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PsyMaroc - Psychologie clinique. Approche cognitivo-émotionnelle et comportementale en médecine praticienne |
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| Psychologie Clinique - Sémiologie | ||
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Troubles de la vigilance Il s’agit ici de la qualité de présence au monde du sujet, c’est à dire sa façon, plus ou moins lucide et adaptative, de se situer par rapport au monde extérieur et aux autres. On en exclu les troubles de l’attention qui vont de l’hypo- à l’aprosexie. 1. Les troubles quantitatifs de la vigilance On distingue les hypervigilance (surexcitation psychique, désordonnée, avec une appréhension parcellaire du monde extérieur) des hypovigilances (hébétude, obnubilation, confusion, coma) qui sont caractéristiques des états de confusion mentale.On peut observer des hypovigilances : L'obnubilation : difficulté de compréhension, de concentration, ralentissement, engourdissement de la pensée, trouble de l’orientation spatio-temporelle. Le sujet peut sortir transitoirement de cet état par un effort soutenu. L'hébétude : atteinte plus massive de la lucidité, des activités intellectuelles (pensée, mémoire, attention). Le patient paraît sidéré. La confusion : état de dissolution de la conscience de profondeur fluctuante (la labilité est constitutive du diagnostic de confusion : le patient peut être hébété accessible aux consignes et seulement obnubilé puis une heure après incapable de tout contact avec désorientation temporo-spatiale massive, troubles mnésiques et abolition intellectuelle. Les états crépusculaires réalisent un rétrécissement du champ de conscience avec polarisation restrictive de la conscience sur une préoccupation (souvent affective) unique Il existe aussi des états d’hypervigilance qui marquent une sub-excitation souvent peu rentable et se rencontrent volontiers dans l’accès maniaque, l’anxiété aigue.. 2. Les troubles qualitatifs de la vigilance Les principaux signes sont le rétrécissement du champ de la conscience (Janet) qui désigne la centration des contenus de la pensée sur une seule préoccupation, qu’on l’observe dans l’hystérie et dans les traumatismes (pathologies réactionnelles), les états crépusculaires, les états seconds, les états oniriques (ce qui est perçu est vécu comme dans un rêve éveillé avec une forte adhérence, et non pas sur un mode passif comme dans le rêve), et les états oniroïdes de Mayer Gross (irruption d’idées délirantes polymorphes qui transforment la relation du sujet au monde).
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Dr. EL KAHLOUN, dernière mise à jour le 16 mai 2008|
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