suivaient pas une progression linéaire, mais qu’ils faisaient plutôt partie d’un procédé cyclique (en forme de spirale) pouvant varier selon les individus (Sullivan, 1998).  

Selon cette nouvelle conception du modèle, la démarche de changement de comportement d’une personne entraîne habituellement des rechutes aux niveaux précédents, ainsi que des écarts de conduite temporaires et isolés (Watson et Tharp, 1997; cités dans Sullivan, 1998).  Cependant, si un individu revient à un stade précédent, il ne devrait normalement pas perdre le progrès et le cheminement effectués dans sa démarche.   La progression au prochain stade peut survenir plus rapidement qu’avant, en raison de l’expérience acquise lors des stades antérieurs (Sullivan, 1998).

Ce modèle s’est avéré plus approprié car il tenait compte des difficultés qu’il était possible de rencontrer au cours de la démarche de changement de comportement.  Il a ainsi permis de mieux comprendre les retours dans les phases précédentes et les variations individuelles observées.

Les stades du changement :

- precontemplation ou indétermination : le sujet n’est pas conscient du problème ou refuse de s’y confronter. Il n’a aucune intention de changer de comportement.
- intention : le sujet a pris conscience du problème. Il songe à le régler mais n’a pas encore décidé d’agir.
- préparation : le sujet a décidé d’agir. Il élabore des stratégies, fait des tests pour les valider, voire a déjà fait un essai sans résultat.
- action : le sujet agit. Il va maintenir un changement de comportement de manière durable (pendant quelques jours ou quelques mois)
- maintien : il faut consolider les progrès et éviter la rechute.
- achèvement : c’est terminé, le changement de comportement est maintenant définitif sans risque de rechute.

Une des propriétés remarquables du schéma de Prochaska est qu’il n’est pas linéaire, mais circulaire. On peut le dessiner comme une spirale, en y incluant ce qui n’est pas un stade mais une transition entre deux stades, la rechute.

C’est probablement ce qui fait la valeur opérationnelle de ce modèle : en qualifiant la rechute d’état transitionnel, normal en quelque sorte, explicable, voire obligatoire, il la dédramatise et permet au soigné et au soignant de la dépasser et de reprendre plus aisément la progression. En rechutant, la personne se retrouve à un stade antérieur, plus souvent la préparation que l’indétermination. Mais ce n’est pas tout à fait la même qu’avant, car elle est plus riche de l’expérience vécue, et la reprise de la progression sera facilitée par les acquis. C’est pourquoi le modèle en spirale en trois dimensions est plus représentatif de cette progression qu’un simple cercle.

Intéressant en effet que d’identifier que les gens en sont au stade de l’indécision : mais que peut-on faire pour les aider à passer au stade suivant ?

Prochaska liste 9 méthodes qu’il est possible de combiner pour induire du changement. Toutes sont employées peu ou prou par les praticiens qui se réclament de la plupart des écoles de psychothérapie. Chacune de ces méthodes est mise en œuvre à travers différents outils relationnels ou pédagogiques.

-  1. Consciousness-raising : augmenter le niveau de conscience, de soi-même, mais aussi du monde environnant. Il y a dans cette acception une référence à la psychanalyse (faire émerger l’inconscient...) mais pas seulement : des apports cognitifs améliorent la perception qu’a l’individu de son fonctionnement. Apprendre la physiopathologie de la maladie dont elle souffre participe à élever le niveau de conscience d’une personne.

-  2. Social libération : Modifications environnementales : toutes les alternatives de caractère environnemental qui peuvent aider la personne à changer ou à maintenir le changement. Prochaska cite en exemple les lieux publics non-fumeurs, ou les repas allégés dans les restaurants. Ces moyens peuvent être subis et indépendants de la personne, mais ce peut-être aussi le moyen pour elle, à travers un investissement militant, d’aider ou de maintenir son propre changement.

-  3. Emotional arousal : Libération émotionnelle ou catharsis : faire apparaître des émotions, les réveiller. Ceci afin de travailler au niveau des sentiments, pour lever des barrières, casser des défenses.

Ce procédé est largement utilisé par de nombreuses thérapies. On peut s’appuyer sur la réalité (expérience vécue) ou utiliser différents outils (psychodrame, films...).

-  4. Self-reevaluation : Auto-évaluation : s’interroger soi-même, confronter ses valeurs personnelles au comportement qui pose problème. Comment se perçoit-t-on comme fumeur, comme buveur ? Comment se sentirait-on si on parvenait à changer ? Quel seraient le coût et le rapport de ce changement en temps, en énergie, en désagrément, en image ? Au total, peser le pour et le contre, pour passer d’une croyance « il faudrait que je change » à une conviction « je dois changer ».

 
-  5. Commitment : Engagement : prendre la décision de changer est un choix lourd. Cet engagement peut être personnel, et en cas d’échec, on n’aura à faire qu’avec soi-même. Mais il peut être aussi envers les autres, il suffit pour cela de leur annoncer sa décision. On a là un moteur puissant de changement.

-  6. Countering : Contre-mesures personnelles : adopter des mesures qui préviennent le retour du comportement délétère. Par exemple un fumeur pourra décider de faire du jogging pendant son temps libre pour être moins tenté de fumer.

-  7. Environment control : Contre-mesures environnementales : cette méthode est du même ordre que la précédente, mais s’intéresse aux stimuli environnementaux et non aux envies personnelles qui conditionnent le comportement à éviter. On recommande ainsi par exemple aux fumeurs de supprimer de leur environnement quotidien tous les objets qui ont un rapport direct avec le tabac (cigarettes mais aussi briquets, cendriers, etc.).

-  8. Rewards : Récompense : marquer par une récompense l’atteinte d’un objectif. Cela peut être personnel (je me félicite, je me fais un petit cadeau) ou cela peut émaner d’un tiers (valorisation intellectuelle ou matérielle).

-  9. Helping relationships : Relation d’aide : le regard et la présence des autres pourront vous apporter aide, conseil, écoute, compréhension et encouragements. D’où la large utilisation dans toutes les approches thérapeutiques de cette méthode.

En fonction du stade de changement atteint, on adoptera préférentiellement certaines méthodes plutôt que d’autres (voir tableau).

En quoi cela peut-il nous aider pour notre pratique ? Ces constatations peuvent nous aider, nous soignants, à choisir pour une personne considérée, et en fonction de son stade dans le changement, les outils de prise en charge les mieux adaptés, à priori les plus efficaces pour l’aider à progresser.
La théorie de Prochaska est surtout appliquée dans des situations d’addiction (tabac, alcool, toxicomanies) mais aussi pour accompagner les changements comportementaux divers (patients obèses, patients séropositifs...). En fait, dès qu’on parle de changement, elle peut apporter un éclairage utile. Surtout, sans exclure la question du pourquoi (pourquoi change-t-on ?), elle permet d’adopter une attitude positive à même d’aider le patient, selon le stade de changement où il se situe, et de choisir les outils de prise en charge relationnelle les moins délétères, les mieux à même de l’aider à progresser.

S’il le veut. Parce qu’in fine, c’est toujours lui qui décide.

Stade

Explication

Attitude

Indétermination Déni - Pas de problème... Élévation du niveau de conscience.
Informer, prendre le temps, suivre l’état somatique, garder le lien.
Intention Ambivalence - Peut-être... Auto-évaluation, mettre en balance les effets négatifs et positifs.
Donner des arguments objectifs pour le changement.
Préparation Décision - Je veux... Valoriser la décision.
Engagement. Aider à trouver des stratégies.
Action Maintien de la décision Prévenir des situations à risque de rechute.
Préparer un système d’alarme ou de contre-mesures. Récompense.
Rechute Pessimisme, sentiment d’échec Dédramatiser. Tolérance, soutien.

L'Entretien Motivationnel

« L’entretien motivationnel est une approche centrée sur le patient, visant à amener un changement de comportement en aidant le patient à explorer et à résoudre souvent son ambivalence ».

L’objectif principal est d’amener le patient à prendre conscience de la problématique, des possibilités de changement et des moyens à mettre en œuvre pour effectuer ces changements.

Le patient prendra conscience qu’il ne s’agit pas de rayer d’un seul trait le ou les problèmes pour autant d’ailleurs qu’il reconnaisse en avoir, mais bien de proposer une série d’étapes intermédiaires et de moyens également adaptés à chaque étape pour favoriser après la prise de conscience les changements possibles.


Cette approche est une méthode dynamique pour aider la personne à augmenter sa motivation à agir et à changer. Elle a été adaptée et théorisée à partir de l’expérience du traitement des buveurs à risque et décrite pour la première fois par William Miller en 1983. Ces concepts fondamentaux et ces approches méthodologiques ont été élaborés par William Miller et Stephen Rollnick en 1991 dans une description plus détaillée des procédures qui la rend de ce fait particulièrement accessible. L'apport déterminant de Steve Rollnick a été de pointer l'ambivalence comme un pilier central dans le développement à la motivation pour adopter un nouveau comportement.

Depuis, la méthode a été largement validée par de nombreuses études scientifiques dans des domaines variés de la santé mais aussi de toute forme de relation d’aide. Elle s’adapte à toutes les cultures.

Comparée à l’entretien non-directif, cette approche se focalise sur un but précis, dans ce sens nous dirons que l’Entretien Motivationnel est semi-directif. L’objectif est de permettre un changement de comportement, en apportant une aide à la personne dans l’exploration et la résolution de ses ambivalences pour faciliter des choix et élaborer un plan d’actions. Elle est donc utile à chaque fois qu’il s’agit de renforcer une motivation utile.

Les principes qui régissent les stratégies motivationnelles sont :

        1. Empathie, c’est-à-dire reconnaître la personne dans son autonomie et son individualité.  Accepter son vécu sans nécessairement l’approuver.

        2. Peser le pour et le contre des abus de substances.

        3. Eviter la contradiction et l’affrontement.

        4. Renforcer le sentiment d’efficacité personnel.

        5. Renforcer la liberté de choix

Pour ce faire, on pratiquera, autant que faire se peut :

                  -les questions ouvertes en évitant bien sûr les questions fermées.

                  -la reformulation des paroles du patient.

                  -la prise de conscience des conséquences personnelles, familiales et sociales de la problématique

                  -et à chaque fois un résumé de l’entretien et de ses interactions.

La relation thérapeutique sera de type partenariat collaboratif en créant une relation de type coprésence. L’approche relationnelle et dialectique sera donc bien centrée sur la rencontre et non point sur la confrontation.

On insistera sur les avantages sans aucune argumentation ce qui permettra donc de renforcer le sentiment personnel de prise en charge.

Le thérapeute sera présent, disponible et à l’écoute.

Cette approche incitative sera d’autant plus efficace que l’on tiendra compte  des étapes de changement.  En effet, les études de PROCHASKA et DI CLEMENTE ainsi que d’autres auteurs ont bien montré qu’il existait différents temps intermédiaires propices ou non à des processus stratégiques ou non de changement.

Ce travail par étape permettra ainsi de manière nuancée et progressive un travail de restructuration complète permettant au sujet d’accepter tout changement de manière valorisante et constructive. 

Ce travail thérapeutique s’étalera dans le temps en évitant les pièges :

                         -de la confrontation,

                         -de l’expertise,

                         -de l’étiquette diagnostique,

                         -du jugement et

                         -de l’auto satisfaction du thérapeute.

 

Les liens théoriques de l’Entretien Motivationnel

Outre, l’approche centrée sur la personne et les conditions nécessaires pour le changement de Carl R. Rogers, d’autres bases théoriques ont permis à William R. Miller d’élaborer sa pratique. Parmi ces théories, citons celles de : Léon Festinger sur la dissonance cognitive, de Daryl Bem sur la théorie de la perception de soi et aussi de James Prochaska et Carlo DiClemente concernant le modèle transthéorique du changement. Nous retiendrons de ce dernier modèle les stades du processus de changement.

Les huit étapes dans l'apprentissage de l'Entretien Motivationnel

(source William R. Miller and Teresa B. Moyers)

1

L'esprit de l'Entretien Motivationnel

Avoir l'esprit ouvert à une approche de travail basée sur une collaboration plutôt que sur une idée de prescription. Cette approche respecte l'autonomie et la décision du client et consiste davantage à susciter qu'à imposer. Cela demande d'avoir au minimum la volonté de renoncer à un quelconque rôle d'autorité, et plutôt d'explorer les capacités que les incapacités du client avec un intérêt authentique pour l'expérience du client et ses points de vue.

2

Les habiletés du counseling centré sur le client

Capacité à maîtriser l'art du counseling centré sur le client pour fournir une atmosphère de soutien et de facilitation dans laquelle les clients peuvent explorer en sécurité leur expérience et leurs ambivalences. Ceci implique une pratique aisée des questions ouvertes, de l'affirmation, de la synthèse et plus particulièrement la maîtrise d'une véritable empathie, comme la décrite Carl R. Rogers.

3

Reconnaître le langage de changement et la résistance

Capacité d'identifier le langage de changement et d'engagement du client qui indiquent un mouvement vers le changement de comportement mais aussi bien reconnaître les résistances du client. Le langage de changement inclut le désir, les capacités, les raisons et le besoin de changer, lesquels favorisent l'augmentation de la force de son engagement.

4

Provoquer et renforcer le langage de changement

Capacité à susciter et renforcer le langage de changement et le langage d'engagement. Ici l'orientation centrée sur les habiletés du client est appliquée de manière stratégique pour renforcer en les différenciant le langage de changement et le langage d'engagement.

5

Rouler avec la résistance

Capacité à répondre à la résistance du client d'une manière qui la reflète et la respecte sans la renforcer. L'essentiel est de "rouler" avec la résistance du client plutôt que d'opposer une résistance.

6

Développer un plan de changement

Capacité à identifier si le client est prêt à agir et aussi à négocier un plan spécifique de changement acceptable et approprié au client. Ceci implique d'identifier et de saisir le bon moment et de savoir négocier.

7

Consolider l'engagement

Capacité à susciter l'accroissement de la force d'engagement du client dans le changement et dans la mise en oeuvre de ses intentions spécifiques.

8

Transition et intégration

Capacité à mêler le modèle de l'Entretien Motivationnel avec d'autres méthodes d'intervention et à pouvoir passer de l'Entretien Motivationnel à d'autres approches avec fluidité.

            

 

 

psymaroc.com©2008   Dr. EL KAHLOUN,  dernière mise à jour le 10 octobre 2008| contact